• Essai de microscopie du droit (3e édition) par Lucien François Préface de Pierre Mayer

    De quoi sont faits un État et un droit étatique ? Quelle place occupent-ils par rapport à la société où ils sont institués ? Pour le comprendre, il est utile de mettre au jour une parenté qui existe entre le droit et les autres phénomènes, parenté plus ou moins voilée par le discours officiel. À cette fin, l’auteur s’attache à dégager un élément commun : le jurème, matériau de base, particule élémentaire, dont il analyse minutieusement les diverses positions, transformations et combinaisons. L’originalité de l’ouvrage est dans cette manière analytique d’aborder des questions que la philosophie et la sociologie du droit traitent le plus souvent en partant d’une vision d’ensemble de réalités complexes.

    La méthode suivie se caractérise aussi par le souci constant d’isoler et de mettre en évidence ce qui, dans l’expression du droit, tend presque inévitablement à son apologie, par le refus du préjugé selon lequel la notion de droit s’opposerait irréductiblement à la notion de fait et par une distinction radicale de l’être et du devoir être, de la règle en vigueur et de la règle juste.

    Professeur émérite de l’université de Liège où il a enseigné la philosophie du droit et le droit du travail, Lucien François a été conseiller d’État (1985 à 1989) et juge à la Cour constitutionnelle de Belgique (1989 à 2004) .
  • « Mon œuvre est ma vengeance » par Frédéric SAENEN

    Vous qui entrez ici, laissez toute espérance… Cette inscription mériterait de figurer au seuil de chacun des ouvrages signés par Albert Caraco (1919–1971). À travers des essais tels que Tombeau pour l’histoire ou Bréviaire du chaos, publiés pour l’essentiel chez L’Âge d’homme, ce graphomane composa la somme réflexive la plus pessimiste qui soit et le réquisitoire le plus accablant jamais prononcé à l’encontre de l’espèce humaine. Animé par une rage froide qui lui fit condamner les races comme les classes dans un style sophistiqué, il se suicida moins par désespoir que par souci de cohérence morale envers lui-même. Le présent essai est, dans le domaine francophone, la première étude consacrée à cet auteur méconnu et unique en son genre.

    Frédéric SAENEN enseigne le FLE à l’ULiège. Romancier et essayiste (notamment avec des travaux sur Drieu la Rochelle ou Lemonnier), il dirige la Revue générale. En 2025, il a publié chez Perrin une biographie de Léon Degrelle saluée par la critique.

  • Grégory CORMANN (éd.) Préambule Grégory Cormann, Sartre, Lévy-Bruhl : (re)construire une anthropologie politique. Des Carnets de la drôle de guerre aux Réflexions sur la question juive I. Phénoménologies de Sartre : imagination, politique, biographie (réceptions transnationales) Daniel Giovannangeli, Paul Ricœur, lecteur de L’Imaginaire Reda Merida, Une philosophie en traduction. Réflexions sur la traduction en arabe de l’œuvre de Jean-Paul Sartre Hiroaki Seki, Saint Genet et son ombre au Japon. À propos de la traduction de L’Enfer du regard de Mita Munesuke II. Bibliographie III. Informations Colloque du GES Manuscrits et archives Activités sartriennes Nécrologie Théâtre Esther Demoulin, Sur Les Forces vives, mis en scène par Camille Dagen au théâtre Berthier Actualité de Sartre, médias et divers IV. Comptes rendus et recensions critiques
  • Essais d'interprétation Jan-Mathieu Carbon & Vinciane Pirenne-Delforge

    En Thessalie, au lieudit « Marmarini » a été mise au jour, en 2002, une imposante stèle de pierre datée de la première moitié du IIe siècle avant notre ère. Le texte, inscrit sur les deux faces du monument, prescrit, en grec, toute une série de rituels sacrificiels et purificatoires dans le sanctuaire d'une déesse d'origine proche-orientale. Le nom de la déesse demeure inconnu, son lieu de culte également. Toutefois, il apparaît clairement que Grecs et non-Grecs s'y rencontraient et y interagissaient.

    La stèle de Marmarini entre dans la catégorie bien attestée des normes rituelles, mais la longueur et le contenu du document sont exceptionnels : les dieux, les fêtes, les offrandes, les sacrifices qu’il consigne sont autant d’éléments d’un kaléidoscope dont la démarche pluridisciplinaire mobilisée dans le présent ouvrage tente de rendre compte. Les analyses qu’il rassemble témoignent de la remarquable mobilité des individus dans la Méditerranée orientale de la période hellénistique et de la sociabilité cultuelle qu’ils construisaient dans les régions où ils s’installaient.

    Table des matières (PDF)
  • Jean-Louis DUMORTIER (éd.)

    La plupart des protagonistes de Simenon sont affectés par un malaise identitaire latent dont ils prennent conscience et qui atteint vite un stade critique lorsque l’image qu’ils ont d’eux-mêmes, celle qu’ils donnent à autrui et celle qu’autrui leur renvoie cessent de coïncider et finissent par s’avérer incompatibles. Maigret est l’exception, mais quasiment tous ceux ou toutes celles dont il découvre la culpabilité souffrent d’un défaut d’être. Il n’est que deux issues à la crise existentielle des personnages simenoniens : la destruction ou la reconstruction de soi. Destruction brutale par le suicide ou disparition moins spectaculaire, par l’exclusion sociale qu’entraîne la maladie mentale. Reconstruction par un réajustement de l’auto-perception, de la présentation de soi-même et de la désignation de soi par autrui : on reste alors dans le jeu collectif en tentant de concilier sincérité et conformisme, ou, au contraire, on dévie et l’on s’assume comme marginal. La récurrence du thème de la crise de soi donne à penser que Simenon exorcise un mal personnel, qu’il évite lui-même la crise en racontant des histoires de personnages qui se découvrent mal dans leur peau et qui tentent d’en sortir d’une manière ou d’une autre. C’est en tout cas ce qui transpire dans les études de cas qui composent ce volume.

    Jean-Louis DUMORTIER, professeur ordinaire honoraire de l’université de Liège, a dirigé de 1999 à 2014 le service de Didactique du français. Actuel directeur de la revue Traces, il a consacré à Simenon, entre 1985 et aujourd’hui, une vingtaine d’articles et trois livres.

  • La Médecine et les Astres Willy Burguet et Alex Bardascino

    À la fin du Moyen-âge l’astrologie figure au programme de l’enseignement de la médecine dans les universités italiennes. C’est le cas à Bologne où Girolamo Manfredi est professeur de philosophie, de médecine puis d‘astronomie. Il pratique l’astrologie médicale et judiciaire (politique). Il rédige pour les rentrées académiques les prévisions astrologiques officielles, comme son Prognosticum ad annum 1479, consultable à Liège.

     Auteur d’ouvrages philosophiques, médicaux et astrologiques, il prône une vision non déterministe de l’astrologie médicale. Il sera critiqué par Pic de la Mirandole. Premier des anatomistes prévésaliens, il publie vers 1490 un traité d’anatomie, l'Opus de corporis humani anothomia, un texte inspiré de l’Anathomia de Mondino de’ Liuzzi (1316), mais pour la première fois écrit en vulgaire (bolognais) et totalement restructuré. Le corps humain est décrit de la tête au pied et non suivant les trois ventres de Mondino. La deuxième partie du livre reprend la traduction originale du traité.

    Willy Burguet est collaborateur du service de langue et littérature italienne et contemporaine de l’Université de Liège. Alex Bardascino est lecteur à HEC-Université de Liège.
  • Kernos 38

    90,00 

    Éditorial

    Études

    Claudio FELISI, Demeter Θεσμοφόρος, “She who Produces the Stores of Grain” Marco V. GARCÍA QUINTELA, Διὸς ψῆφος. The Mythology of the Vote in Athenian Democracy Enrique NIETI IZQUIERDO, « Héraclès et Soleil » ou « Héraclès de la Mer » ? Analyse de la séquence Ἡρακλεῖ ΑΛΙΩΙ dans une dédicace délienne Sebastian ZERHOCH, The Oath, the Fish and the Goddess: Temple Jurisdiction and Ritual in the Marmarini Inscription Christopher A. FARAONE, King Semea and the Scarab and a Prayer to the Sun: Two Invocations in a Magical Handbook from Roman Thebes (GEMF 55 / PGM III)

    Chronique des activités scientifiques

    Chronique archéologique

    François QUANTIN, Chronique de la controverse du nekyomanteion de l’Achéron en Épire : de l’usage des évidences en archéologie des cultes antiques Stavros VLIZOS, Adrien DELAHAYE, Chronique de l’Amyklaion de Sparte. Vingt ans de fouilles de l’Amykles Research Project

    Epigraphic Bulletin 2022

    Chroniques bibliographiques

  • Pour une bibliophilie populaire Jan BAETENS

    Un « beau livre » n’est pas forcément un livre d’artiste ou un livre pour bibliophiles. La beauté du livre ne dépend pas seulement de la qualité de ses matériaux ou de l’originalité de son exécution. Elle peut définir aussi des objets tout simples, pour peu qu’ils explorent de manière cohérente les divers aspects qui constituent l’objet-livre, du contenu à la typographie, des illustrations à l’architecture globale de l’œuvre. Le présent ouvrage se veut un éloge de cette beauté du simple, qui est tout sauf simpliste, et l’analyse à l’aide d’un large choix de textes empruntés à des auteurs, des styles et des époques très divers, avec une attention particulière pour la dimension démocratique de cette forme particulière de l’élitisme pour tous.

    Jan Baetens est professeur émérite d’études culturelles de la KU Leuven. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les relations entre textes et images dans la culture dite populaire, comme la bande dessinée ou le roman-photo. Il est aussi écrivain et auteur de quelque vingt-cinq recueils de poésie.

  • Comprendre les cultures populaires japonaises à partir de Clannad BOUVARD Julien & TRICLOT Mathieu

    On croyait jouer. On se retrouve à pleurer devant notre écran. Pourquoi Clannad, ce jeu japonais des années 2000, continue-t-il, vingt ans après, à nous émouvoir aux larmes ? Que peut un jeu vidéo si pauvre en moyens et si riche en émotions ? Que nous dit-il de la fiction japonaise contemporaine, de ses réseaux d’attachement, de ses circuits du sensible ? Ce sont les interrogations qui guident Le Clavier et les Larmes.

    Derrière ses airs de curiosité vidéoludique, ce visual novel s’avère une porte d’entrée inattendue vers les logiques profondes du jeu vidéo, de l’anime ou du manga contemporains : circulation des personnages d’un média à l’autre, économie du media mix, porosité entre création amateure et production industrielle, nouvelles figures du désir et du genre, puissance du mélodrame.

    Julien Bouvard et Mathieu Triclot mènent une enquête à la fois théorique et sensible sur cet objet singulier. Ils y interrogent la place du joueur-lecteur, la honte et la tendresse de l’attachement aux figures de fiction, et ce que « jouer à pleurer » révèle des transformations du rapport à l’émotion à l’ère du support informatique. Au-delà de l’apparente légèreté d’un visual novel sentimental, ils découvrent une machine à fabriquer du sensible : un dispositif minimaliste où la pauvreté formelle se renverse en puissance d’émotion. À la croisée de la pornographie et du mélodrame, Clannad promeut une masculinité traversée par la féminité, où le soin et la fragilité deviennent des vertus.

    Le Clavier et les Larmes est un livre qui permet de comprendre les logiques affectives et esthétiques qui traversent les cultures populaires japonaises contemporaines, souvent incomprises à l’étranger.

    Julien BOUVARD est maître de conférences en études japonaises à l’université Jean Moulin Lyon 3. Il est un des spécialistes des cultures populaires japonaises contemporaines.

    Mathieu TRICLOT est maître de conférences en philosophie à l’université de Technologie de Belfort-Montbéliard. Il est un des spécialistes de l’étude des jeux vidéo.

  • Socio-anthropologie des loisirs alternatifs Audrey TUAILLON DEMÉSY

    Cet ouvrage s’intéresse à la question des imaginaires du temps, à partir d’enquêtes ethnographiques au long cours menées sur les terrains des cultures alternatives. Trois études de cas complémentaires, à savoir l’histoire vivante (reconstitution historique et arts martiaux historiques européens), le quidditch/quadball et une scène punk en milieu rural, permettent d’appréhender les modes de fonctionnement de ces loisirs et de comprendre, plus largement, comment différents imaginaires sont érigés, partagés et collectivement vécus.

    L’approche comparative de ces différents loisirs (culturels, sportifs, musicaux) fait émerger la formation d’un imaginaire du temps spécifique : une achronie, c’est-à-dire un temps hors du temps. Accompagnée d’un imaginaire du « désordre », celle-ci participe à la fabrique d’utopies concrètes éphémères, que cet ouvrage se propose d’examiner. En effet, la temporalité achronique apparaît comme une réponse possible face au temps linéaire et hégémonique de nos sociétés contemporaines occidentales. Plus largement, les expériences ludiques alternatives étudiées ici donnent à voir des modes de résistance (à la fois politique, sociale, culturelle, économique, corporelle et/ou temporelle), vécus par corps, qui bousculent l’ordre établi. Ainsi, « jouer avec le temps » permet aux acteurs de ces pratiques de proposer et d’expérimenter d’autres mondes possibles. Cette esquisse d’une anthropologie des cultures alternatives convoque et rassemble des réflexions portant sur le corps, le temps et l’imaginaire. Elle contribue ainsi à enrichir les domaines des sciences du sport et de l’anthropologie du corps.

    Audrey Tuaillon Demésy est socio-anthropologue, professeure des universités en STAPS à l’université Marie et Louis Pasteur (laboratoire C3S). Ses travaux portent sur les loisirs alternatifs contemporains et leurs expressions infrapolitiques. Cette étude s’inscrit plus particulièrement dans le cadre du programme de recherche collectif Aiôn et de l’association K.A.I.R.O.S.

  • Éditorial, par Jean-François Gerkens In memoriam Cosimo Cascione, par Jean-François Gerkens Droit romain Dionysios Filias, Κατ’ αὔτων καὶ ἐνδείξιος: maiestas, delatio and the Introduction of Roman Legal Procedure in Early Imperial Mytilene Yasmina Benferhat, The Roman Side of the Theory of Climate in Ancient Times Federica Bertoldi, Lucio Anneo Seneca “giurista” Birgit Forgó-Feldner, Überlegungen zum iussum de restituendo Mario Varvaro, Meum esse e ius dei Quiriti: a proposito di un recente volume Hendrik Verhagen, Chirographs in classical Roman law: Negotiable instruments? Chroniques Francesco Saverio Tavaglione, Chronique de la 78e session de la Société Internationale Fernand De Visscher pour l’Histoire des Droits de l’Antiquité à Budapest XIIIe Prix international de droit romain Gérard Boulvert Ouvrages reçus par la direction
  • Sous la direction de Jean-Louis BERGER, Dyanne ESCORCIA et Annick FAGNANT

    Notre monde connaît des mutations constantes, marquées par de profondes transformations sociétales et une accélération des innovations technologiques. Comprendre ces dynamiques et y répondre suppose pour l’individu de développer une pensée réflexive et autonome, c’est-à-dire une agentivité accrue. Cet apprentissage tout au long de la vie repose en grande partie sur la capacité des apprenants à réguler leurs propres processus d’apprentissage. C’est précisément cette problématique de l’autorégulation de l’apprentissage et des dispositifs visant à la soutenir que cet ouvrage examine de manière approfondie. Il examine la manière dont les apprenants (élèves, étudiants ou enseignants) s’engagent activement dans leur apprentissage, en fonction d’objectifs définis et dans des contextes diversifiés.

  • D'une nouvelle enquête sur les origines de Guillaume Apollinaire aux délices de l'incertitude Claude DEBON

    Né d’un père inconnu, Apollinaire s’est senti très jeune « abandonné ». En 1948, Pierre-Marcel Adéma lui découvre un père italien, Francesco Flugi d’Aspermont. Toutes les biographies du poète le suivront. Pourtant, très tôt avait couru le bruit, qu’il a lui-même entretenu, que son père était un homme d’église. L’enquête très serrée menée ici sur les origines du poète apporte d’abord des précisions sur sa mère, Mme de Kostrowitsky, qui a toujours gardé le silence sur le père. Une note d’André Billy, qui révélait le nom du père des deux enfants, Wilhelm et Albert : Mgr Theuret, à quoi s’est ajoutée la parution en 2018 d’un livre de Roland Belin sur l’évêque de Monaco, les nombreux indices recueillis dans divers écrits, dont des inédits, ont été les déclencheurs d’une nouvelle enquête qui peut se lire comme un roman policier. Il en ressort que cette paternité, impossible à prouver, comme ne l’avait été pas été non plus celle proposée par Pierre-Marcel Adéma, était au moins compatible avec les faits. On conclut à la même incertitude que celle qui a habité le poète. Son œuvre, en prose ou en poésie, témoigne dans ses structures, ses aveux plus ou moins masqués, ses thèmes, de l’angoisse liée aux origines et à l’incapacité de connaître la vérité. C’est en devenant créateur de lui-même et créateur de son œuvre que le poète devient son propre père, peut combler ce manque initial et transformer le malheur en « délices » poétiques. Au-delà, est abordée la question même de la filiation et de l’énigme de nos origines.

    Ancienne élève de l’ENS Sèvres-Ulm, Claude Debon a consacré l’essentiel de ses travaux à Guillaume Apollinaire, en particulier à Calligrammes, à Raymond Queneau dont elle a publié les Œuvres poétiques dans la Pléiade, et à plusieurs poètes contemporains. Elle est professeur émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle.

  • Grégory CORMANN (éd.) Préambule Grégory Cormann, « La vie humaine commence de l’autre côté du déses­poir » : Jan Walravens et Sartre en 1943. Notes sur la première récep­tion de l’existentialisme en Belgique (néerlandophone) I. Les premiers Sartre. Approche dialogique Chloé Bousquet, Vincent de Coorebyter, Frédéric Fruteau de Laclos, Sartre et Maxime Chastaing au Havre : petite iconographie commentée 43 Andrea Cavazzini, L’Homme-Dieu et l’homme ordinaire. De Sartre à Baudelaire Julien Pieron, Du puzzle intellectualiste à l’exploration du passé pur : Citizen Kane et la philosophie française (Sartre, Bazin, Deleuze) Bastien Ndongo, Imagination et image dans la pensée de Henri Maldiney. Autour de deux occurrences de « Sartre » dans Regard Parole Espace II. Existentialisme, tous azimuts Toshihiko Izutsu, Existentialisme de l’est et de l’ouest Maxime Hardy, Convergence de l’occident et de l’orient : la philosophie d’Izutsu et les existentialismes occidentaux et orientaux Marcelo S. Norberto, L’événement humain : actualité et expression chez Beauvoir et Sartre Fabio Caprio Leite de Castro, La dialectique du besoin comme principe de l’anthropologie chez Sartre Lou Léonard, La Nausée à l’aune de la phénoménologie queer : la ligne straight perturbée, l’après et l’ailleurs ouvert II. Bibliographie III. Informations Colloque du GES Manuscrits et Archives Activités sartriennes Nécrologie Théâtre Actualité de Sartre, médias et divers IV. Comptes rendus et recensions critiques
  • Généalogiques Gabriella Pironti, Adeline Grand-Clément & Corinne Bonnet (dirs)

    Ce quatrième volume consacré aux « dieux d’Homère » explore les enjeux liés aux généalogies, aux parentés divines et aux discours théogoniques, trop souvent rejetés dans le domaine de la « fable ». Partant plutôt du principe que chaque naissance divine est présentée et perçue comme une sorte d’épiphanie paradigmatique, on examine ici les « structures élémentaires de la parenté » dans les récits de naissance, de filiation ou dans les généalogies des dieux. Prendre au sérieux ces récits, chez Homère, Hésiode, et au-delà, aide à comprendre le foisonnement du polythéisme et les principes qui l’organisent, dont ses généa-logiques. L’enquête collective met au jour plusieurs manières d’envisager la famille des dieux, qui ne relèvent pas de la simple projection des données humaines et interrogent le postulat du « parfait » anthropomorphisme des dieux. Les récits théogoniques « font advenir » un certain ordonnancement du kosmos : ils dessinent les articulations internes de la société divine, mais donnent aussi à voir celles qui relient le monde des dieux à celui des hommes. Les contributions rassemblées ici analysent les multiples ressorts de l’outil généalogique ainsi que sa modularité contextuelle, et mettent en lumière le rôle primordial qu’il se voit attribuer par les auteurs anciens dans les différentes manières d’architecturer le monde et ses dieux.

     
  • Depuis près de trente ans, l’œuvre du poète François Jacqmin, décédé en 1992, ne cesse de voir grandir la place qu’elle avait déjà acquise de son vivant. Abondante (de très nombreux inédits existent à côté des recueils publiés), elle est doublement intemporelle et actuelle : dans une écriture qui, ne devant presque rien aux époques qu’elle a traversées, n’est pas datée, le poème de Jacqmin reste pertinent pour notre temps, comme il le fut durant son parcours de poète.Ces cahiers qui lui sont consacrés sont animés d’un double esprit : le respect du poète François Jacqmin et de son œuvre, le souci de les servir et de les faire mieux connaître.Ils sont le lieu de prépublications d’ensembles de poèmes inédits, de proses, de textes sur l’art et les artistes. Ils accueilleront à l’occasion des études sur l’œuvre, des témoignages, des documents (des correspondances), de l’iconographie. Ils ambitionnent d’enrichir l’expérience de lecteurs, toujours plus nombreux, d’un œuvre hors du commun.

    Sommaire

    Éditorial François Jacqmin, Avant l’exil François Jacqmin, Tous les livres se sont effacés d’un seul coup Gérald Purnelle, Armand Silvestre et François Jacqmin : « une longue fréquentation » Armand Silvestre et François Jacqmin, Une correspondance de vingt-cinq ans Armand Silvestre, Œuvres pour François Jacqmin Félix Katikakis, Du « Zodiaque érotique » à « L’Approche amou­reuse » : Un cas de réécriture chez François Jacqmin François Jacqmin, Aphorismes, II François Jacqmin, Exode (extraits) Complément à la bibliographie de François Jacqmin, I
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