• Studies in the Epicletic Language of Hellenistic Honours Stefano G. CANEVA

    This book focuses on the contribution of epithets and compound denominations to the definition of the religious figure of sovereigns and other political leaders in the Hellenistic world, from Philip II and Alexander III to Kleopatra VII and the beginning of the Roman Principate.

    Questions and methodologies related to the political history of the Hellenistic Mediterranean are combined with the results of recent studies in the functioning of the Greek epicletic system to provide a fresh reassessment of the entanglement between honorific practices and the religious life of Hellenistic communities, from continental Greece to Egypt, from Syracuse to Bactria. Reconsidering the relationships between honours and religion also implies reversing the question of the influence of Greek religion on Hellenistic ruler cults to explore how a new tradition of ritual encounters between human power and the divine sphere may have impacted post-classical developments in Greek polytheism.

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  • Selected Papers of Robert PARKER

    Robert Parker, Wykeham Professor emeritus of Ancient History at Oxford, is one of the leading contemporary experts on ancient Greek religion, as demonstrated by the various monographs he has published on the subject. Alongside books such as Polytheism and Society at Athens (2005), On Greek Religion (2011) and Greek Gods Abroad (2017), he has written dozens of articles that enrich his contribution to this field of study. The most important of them are here collected, with an updated afterword when necessary. The four headings that divide them up bear witness to their author’s ongoing concerns: Religion and Society, Divination, Sacrifice, and the close relationship between Gods and their Names. The collection ends with the outrageous ‘small god’ Priapos, who stood in image form in gardens and threatened thieves with a dire punishment inflicted by his giant phallos.

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  • Zoé PITZ

    En Grèce ancienne, le sacrifice d’un animal domestique avait une portée alimentaire, mais était surtout un acte rituel destiné à interagir avec le monde supra-humain. Dans le cadre de sacrifices offerts par des particuliers, le choix de l’animal était généralement laissé au sacrifiant en fonction de ses moyens financiers. En revanche, pour les sacrifices accomplis dans le cadre de cultes officiels et publics, la sélection de l’animal faisait l’objet d’une réglementation stricte. Les normes rituelles constituent un corpus particulièrement adapté à l’étude des associations rituelles entre dieux et animaux : ces inscriptions produisent en effet de nombreuses prescriptions concernant les caractéristiques des animaux offerts en contexte public, comme leur espèce, leur sexe, leur âge, et même parfois leur couleur. Cependant, les règlements cultuels ne disent rien du fondement de ces choix. Quels étaient dès lors les critères qui justifiaient la sélection d’un animal plutôt qu’un autre pour une divinité donnée ? Cette question se trouve au cœur de l’ouvrage, qui entend ainsi contribuer à une meilleure compréhension des pratiques sacrificielles grecques à l’échelle panhellénique, mais aussi locale.

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  • Polythéisme et paysages onomastiques

    Sylvain LEBRETON

    Dans le cadre de leurs cultes, les dieux et les déesses des Grecs reçoivent des épithètes dont le nombre et la diversité participent du caractère fondamentalement polythéiste du système religieux hellénique. Au cœur de cette richesse onomastique, qui caractérise nombre de divinités, Zeus est incontestablement le mieux doté, quantitativement aussi bien que qualitativement. Une telle abondance de dénominations constitue dès lors un moyen d'accès à une meilleure connaissance de la morphologie de Zeus, tout autant qu’un défi à sa cohérence en tant que puissance divine. C’est notamment le cas à Athènes, dont la documentation, un peu moins lacunaire qu’ailleurs, permet un examen systématique et contextualisé de l’ensemble des épithètes cultuelles du dieu. Une telle étude rend compte tant de la pluralité des domaines d’intervention de celui qui est entre autres 'Au-sommet’ (Epakrios), ‘Des-bornes’ (Horios), ‘Des-biens’ (Ktèsios) ou ‘Olympien’ (Olumpios), que de la multiplicité des logiques à l’œuvre dans ses modes d’action. Elle témoigne également de la place structurante de Zeus au sein du panthéon d’une cité dominé par Athéna, dont la position tutélaire est indéniablement soutenue par le déploiement des fonctions de son père.

     
  • Chanter la loi

    40,00 
    Performances civiques et rituelles de la norme en Grèce ancienne (VIIe–Ve siècles) Antoine Chabod

    Comment les Grecs des cités antiques prenaient-ils connaissance des lois auxquelles ils devaient se conformer ? Longtemps, la réponse à cette question a construit de prétendus corpus de lois exhaustifs et hiérarchisés, qui auraient remplacé, à haute époque, les traditions rituelles héritées du fond des âges. Mais, si tel était le cas, comment comprendre que les inscriptions normatives des périodes archaïque et classique aient été conçues comme de possibles offrandes à une divinité et gravées sur les murs de temples ou affichées dans des sanctuaires ? De tels constats invalident l'hypothèse selon laquelle ces documents attesteraient l’essor d’une organisation politique strictement rationnelle car séparée de la sphère religieuse. En tenant compte du contexte spécifique de ces affichages, il s’agit ici de repérer toutes les traces d’oralité capables de dire le droit, depuis les actes de langage, comme les verdicts et les serments, jusqu’aux performances rituelles des poètes qui, à l’instar de Solon d’Athènes, prescrivent les bons comportements et dénoncent les malfaiteurs. On découvre alors autant de performances qui disent le droit en se plaçant sous la protection des dieux.

  • Essais d'interprétation Jan-Mathieu Carbon & Vinciane Pirenne-Delforge

    En Thessalie, au lieudit « Marmarini » a été mise au jour, en 2002, une imposante stèle de pierre datée de la première moitié du IIe siècle avant notre ère. Le texte, inscrit sur les deux faces du monument, prescrit, en grec, toute une série de rituels sacrificiels et purificatoires dans le sanctuaire d'une déesse d'origine proche-orientale. Le nom de la déesse demeure inconnu, son lieu de culte également. Toutefois, il apparaît clairement que Grecs et non-Grecs s'y rencontraient et y interagissaient.

    La stèle de Marmarini entre dans la catégorie bien attestée des normes rituelles, mais la longueur et le contenu du document sont exceptionnels : les dieux, les fêtes, les offrandes, les sacrifices qu’il consigne sont autant d’éléments d’un kaléidoscope dont la démarche pluridisciplinaire mobilisée dans le présent ouvrage tente de rendre compte. Les analyses qu’il rassemble témoignent de la remarquable mobilité des individus dans la Méditerranée orientale de la période hellénistique et de la sociabilité cultuelle qu’ils construisaient dans les régions où ils s’installaient.

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  • Généalogiques Gabriella Pironti, Adeline Grand-Clément & Corinne Bonnet (dirs)

    Ce quatrième volume consacré aux « dieux d’Homère » explore les enjeux liés aux généalogies, aux parentés divines et aux discours théogoniques, trop souvent rejetés dans le domaine de la « fable ». Partant plutôt du principe que chaque naissance divine est présentée et perçue comme une sorte d’épiphanie paradigmatique, on examine ici les « structures élémentaires de la parenté » dans les récits de naissance, de filiation ou dans les généalogies des dieux. Prendre au sérieux ces récits, chez Homère, Hésiode, et au-delà, aide à comprendre le foisonnement du polythéisme et les principes qui l’organisent, dont ses généa-logiques. L’enquête collective met au jour plusieurs manières d’envisager la famille des dieux, qui ne relèvent pas de la simple projection des données humaines et interrogent le postulat du « parfait » anthropomorphisme des dieux. Les récits théogoniques « font advenir » un certain ordonnancement du kosmos : ils dessinent les articulations internes de la société divine, mais donnent aussi à voir celles qui relient le monde des dieux à celui des hommes. Les contributions rassemblées ici analysent les multiples ressorts de l’outil généalogique ainsi que sa modularité contextuelle, et mettent en lumière le rôle primordial qu’il se voit attribuer par les auteurs anciens dans les différentes manières d’architecturer le monde et ses dieux.

     
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