• Essai de microscopie du droit (3e édition) par Lucien François Préface de Pierre Mayer

    De quoi sont faits un État et un droit étatique ? Quelle place occupent-ils par rapport à la société où ils sont institués ? Pour le comprendre, il est utile de mettre au jour une parenté qui existe entre le droit et les autres phénomènes, parenté plus ou moins voilée par le discours officiel. À cette fin, l’auteur s’attache à dégager un élément commun : le jurème, matériau de base, particule élémentaire, dont il analyse minutieusement les diverses positions, transformations et combinaisons. L’originalité de l’ouvrage est dans cette manière analytique d’aborder des questions que la philosophie et la sociologie du droit traitent le plus souvent en partant d’une vision d’ensemble de réalités complexes.

    La méthode suivie se caractérise aussi par le souci constant d’isoler et de mettre en évidence ce qui, dans l’expression du droit, tend presque inévitablement à son apologie, par le refus du préjugé selon lequel la notion de droit s’opposerait irréductiblement à la notion de fait et par une distinction radicale de l’être et du devoir être, de la règle en vigueur et de la règle juste.

    Professeur émérite de l’université de Liège où il a enseigné la philosophie du droit et le droit du travail, Lucien François a été conseiller d’État (1985 à 1989) et juge à la Cour constitutionnelle de Belgique (1989 à 2004) .
  • Itinéraires d’un polygraphe anarchiste par Vittorio FRIGERIO

    Romancier, esthéticien, critique, philosophe, paléontologue, éditeur, militant, sociologue, observateur perspicace et désabusé de son époque, figure omniprésente du milieu libertaire français de l’entre-deux-siècles jusqu’à sa mort en 1958, Gérard de Lacaze-Duthiers a sombré dans l’oubli avec son œuvre. Cependant, ce personnage remuant à l’obstination proverbiale, inventeur du concept d’« artistocratie » — censé mettre l’art et la beauté à la portée de tout un chacun — explorateur des merveilles secrètes de la préhistoire, inspirateur infatigable des autodidactes de la plume qu’il encourage et publie, aborde dans son corpus multiforme des thèmes surprenants à l’actualité encore brûlante.

    Ce volume reconstruit sa vision du monde, depuis sa descente dans l’arène politique et littéraire lors de l’affaire Dreyfus, tout au travers de l’embrasement de la Première guerre mondiale — qui cimentera dans son esprit une détestation profonde de toutes les formes de violence et d’oppression — jusqu’au deuxième après-guerre, mettant en lumière l’évolution de ses passions et de son discours. À rebours du parcours consacré, Lacaze-Duthiers se déclasse volontairement et se rapproche de la galaxie anarchiste, alors en expansion, devenant un de intellectuels les plus actifs de l’aile individualiste du mouvement. Polygraphe infatigable, il inonde les feuilles libertaires de ses analyses, de ses manifestes et de ses anathèmes. On le reconnaît comme une des voix les plus écoutées, les plus cohérentes et intransigeantes du « pacifisme intégral », ennemi juré de toutes les guerres.

    Une première section, explorant la formation, le développement et la réception de sa pensée, est suivie d’une anthologie de morceaux choisis (précédés d’un commentaire explicatif visant à les situer dans leur contexte politique et culturel), depuis son premier article publié jusqu’au tout dernier.

    De bien nombreuses questions traitées dans l’œuvre foisonnante de cet auteur unique en son genre suscitent des échos très contemporains, que les lecteurs inquiets du 21e siècle sauront reconnaître aisément.

    Vittorio Frigerio est professeur émérite de l’Université Dalhousie (Halifax, Canada). Il a publié cinq ouvrages portant sur les rapports entre littérature et anarchisme au 19e et 20e siècles. Il est également spécialiste de l’œuvre d’Alexandre Dumas père, ainsi que romancier et nouvelliste.

  • La catégorisation en papyrologie et ses limites Jean-Luc Fournet & Antonio Ricciardetto (éd.) Se définissant comme la science des textes écrits sur des supports transportables par opposition à l’épigraphie, la papyrologie s’est très tôt organisée en deux branches correspondant aux deux catégories fondamentales des sources sur lesquelles elle travaille, à savoir les documents, d’une part, et les livres, d’autre part. Si cette division assez grossière s’explique par la spécificité des sujets abordés dans chaque branche, elle ne rend cependant pas justice à la variété des écrits qui relèvent de l’une et de l’autre, et empêche d’appréhender les corrélations entre les deux domaines. Pire, elle a fini par créer des cloisonnements qui ne favorisent pas une réflexion globale sur la culture écrite des Anciens. L’hyperspécialisation galopante n’a fait que renforcer cette polarité, tandis que ces dernières décennies ont vu émerger une autre catégorie de papyrus, dits « paralittéraires », dont la définition et les contours sont aussi flous que l’est la terminologie qui sert à la désigner. Issu d’un colloque international qui s’est tenu au Collège de France, en décembre 2019, le présent volume est le premier consacré au problème méthodologique de la catégorisation des papyrus. Les treize contributions qu’il rassemble cherchent à comprendre la perception et l’organisation mentale du monde de la culture écrite par les Anciens et l’incidence qu’elles ont eues sur les conceptions que nous nous faisons de ce dernier. Il s’intéresse à l’origine, au caractère opérationnel et à la validité épistémologique de nos catégories modernes en papyrologie, et amène par conséquent le lecteur à s’interroger aussi sur les pratiques éditoriales dans ce domaine. Même s’il prend pour point de départ les papyrus, il élargit la réflexion à d’autres supports, en particulier les inscriptions, ainsi qu’à des époques et à des aires culturelles distinctes de l’Égypte des papyrologues (civilisation mésopotamienne, Égypte pharaonique et Chine ancienne), confrontées, elles aussi, au problème de la classification de leur documentation.
  • « Mon œuvre est ma vengeance » par Frédéric SAENEN

    Vous qui entrez ici, laissez toute espérance… Cette inscription mériterait de figurer au seuil de chacun des ouvrages signés par Albert Caraco (1919–1971). À travers des essais tels que Tombeau pour l’histoire ou Bréviaire du chaos, publiés pour l’essentiel chez L’Âge d’homme, ce graphomane composa la somme réflexive la plus pessimiste qui soit et le réquisitoire le plus accablant jamais prononcé à l’encontre de l’espèce humaine. Animé par une rage froide qui lui fit condamner les races comme les classes dans un style sophistiqué, il se suicida moins par désespoir que par souci de cohérence morale envers lui-même. Le présent essai est, dans le domaine francophone, la première étude consacrée à cet auteur méconnu et unique en son genre.

    Frédéric SAENEN enseigne le FLE à l’ULiège. Romancier et essayiste (notamment avec des travaux sur Drieu la Rochelle ou Lemonnier), il dirige la Revue générale. En 2025, il a publié chez Perrin une biographie de Léon Degrelle saluée par la critique.

  • Simon CONNOR & Vera Elizabeth ALLEN (ed.) This volume originates from a two-part conference held in 2020 and 2021, jointly organised by eikones – Centre for the Study of the History and Theory of the Image at the University of Basel and the University of Liège. It explores the diachronic reception of pharaonic imagery and the conditions that led to its alteration. Paradoxically, iconoclasm—intended to diminish the power of images—ultimately reinforces the significance of the ever-powerful visual, as it continues to provoke strong emotional responses, whether of veneration or destruction. The study of defaced images reveals discernible patterns, yet no universal rule: acts of iconoclasm are deeply influenced by historical, social, and political contexts. In today’s media-saturated world, their impact is further magnified, as exemplified by the destruction of the Buddhas of Bamiyan or the removal of controversial statues during movements linked to Black Lives Matter and post-colonial. By examining traces of mutilation, this double volume seeks to uncover the intentions and motivations behind these acts. Iconoclasm, however, extends beyond mere destruction—images were often repurposed, modified or even buried to imbue them with new meaning. In many cases, defacement specifically targets relevant or even symbolic features, such as body parts associated with identity, ritual significance, or functions in offerings and fertility rites. The contributors draw upon textual sources, material analysis, and archaeological evidence to interpret these transformations. Ultimately, the perception of altered images remains a subject of debate, often shaped by political and ideological narratives. By adopting an interdisciplinary and diachronic perspective, this volume offers a nuanced exploration of the enduring complexity of image destruction and reinterpretation.
  • La Médecine et les Astres Willy Burguet et Alex Bardascino

    À la fin du Moyen-âge l’astrologie figure au programme de l’enseignement de la médecine dans les universités italiennes. C’est le cas à Bologne où Girolamo Manfredi est professeur de philosophie, de médecine puis d‘astronomie. Il pratique l’astrologie médicale et judiciaire (politique). Il rédige pour les rentrées académiques les prévisions astrologiques officielles, comme son Prognosticum ad annum 1479, consultable à Liège.

     Auteur d’ouvrages philosophiques, médicaux et astrologiques, il prône une vision non déterministe de l’astrologie médicale. Il sera critiqué par Pic de la Mirandole. Premier des anatomistes prévésaliens, il publie vers 1490 un traité d’anatomie, l'Opus de corporis humani anothomia, un texte inspiré de l’Anathomia de Mondino de’ Liuzzi (1316), mais pour la première fois écrit en vulgaire (bolognais) et totalement restructuré. Le corps humain est décrit de la tête au pied et non suivant les trois ventres de Mondino. La deuxième partie du livre reprend la traduction originale du traité.

    Willy Burguet est collaborateur du service de langue et littérature italienne et contemporaine de l’Université de Liège. Alex Bardascino est lecteur à HEC-Université de Liège.
  • Stéphane CUNESCU | Introduction : Formes poétiques de la narration Jan BAETENS | Une bande dessinée de poésie ? Henri CAVALIER | Sur un roman en vers méconnu : Une idylle à Montparnasse, de Donatien Robert Alain CHEVRIER | Métrique d'un roman en vers de Francis Jammes : Jean de Noarrieu Daouda COULIBALY, Didjour KAMBIRÉ | Stylistique et poétique de l’hétérogénéité énonciative dans La Mémoire amputée de Wèrèwèrè-Liking Corentin DELCAMBRE | Contamination et altération du corps-roman dans Peep-show de Christian Prigent Marc DOMINICY | Quand l’évocation parasite le roman : Lewis et Irène de Paul Morand Christine PAGNOULLE | In Parenthesis, a "shape in words" Antoine PIANTONI | Le récit à l’épreuve du poème dans À la ligne de Joseph Ponthus et Classés sans suite de Sophie Martin Emmanuel REYMOND | Déjouer la métaphore par le geste : la poésie en ligne de fuite dans le « roman-point » Anne de Paal-Helge Haugen Marina SALLES | Le roman poétique d’Hélène Bessette « Une seule apparition complète » : dialogue avec Gabriel GAUTHIER, auteur de Space, paru en août 2024 aux éditions Corti | par Stéphane CUNESCU Parole aux poètes Daniel BILOUS | Dialogue de styles Varia Alain CHEVRIER | Gloses sur Chapeaugaga
  • par Graziella DELEUZE La recherche en didactique du français a montré, depuis quelques décennies, l’intérêt de pratiquer, dès l’entrée dans l’écrit, une lecture littéraire entendue comme un va-et-vient entre une lecture distanciative (centrée sur la matière du récit) et une lecture participative (centrée sur la relation psychoaffective avec celui-ci). Cette conclusion peine cependant à être traduite en pratiques de classe. Ainsi, les résultats de l’enquête PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study) publiés en décembre 2017 indiquent que les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles peinent à réaliser des inférences complexes et que leurs enseignants se déclarent peu formés en matière d’étayage de la compréhension en lecture. Cet ouvrage tente de répondre, en partie, à ce besoin de formation : il analyse différents dispositifs et outils destinés à apprendre aux futurs enseignants à étayer le développement de l’interprétation, de l’appréciation de l’album envisagé comme un support au service de l’apprentissage des stratégies de lecture. L’auteure de l’ouvrage présente les caractéristiques qui distinguent l’album postmoderne de ses prédécesseurs. Ensuite, elle décrit un dispositif didactique testé, d’abord, dans un contexte institutionnel contraignant et amendé, ensuite, en fonction des résultats de ses recherches. Elle en présente les objectifs, les supports d’apprentissage, les outils d’évaluation et analyse les écrits préparatoires de cinq futurs enseignants.
  • Anne Boissière Cet essai entend mettre au jour et dénoncer la tendance dominante à théoriser le jeu à partir des règles, et à organiser les approches autour de dualismes non questionnés, au premier chef du game et du play. Une telle structuration ne s'impose qu’à exclure ou mépriser une phénoménalité pourtant décisive, celle qui engage l’expérience corporelle et spontanée du jeu, et dont l’enfance pourrait être le nom.

    Le geste philosophique consiste ici en une ré-appropriation de cette part vivante du jouer, d’autant plus précieuse qu’elle peut faire défaut. C’est sur fond de cette absence qu’est introduite la conceptualité du pathique : jouer est une activité irréductible, distincte de la connaissance et de la technique. S’y révèle une liberté sensible, liée au mouvement et à la spatialité, qui n’a pas d’équivalent.

    Opter pour le vivant du jeu, c’est mettre l’accent non sur la maîtrise mais sur l’être-saisi, non sur les règles mais sur le rythme, non sur la compétition mais sur les chants et la danse, dans l’horizon de la paix et non de la guerre. C’est dans l’art et non dans la science qu’une telle expérience du jouer est recherchée. La prise en compte de certains aspects du champ contemporain conduit cependant à s’interroger : le jeu, dans sa part vivante et sensible, serait-il en voie de disparition?

    Anne Boissière est Professeure émérite de l’Université de Lille en France, philosophe et membre du Centre d’Étude des Arts Contemporains (CEAC) qu’elle a dirigé de 2008 à 2012. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages : Le mouvement à l’œuvre, entre jeu et art, Sesto San Giovanni, Mimésis, 2018; Chanter Narrer Danser, Contribution à une philosophie du sentir, Sampzon, Delatour France, 2016 ; Musique Mouvement, Paris, Manucius, 2014 ; La pensée musicale de Theodor W. Adorno, l’épique et le temps, Paris, Beauchesne, 2011. Elle a entre autres co-dirigé : avec Mathieu Duplay, Vie, Symbole, Mouvement ; Susanne Langer et la danse, Éditions De l’Incidence, 2012 ; avec Véronique Fabbri, Anne Volvey, Activité artistique et spatialité, Paris, L’Harmattan, 2010; avec Catherine Kintzler, Approche philosophique du geste dansé, de l’improvisation à la performance, Presses Universitaires du Septentrion, 2006.

  • Réflexions diverses sur le mot-valise par Richard MARTIN

    Des dictionnaires de mots-valises, il en existe déjà. Le procédé, peu connu par son nom, est exploité dans les domaines les plus divers, pour son humour ou son efficacité. Le présent ouvrage offre en ouverture une série de réflexions sur le concept avant d’en explorer un maximum de possibilités.

    Richard MARTIN est né en 1953 à Liège. Il y a fait de bonnes études secondaires, mais son talon d’Achille était le cours de français, en particulier la rédaction de texte. Obstinément désireux d’affronter ses faiblesses plutôt que d’exploiter ses forces, il a opté, après un bref passage par la philosophie, pour des études de philologie romane, réussies sans embarras. Il a néanmoins passé l’essentiel de sa carrière comme fonctionnaire à la Fédération Wallonie-Bruxelles. À présent retraité, il a à cœur de donner forme et volume à ce qui l’a toujours fasciné : l’écriture. Son humour se complaît parfois dans la noirceur, parfois dans l’absurde et il se réjouit quand il peut marier les deux.

  • Une église et son contexte. Actes du colloque international de Liège, 16-18 avril 2002, Liège par Benoît VAN DEN BOOSCHE (dir.) Table des matières Préface | Marcel Otte Une cathédrale franco-germanique: Saint-Lambert de Liège à l’époque gothique. Le colloque | Benoît Van den Bossche Aux origines de la cathédrale gothique Saint-Lambert de Liège | Jean-Marc Léotard La cathédrale gothique Saint-Lambert à Liège: apport des sources écrites | Alain Marchandise Les pratiques liturgiques au XIVe et au XVe siècle dans la cathédrale Saint-Lambert de Liège | Catherine Saucier L’architecture de Saint-Lambert à Liège au XIIIe et au XIVe siècle: essai de reconstitution et d’interprétation | Mathieu Piavaux Le message des pierres de la cathédrale Saint-Lambert à Liège: état de la question | Albert Lemeunier et Anne Warnotte La démolition de la cathédrale Saint-Lambert à Liège | Philippe Raxhon Essai sur la réception du gothique en Belgique (vers 1150-1250) | Luc F. Genicot Entre tradition et renouveau: les églises des ordres réguliers dans le diocèse de Liège au XIIIe et au XIVe siècle | Thomas Coomans Églises liégeoises en chantier au XIIIe et au XIVe siècle | Patrick Hoffsummer, Francis Tourneur, Frans Doperé et Mathieu Piavaux Anmerkungen zur Kölner Architektur um 1200 | Norbert Nussbaum Liège et la France. Les liens de Saint-Lambert avec l’architecture de l’ancienne province ecclésiastique de Reims de la fin du XIIe au milieu du XIIIe siècle | Dany Sandron Cathédrales aux confins du Royaume et de l’Empire. Les églises-mères de Tournai, Cambrai et Liège | Jeroen Westerman Une reconstitution virtuelle en trois dimensions de la cathédrale de Strasbourg. Méthodologie informatique appliquée aux restitutions architecturales | Stéphane Potier La peinture murale gothique au XIIIe et au XIVe siècle dans le diocèse de Liège | Anna Bergmans Conclusions | Jean-Louis Kupper
  • Jean-Louis DUMORTIER (éd.)

    La plupart des protagonistes de Simenon sont affectés par un malaise identitaire latent dont ils prennent conscience et qui atteint vite un stade critique lorsque l’image qu’ils ont d’eux-mêmes, celle qu’ils donnent à autrui et celle qu’autrui leur renvoie cessent de coïncider et finissent par s’avérer incompatibles. Maigret est l’exception, mais quasiment tous ceux ou toutes celles dont il découvre la culpabilité souffrent d’un défaut d’être. Il n’est que deux issues à la crise existentielle des personnages simenoniens : la destruction ou la reconstruction de soi. Destruction brutale par le suicide ou disparition moins spectaculaire, par l’exclusion sociale qu’entraîne la maladie mentale. Reconstruction par un réajustement de l’auto-perception, de la présentation de soi-même et de la désignation de soi par autrui : on reste alors dans le jeu collectif en tentant de concilier sincérité et conformisme, ou, au contraire, on dévie et l’on s’assume comme marginal. La récurrence du thème de la crise de soi donne à penser que Simenon exorcise un mal personnel, qu’il évite lui-même la crise en racontant des histoires de personnages qui se découvrent mal dans leur peau et qui tentent d’en sortir d’une manière ou d’une autre. C’est en tout cas ce qui transpire dans les études de cas qui composent ce volume.

    Jean-Louis DUMORTIER, professeur ordinaire honoraire de l’université de Liège, a dirigé de 1999 à 2014 le service de Didactique du français. Actuel directeur de la revue Traces, il a consacré à Simenon, entre 1985 et aujourd’hui, une vingtaine d’articles et trois livres.

  • Avant Hergé

    45,00 
    Étude des premières apparitions de bande dessinée en Belgique francophone (1830–1914) Frédéric PAQUES La plupart des livres traitant de l’histoire de la bande dessinée belge ne font que survoler rapidement l’époque pré-hergéenne. Partant de ce constat, le présent ouvrage dresse un état des lieux de la production d’art séquentiel entre 1830 et 1914 en Belgique francophone. Qui en étaient les éditeurs et créateurs ? À qui était-elle destinée ? Quelles en étaient les caractéristiques ? Et, en définitive, une « école belge » de bande dessinée existe-t-elle avant Hergé ? Pour répondre à ces questions, ce livre envisage les productions belges francophones dans leur diversité : du premier album édité en Belgique, Le Déluge à Bruxelles, aux planches satiriques de Félicien Rops, des pages politiques parues dans la gazette bruxelloise Les Corbeaux aux scénettes absurdes de jeunes artistes liégeois dans Caprice-Revue, des publicités narratives des magazines nationaux aux blagues enfantines de l’imagerie populaire Gordinne. Dans ce flot d’images, quelques auteurs se distinguent par leur maîtrise, leur originalité ou l’abondance de leur production, comme Auguste Donnay, Henri Cassiers, Victor T’Sas ou Georges Ista.
  •  (P.Monts. Roca inv. 158-161)  Édition, traduction et analyse contextuelle d’un poème latin conservé sur papyrus 

    par Gabriel NOCCHI MACEDO

    Présentation du volume

    D’Euripide à T.S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d’Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. À la fin de l’Antiquité, un poète latin, dont l’identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d’Égypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l’« Alceste de Barcelone », il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n’a cessé d’attirer l’attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d’une traduction française, ainsi que d’un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l’objet d’une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d’utilisation et, par extension, celui dans lequel l’« Alceste de Barcelone » a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l’intérêt dans l’Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l’Antiquité, notamment en Égypte, terre de riches entrecroisements culturels.

    Notice de l'auteur

    Gabriel Nocchi Macedo est titulaire d’une Maîtrise en Langues et Littératures Classiques de l’Université de Liège et aspirant du Fonds National de la Recherche Scientifique. Il prépare actuellement une thèse de doctorat sur les plus anciens livres latins de poésie. Poursuivant des recherches dans les domaines de la papyrologie, de la codicologie et de la paléographie, avec un intérêt particulier pour les papyrus et manuscrits latins, il est membre du Centre de Documentation de Papyrologie Littéraire (CEDOPAL) de l’Université de Liège, où il collabore à plusieurs projets.

  • (P.Lit.Lond. 165, Brit.Libr. inv. 137) Édition et traduction d’un papyrus médical grec du Ier siècle

    par Antonio RICCIARDETTO

    Acquis en 1889 par le British Museum, l’Anonyme de Londres est, à ce jour, le plus long papyrus médical grec conservé. Daté du Ier siècle de notre ère et provenant peut-être d’Hermopolis, en MoyenneÉgypte, il contient un texte autographe où sont exposées et discutées de nombreuses théories nosologiques, étiologiques et physiologiques, qui ont pour auteurs au moins vingt-cinq médecins et philosophes, dont peu sont postérieurs au IVe siècle avant notre ère et dont plusieurs sont inconnus par ailleurs. Après une introduction générale sur l’Anonyme de Londres, où sont notamment étudiés les circonstances relatives à la découverte et à l’étude du papyrus, ainsi que ses caractéristiques matérielles et son contenu, le livre présente l’édition critique, accompagnée de la première traduction française, des textes grecs du recto et du verso de ce témoin exceptionnel pour notre connaissance de la médecine et de la librairie antiques. Il est complété par deux bibliographies, l’une, relative aux textes du papyrus, l’autre, générale, par des index, en français et en grec, et par un fascicule de planches.

    Antonio RICCIARDETTO est titulaire d’une Maîtrise en Langues et Littératures Classiques de l’Université de Liège et Aspirant du Fonds National de la Recherche Scientifique. Il prépare actuellement une thèse de doctorat sur les papyrus documentaires grecs de médecine. Poursuivant des recherches dans les domaines de la papyrologie et de l’histoire de la médecine, il est membre du Centre de Documentation de Papyrologie Littéraire (CEDOPAL) de l’Université de Liège, où il collabore à plusieurs projets.

  • Actes du colloque international (Liège, 13-15 octobre 2011)

    par Magali DE HARO SANCHEZ (éd.)

    De nombreux types d’écrits antiques conservent la mention ou le détail de pratiques magiques. Qu’il s’agisse de charmes isolés, tels que les amulettes et les tablettes de défixion, de manuels de magie, de sympathie, de palmomancie, ou de compilations d’écrits oraculaires, la mise par écrit de ce type de textes a permis la conservation d’un savoir peu accessible au travers des sources littéraires. S’inscrivant dans une approche résolument interdisciplinaire, cet ouvrage collectif contenant les actes d’un colloque international organisé à Liège du 13 au 15 octobre 2011, s’efforce de mieux cerner les conditions de la mise par écrit, de l’utilisation et de la transmission des sources de la magie antique, et de les replacer dans le cadre plus général du monde méditerranéen. Il croise les résultats des dernières recherches en philologie, papyrologie, épigraphie, égyptologie, assyriologie, histoire de la médecine et histoire des religions. L’ensemble s’articule autour de trois thématiques : la mise par écrit des textes magiques, la transmission des savoirs et la mise en contexte des pratiques.

    Magali DE HARO SANCHEZ est Docteur en Langues et lettres (Papyrologie) de l’Université de Liège et membre du Centre de Documentation de Papyrologie Littéraire (CEDOPAL). À la fois papyrologue et égyptologue, elle est spécialisée dans l’étude des papyrus magiques. Elle est notamment l’auteur de nombreux articles sur les pratiques iatromagiques attestées dans les papyrus grecs et dans la littérature médicale gréco-romaine.

  • Stock épuisé
    ÉPUISÉ Métaphysique et pensée musicale à l’âge baroque par Arthur DONY

    La musique occupe une place singulière au sein de la philosophie de G.W. Leibniz (1646-1716). Si les développements que ce dernier y consacre sont peu nombreux et dispersés à travers son œuvre, ils n’en dessinent pas moins les contours d’une philosophie de la musique aussi pénétrante que méconnue. Celle-ci apparait tout à la fois comme l’expression et le modèle privilégié de sa métaphysique générale, dont la portée esthétique reste largement à explorer.

    Une œuvre en particulier, cependant, semble avoir déjà donné corps à cette esthétique musicale. Cette œuvre est celle de Jean-Sébastien Bach (1685-1750), dont l’écriture contrapuntique manifeste plus que toute autre une parenté structurelle avec la philosophie de Leibniz. À scruter l’architecture complexe de ses compositions, on peut y déceler comme un miroir de l'univers leibnizien, une expression sensible des principes mêmes de l’harmonie universelle. Au vu du contexte intellectuel dans lequel évoluait J.-S. Bach, cette parenté n’est du reste pas sans fondement historique. Il n’est ici que de mentionner l’implication du Cantor dans la société philosophique dirigée par Lorenz Mizler (1711-1778), élève de Wolff et héritier de Leibniz, à laquelle il dédia plusieurs de ses œuvres les plus hautement formelles, dont la dernière, inachevée, devait être L’Art de la fugue.

    À travers l’étude de la conception leibnizienne de la musique, envisagée dans son rapport à la pensée musicale de J.-S. Bach, cet ouvrage explore les relations entre métaphysique et musique à la lumière du concept d’harmonie comme « unité dans la diversité ». Par le biais d’une enquête comparative, de nature à la fois structurelle et historique, il a pour ambition de montrer comment les concepts de Leibniz peuvent éclairer de façon inédite la musique de J.-S. Bach, et comment celle-ci permet, en retour, de mettre sous un jour nouveau la doctrine leibnizienne de l’harmonie — laquelle trouve en Bach une postérité insoupçonnée.

    Arthur DONY est doctorant en philosophie à l’Université de Liège. Il a publié plusieurs articles sur la métaphysique de Leibniz ainsi que sur la philosophie contemporaine. Dans le cadre de ses recherches sur la métaphysique des relations, il a été Recognised Student à la Faculté de Philosophie de l’Université d’Oxford. Il est également organiste.

  • Érudition, lecture et écriture dans le monde gréco-romain Actes du colloque international (Liège, 6–7 septembre 2013) par Gabriel NOCCHI MACEDO et Maria Chiara SCAPPATICCIO (éds)

    Un grand nombre de textes grecs et latins écrits sur papyrus, parchemin, tablettes de bois et ostraca, ou gravés sur support dur, sont accompagnés de signes graphiques qui fournissent des informations non seulement sur eux-mêmes, mais aussi sur leur contexte de production et d’utilisation. Identifiés comme accents, marques de ponctuation, signes critiques ou dispositifs d’organisation du texte, ils reflètent les pratiques d’écriture, de lecture et d’étude des textes dans l’Antiquité et au Moyen Âge. Premier recueil entièrement consacré aux signes employés dans les textes grecs et latins, le présent ouvrage réunit 17 contributions présentées lors du colloque international organisé à l’Université de Liège les 6 et 7 septembre 2013. Relevant tant de l’épigraphie et de la papyrologie, que de la philologie, de la paléographie et de la codicologie, elles examinent des textes littéraires et documentaires,  sur pierre, papyrus, parchemin et papier, qui sont datés du IVe siècle avant notre ère au XVIe siècle.

    Gabriel NOCCHI MACEDO a reçu sa formation en philologie classique, papyrologie et paléographie à Liège, Rome et Heidelberg. Membre du Centre de Documentation de Papyrologie Littéraire (CEDOPAL), il est actuellement chercheur post-doctoral à l’University of Michigan. Il est l’auteur d’une édition du poème latin Alcestis Barcinonensis (Papyrologica Leodiensia 3), ainsi que de plusieurs articles dans les domaines de la papyrologie, la paléographie et l’érudition antique.

    Maria Chiara SCAPPATICCIO est professeur associé de langue et littérature latines à l’Università degli Studi « Federico II » de Naples. Elle est l’auteur de plusieurs éditions de textes latins sur papyrus. Ses recherches portent sur la circulation et l’enseignement de la langue et de la littérature latines dans la partie orientale de l’Empire.

  • Contrats et serments dans le monde gréco-romain Actes de la Journée d’étude internationale (Liège, 29 octobre 2014) par Marie-Hélène MARGANNE & Antonio RICCIARDETTO (éds)

    En dépit des nombreux travaux récents consacrés au Serment hippocratique, l’origine documentaire de ce célèbre écrit n’avait encore jamais fait l’objet d’une étude approfondie. Elle est pourtant mentionnée dès la première phrase du texte : « Je jure par Apollon médecin, par Asclépios, Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin, de remplir, selon ma capacité et mon jugement, ce serment et ce contrat ». S’inscrivant dans une approche interdisciplinaire, le présent ouvrage réunit six contributions présentées lors de la Journée d’étude internationale En marge du Serment hippocratique : contrats et serments dans le monde gréco-romain, organisée à l’Université de Liège, le 29 octobre 2014, où, en confrontant les sources littéraires et documentaires, qu’elles soient de nature médicale, religieuse ou juridique, on s’est efforcé de replacer le fameux écrit attribué à Hippocrate dans son contexte originel : celui des contrats et serments antiques.

    Marie-Hélène MARGANNE est directrice du Centre de Documentation de Papyrologie Littéraire (CEDOPAL) de l’Université de Liège, où elle enseigne la papyrologie littéraire, la paléographie grecque et la langue grecque. À la fois philologue classique, papyrologue et historienne de la médecine, elle est l’auteur de nombreuses publications sur les papyrus médicaux, l’histoire de la médecine, le livre et les bibliothèques antiques.

    Antonio RICCIARDETTO est Docteur en Langues et Lettres (2015) de l’Université de Liège et actuellement A.T.E.R. au Collège de France (Paris). Sa thèse de doctorat a porté sur des papyrus documentaires grecs de médecine. Poursuivant des recherches dans les domaines de la papyrologie et de l’histoire de la médecine, il est membre du CEDOPAL de l’Université de Liège et secrétaire de la Société Belge d’Études Byzantines. Il est l’auteur d’une édition de l’Anonyme de Londres, un papyrus médical grec du Ier siècle (Papyrologica Leodiensia, 4 ; 2e éd. Paris, 2016).

  • (P.Monts.Roca III, inv. 162 → - 165 ↓) Édition, traduction et analyse contextuelle d’un récit latin conservé sur papyrus par Tatiana BERG

    Figure phare de la dynastie des Antonins, Hadrien (117-138) n’a cessé de fasciner au cours des âges : empereur voyageur et plutôt pacifiste, homme érudit et lettré, mais aussi insaisissable, il a suscité, selon les lieux, les époques et les auteurs, autant de louanges que d’anathèmes. Ainsi apparaît-il dans des œuvres de natures très diverses, parmi lesquelles a été identifié depuis peu un petit récit en prose latine, dont l’unique copie fait partie d’un codex composite égyptien de papyrus daté de la seconde moitié du IVe s. et conservé à l’Abbaye de Montserrat : l’Hadrianus. Publié pour la première fois en 2010, à Barcelone, avec traduction anglaise, ce texte court, corrompu, d’interprétation difficile, mais riche d’informations, intrigue à plus d’un titre. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition de l’Hadrianus de Montserrat, accompagnée de sa première traduction française et de l’analyse de divers aspects du texte et du codex qui le contient : sont ainsi abordés tant l’analyse codicologique et paléographique du texte, que ses caractéristiques linguistiques et son genre littéraire. Combinée à l’examen des autres parties du codex, l’étude du récit latin s’avère utile pour en identifier le contexte de production et les objectifs d’utilisation, et s’interroge enfin sur la présence d’Hadrien dans un objet bibliologique copié, plus de deux siècles après sa mort, dans un milieu chrétien. Elle devrait donc intéresser maints lecteurs dans de nombreux domaines de recherche, qu’ils étudient le latin tardif, l’histoire d’Hadrien ou celle de la ville de Cologne, qui y est évoquée, ou encore l’exil dans le monde romain et, plus généralement, la représentation littéraire des empereurs romains.

    Tatiana BERG est titulaire d’un Master en Langues et Littératures Classiques à finalité spécialisée en papyrologie de l’Université de Liège. Elle est membre du Centre de Documentation de Papyrologie Littéraire (CEDOPAL), où elle collabore actuellement à plusieurs projets, comme la transcription diplomatique du papyrus grec contenant le traité Sur l’exil de Favorinos d’Arles (P.Vat.Gr. inv. 11 = MP³ 455).
  • Comment les techniques d'enquêtes ont investi la presse jeu vidéo Boris Krywicki

    Dès sa création, la presse spécialisée en jeu vidéo est perçue comme le vilain petit canard du journalisme. Elle ne recèlerait qu'articles enthousiastes et rédacteurs décérébrés, trop aliénés par la fantasmagorie vidéoludique pour se montrer critiques. Pourtant, ces dernières années, les médias dédiés et généralistes ont révélé les scandales glaçants qui gangrènent le milieu professionnel du jeu vidéo : harcèlement sexuel, conditions de travail délétères, dysfonctionnement des écoles, licenciements abusifs… D’autres publient de fascinants portraits de joueuses, des reportages fouillés, des interviews de créateurs éclairantes. Alors, à quand remonte la première enquête liée au jeu vidéo ? Comment les rédacteurs passionnés ont-ils troqué le rêve pour les faits d’intérêt général ? D’où vient leur motivation à pratiquer le journalisme d’investigation ? Fort de l’analyse de 771 articles, étalés sur 37 années et parus dans 19 médias, ce livre retrace la généalogie des techniques d’enquête au sein de cette presse spécialisée. Il donne surtout la parole à 14 de ses journalistes pour comprendre leur vision de leur pratique, de ­l’industrie qu’ils couvrent et de ses travers. Devenus économiquement et artistiquement incontournables, les jeux vidéo nécessitent, comme toutes les sphères culturelles, des reporters pugnaces. Tels des Albert Londres du numérique, ces hommes et femmes portent la plume dans la… Play.

  • Rémi Cayatte, Audrey Tuaillon Demésy et Laurent Di Filippo (dirs)

    Cet ouvrage pluridisciplinaire réunit les contributions de douze chercheurs et chercheuses s’inscrivant dans le champ des études universitaires sur les jeux. Il est centré sur les manières dont différents imaginaires contribuent à la construction de mondes du jeu (vidéo, de rôle, sportif, etc.) et aborde comment les mécanismes temporels participent à la structuration et à l’appropriation d’expériences ludiques. Les douze chapitres de cet ouvrage sont organisés autour de deux axes principaux. Dans une optique principalement narrative, le premier s’intéresse aux contenus des jeux, aux temporalités intradiégétiques ainsi qu’aux spécificités relatives à leurs mises en scène. Quant au second, il se situe dans une perspective davantage ancrée en sciences sociales et s’intéresse aux pratiques ludiques et aux dimensions temporelles qu’elles permettent d’expérimenter. Entièrement dédié aux questions temporelles et à la manière dont elles sont véhiculées par et dans des imaginaires ludiques, ce volume place au coeur de son propos des réflexions qui demeurent encore à la marge des recherches en sciences du jeu.

    Rémi CAYATTE est docteur en Sciences de l’information et de la communication, maître de conférences en SIC à l’université Toulouse III. Ses recherches portent sur les notions de communication, d’agentivité et d’expressivité dans les systèmes de jeu et plus largement dans les dispositifs d’interaction.

    Laurent DI FILIPPO est docteur en Sciences de l’information et de la communication et en études scandinaves et maître de conférences en SIC à l’université de Lorraine. Ses recherches portent sur la réutilisation des mythes nordiques et de l’imaginaire viking dans les médias contemporains, ainsi que sur les rapports entre jeux et faits religieux.

    Audrey TUAILLON DEMÉSY est docteure en sociologie, professeure en STAPS à l’université de Franche-Comté (laboratoire C3S). Ses travaux portent sur les cultures alternatives (sports subculturels, reconstitutions historiques, culture punk) et les imaginaires, notamment du temps, qui les entourent.

  • De Gengis Khan à Œdipe sur la route Coralie CABU

    Au fil des années, la figure du sage a pris une importance essentielle au sein de l’imaginaire entourant l’écrivain belge Henry Bauchau (1913-2012), à tel point que cette construction posturale, mobilisée par l’auteur et reconduite tant par ses critiques que par la presse, a fini par faire l’objet d’une projection sur l’ensemble de son parcours et de son œuvre.

    Interrogeant d’abord les nombreuses tentatives d’engagement (politique, social ou encore militaire) de Bauchau, ce livre propose un retour critique sur la trajectoire de l’écrivain, mettant en évidence une série d’obsessions qui dénotent avec l’image du sage et donnent à voir des contradictions que celle-ci ne laissait pas soupçonner. Ainsi, dépassant la posture de sage et l’effet de lissage des aspérités que celle-ci a eu sur la lecture de son parcours et de son œuvre, l’examen d’une partie ciblée des publications en prose de l’auteur d’Œdipe sur la route à la lumière de ce constat vise à leur restituer leur complexité originelle ainsi qu’à interroger les enjeux de l’adoption par ce dernier d’une posture de sage et ce sur quoi celle-ci repose. Guidé par la volonté de s’éloigner de l’approche très univoque de l’œuvre généralement proposée et de tenir compte des tâtonnements et retours en arrière dont relève tout cheminement personnel, le présent ouvrage s’enrichit des théories de l’agentivité et de la sociologie afin de mieux rendre compte de la façon dont s’est (re)construit Henry Bauchau.

    Coralie Cabu est doctorante à l’université de Namur où elle travaille sous la direction de David Vrydaghs. Elle est membre du Namur Institute of Language, Text and Transmediality (NaLTT) et de la revue COnTEXTES.  
  • par Lucien FRANÇOIS

    L’Introduction au droit social, publié pour la première fois en 1974, constitue l’ouvrage de référence de Lucien François en matière de droit social. Dans une première partie, l’auteur décrit l’histoire du droit social en Belgique, expliquant comment la question ouvrière née au XIXe siècle a engendré la question sociale, qui a elle-même donné naissance au droit du travail. Dans la seconde partie de l’ouvrage, l’auteur cherche à définir le droit du travail dans son essence. À cette fin, il tente d’abord de circonscrire la notion de « droit », puis celle de « travail », pour enfin s’intéresser aux interactions entre les réalités ainsi désignées. À la différence de nombreux traités de droit social qui se concentrent essentiellement sur le dernier état du droit positif, l’Introduction au droit social se distingue par la volonté d’expliquer cette branche du droit par une approche historique et d’en saisir la substance de manière théorique. Grâce à cette méthode, l’auteur offre une étude intemporelle, détachée des considérations simplement techniques, qui mérite d’être diffusée aujourd’hui auprès de nouvelles générations de juristes et, plus largement, de toute personne s’intéressant à la question du travail et de sa place dans les rapports sociaux.

    Lucien FRANÇOIS est professeur émérite à l’université de Liège où il a enseigné le droit du travail et la philosophie du droit. Il a en outre été chef de cabinet du ministre de la justice Jean Gol (de 1981 à 1985), conseiller d’État (de 1985 à 1989) et juge à la Cour constitutionnelle de Belgique (de 1989 à 2004).

  • Anathomia

    13,00 
    Mondino De' Liuzzi
    Traduit et commenté par Willy Burguet L'Anathomia rédigé en 1316 à Bologne par Mondino de’ Liuzzi est le premier traité d’anatomie qui ait pour base la dissection du cadavre humain. Il est souvent cité, mais rarement lu, en tout cas dans sa version latine originale. Il s’agit pourtant d’un texte fondamental de l’histoire de la médecine parce qu’il fait la synthèse de ce que l’on connaissait de l’anatomie à la fin du Moyen Âge et qu’il a souvent été utilisé dans l’enseignement de la médecine. Le texte a été traduit dès 1493 en langue italienne vulgaire, plus accessible au public, et imprimé à Venise dans le premier ouvrage médical illustré de l’histoire de la médecine, le Fasciculo di medicina. Nous en proposons la traduction commentée en langue française, traduction que nous avons illustrée par les premières planches significatives d’anatomie humaine dessinées à Paris en 1345 par Guido da Vigevano, un élève de Mondino, ingénieur militaire et médecin de la reine Jeanne de Bourgogne. Les traités de Mondino et de son élève ne révèlent pas seulement ce que l’on connaissait de l’anatomie humaine au XIVe siècle, mais décrivent aussi différentes maladies et d’étonnantes méthodes thérapeutiques. Ils démontrent en tous cas que les enseignants disposaient déjà à l’époque de données scientifiques significatives, certes incomplètes, mais annonciatrices des découvertes d’André Vésale et de ses successeurs à la Renaissance. Willy Burguet est né en 1940 à Dison. Ex interniste et spécialiste en médecine nucléaire au CHU de Liège, il est membre de la Société Dante Alighieri et a fréquenté les Universités pour Étrangers de Sienne et de Pérouse. Élève de la faculté de Philosophie et Lettres de l’université de Liège, il a participé à diverses initiatives du service de langue et littérature italienne moderne et contemporaine. Diplômé en Histoire de la médecine de la faculté de médecine de Paris Descartes, il a publié en 2018 chez Nerosubianco Da Trotula a Vesalio. Itinerari della medicina in Italia et en 2019 aux Presses Universitaires de Liège Francesco Sansovino : L’édifice du corps humain. (Venise 1550). Traduction, introduction et notes par Willy Burguet.
  • (2e édition) par Lucien FRANÇOIS Préface de Nicolas Thirion

    Le problème de la définition du droit, publié pour la première fois en 1978, constitue le premier ouvrage dans lequel Lucien François présente de manière systématique ses idées en matière de théorie du droit. Il s’attache plus particulièrement au problème central de la définition du droit et à son cortège d’interrogations relevant aussi bien de l’épistémologie que de la philosophie politique et juridique. Qu’est-ce que définir ? En quoi cette activité contribue-t-elle à améliorer la connaissance ? À quelles conditions la théorie du droit peut-elle prétendre à la scientificité ? Quelles spécificités distingueraient le phénomène juridique d’autres phénomènes de contrôle social ? Le droit est-il nécessairement rattaché à certaines valeurs morales ou, à l’inverse, est-il réductible à un simple rapport de pouvoir ? Suivant une méthode analytique rigoureuse, Lucien François propose une définition originale de la norme juridique, qui tranche par sa position juspositiviste radicale. La norme juridique, en tant que particule élémentaire du phénomène juridique, consiste selon lui en un voeu impératif assorti d’une pression, si besoin est, par menace de sanction. Sur cette base, l’auteur rend compte de phénomènes juridiques de plus en plus complexes, jusqu’à la notion d’État, en y englobant des ordres sociaux apparemment étrangers au droit dans l’opinion commune, tels que la famille, l’entreprise, l’organisation criminelle et même la simple relation qui unit un brigand au passant qu’il dévalise. Servi par un style classique teinté d’ironie, Le problème de la définition du droit mérite d’accéder au rang de classique de la théorie du droit.

    Lucien FRANÇOIS est professeur émérite à l’université de Liège où il a enseigné la philosophie du droit et le droit du travail. Il a en outre été chef de cabinet du ministre de la justice Jean Gol (de 1981 à 1985), conseiller d’État (de 1985 à 1989) et juge à la Cour constitutionnelle de Belgique (de 1989 à 2004).

     
  • On Mechanically-Enhanced Reading par Anne-Sophie BORIES Gérald PURNELLE Hugues MARCHAL (eds)

    Scholars today are experimenting with a vast array of reading devices in order to explore texts anew, often blending, both on the technical and on the hermeneutical axes, traditional approaches and innovative computing tools, that collect textual features and detect trends not visible to a human eye as they exceed the span of our focus. Our understanding of poetry is not left untouched by the revolution that computational analysis is bringing to the humanities. Because of its intrinsic link to verse, poetry has been a very early object of statistical studies. Any careful examination of metres, rhymes, or caesuras is bound to generate large datasets, calling for the borrowing of methods from the exact sciences. Indeed, attempts at a mathematical evaluation of poetic styles largely predate the use of computers, and the methodological turn towards the use of new technologies has been generally well-received within the academic community. Still, is the mechanically enhanced, “nonhuman” reading of poems fruitful, or even legitimate? Must the literary scholar, whose object is a fundamentally “human” material, meet the burden of proof and possibly cast away intuitions? Conversely, can calculations account for the subtlety of our poetic experience? Is poeticity, in other words, to be found in the measurable sum of artfully assembled processes, or does it escape all normalisation efforts? Stemming from the group Plotting Poetry, a community of scholars of different language areas, working on different time periods and poetical genres, who have come together to share their findings and methods, this volume presents a rich sample of research endeavours in the field. It illustrates how a mechanically-enhanced reading can be put to the test, serve to pursue traditional hermeneutical questions, challenge certain assumptions about forms, reveal unsuspected thematic patterns, feed the approach of the literary historian, or open up new, unthought-of paths for our questionings. It is aimed both at specialists of either poetry or digital humanities, and at a broader readership curious to learn about computational approaches to poetry studies.

    Anne-Sophie BORIES is a group leader in French literature at the University of Basel and founder of the group Plotting Poetry.

    Gérald PURNELLE is professor at the University of Liège, where he teaches French-language poetry, applied statistics, metrics and the history of poetic forms.

    Hugues MARCHAL is professor of modern French and general literature at the University of Basel and honorary member of the Institut universitaire de France.

  • Vie et puissance des matières lithiques entre rites et savoirs par Thomas Galoppin et Cécile Guillaume-Pey (dirs)

    Taillées, sculptées, gravées ou brutes, les pierres jouent un rôle notoire dans de nombreuses religions où elles participent à la monumentalisation des lieux de culte, pérennisent l’inscription de textes ou matérialisent divers agents non-humains, qu’il s’agisse de divinités, d’ancêtres ou de héros. Mais au sein d’un large éventail de matières lithiques, qui vont du monolithe à la gemme, il existe des pierres d’exception auxquelles sont attribuées des formes de vitalité, d’intentionnalité ou de pouvoir. Ces roches, qui se distinguent par leurs propriétés sensibles, leur saillance topographique ou par les attentions dont elles font l’objet, se voient accorder des qualités semblables à celles de plantes, d’animaux ou de divinités. Pierres qui respirent, mangent, poussent, parlent ou pleurent, roches qui se déplacent, fécondent, soignent et parfois même se révoltent et scellent des serments, sont autant de protagonistes qui défient nos catégories. Que peuvent les pierres ? D’où vient leur puissance et comment se manifeste-t-elle ? Peut-on dire que des roches sont « vivantes » ? Est-ce le rituel qui permet de les animer et de leur conférer une capacité d’action hors du commun ou y-a-t-il des contextes dans lesquels des pierres présentent une vitalité et une force intrinsèques ? Et dans ce cas, comment les qualités de ces roches singulières sont-elles exploitées par les rites ? De quelles images, signes graphiques ou substances les recouvre-t-on afin de renforcer leur efficacité ? Enfin, quels corpus de savoirs construisent leurs pouvoirs et participent à leur transmission ? Une mine de questions ouvre un dialogue entre anthropologues et historiens autour des liens que les humains tissent avec des roches singulières. C’est en mettant en relation les qualités matérielles des pierres et leur ancrage spatial, les gestes, les pratiques et les discours dans lesquels elles sont prises, que les contributions de cet ouvrage explorent les modes d’action et d’animation de roches d’exception dans des aires culturelles, des périodes historiques et des contextes religieux variés.

    Cécile GUILLAUME-PEY est anthropologue, chargée de recherche au CNRS et affiliée au Centre d’Études de l’Inde et de l’Asie du Sud (CEIAS, UMR 8564). Ses recherches portent sur les pratiques rituelles et esthétiques ainsi que sur les modes d’appropriation de l’écrit dans des groupes tribaux de l’Inde.

    Thomas GALOPPIN est historien, postdoctorant à l’université Toulouse – Jean Jaurès au sein du projet ERC MAP (Mapping Ancient Polytheisms), affilié au laboratoire PLH (Patrimoine, Littérature, Histoire). Ses travaux portent sur les rituels et les relations que les humains tissent avec et entre dieux, animaux et pierres dans le cadre des religions de l’Antiquité.

  • par David BOUVIER & Véronique DASEN (éds)

    Dans le cadre du projet Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity, financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC), une réflexion collective s’imposait sur le célèbre fragment d’Héraclite : « Le temps est un enfant qui joue en déplaçant des pions : la royauté de l’enfant ». Les quatorze contributions de ce volume proposent chacune différentes approches et lectures de cette phrase énigmatique. Tout un livre sur une phrase, tant elle pose de questions et autorise de réponses. Chaque mot mérite son enquête avec le débat sur ses significations. Comment comprendre l’aiôn ? « Temps », « vie », « temps de la vie », « force vitale », « existence », « éternité » ? Qui est l’enfant, quel âge a-t-il ? À quel jeu surtout joue-t-il ? L’ouvrage offre un bilan des différentes interprétations, philosophiques, politiques, oraculaires, des conditions de la transmission du fragment, de sa place dans l’oeuvre d’Héraclite, du contexte de production, des rapports avec d’autres poètes et philosophes, à l’histoire des jeux de pions et de dés, tout en s’interrogeant sur la dimension philosophique du jeu. Des pistes novatrices sont ouvertes. Dire qu’un enfant joue revient à énoncer l’évidence, sauf si l’enfant est autre chose qu’un simple enfant. Les enfants ne seraient-ils pas, dans et par le jeu, une image d’Héraclite lui-même ? Un Héraclite poète et joueur, poète parce que joueur. Le regard posé sur l’enfance doit aussi être remis en question. Loin d’instrumentaliser l’enfant pour dénoncer l’incompétence des adultes, Héraclite met en scène un enfant incarnant l’Aiôn en tant que force vitale source d’éternel renouvellement. Le déplacement de ses pions symbolise son apprentissage de l’ordre et désordre du monde. Le jeu instaure un équilibre temporaire dans le cosmos, et la royauté de l’enfant devient synonyme de sa capacité à gérer un monde menacé par le chaos. Et le jeu, avec les mots et les dés, ne finit ici jamais.

    David BOUVIER est professeur de langue et littérature grecques à l’Université de Lausanne et chargé de cours de mythologie à l’EPFL. Il a été professeur invité à l’Université de Chicago, à l’EHESS et à l’Université de Pise. Ses travaux portent principalement sur la poésie homérique et sa réception.

    Véronique DASEN est professeure d’archéologie classique à l’Université de Fribourg, et spécialiste d’anthropologie culturelle antique. Ses nombreuses publications portent sur l’histoire du corps, de l’enfant, du genre et du jeu. Elle dirige le projet Locus ludi financé par l’European Research Council (no 741520).

  • Lieux, protagonistes, rôles, enjeuxet stratégies professionnelles par Daniela N. PRINA (éd.)

    L’architecture et l’urbanisme en Belgique au long XIXe siècle. Lieux, protagonistes, rôles, enjeux, et stratégies professionnelles se fixe pour objectif d’explorer les divers aspects de la professionnalisation des architectes belges au cours d’une période cruciale pour la définition de la discipline architecturale, marquée par l’essor industriel du pays, les changements des modes de production, ainsi que par les vicissitudes politiques qui impactent fortement l’identité culturelle du jeune État-nation. Durant cette période riche en changements, où la discipline architecturale est inlassablement soumise à un parcours de révision critique qui influence les curricula des académies et des écoles de dessin fraîchement créées, les architectes commencent à établir de manière plus précise leurs domaines d’actions, les possibilités d’expansion de leurs missions, de même que la recherche d’un équilibre entre élan artistique et connaissance technique. Dépourvus à l’époque d’une définition juridique de leur profession (le diplôme d’architecte étant créé seulement en 1936) leur permettant de se démarquer face à la concurrence des entrepreneurs et des ingénieurs, les architectes recouvrent en effet plusieurs fonctions distinctes. Ils essaient alors de s’organiser par le biais d’une association, la Société Centrale d’Architecture de Belgique, qui, à partir de 1874, joue un rôle clé dans le développement des missions de tutelle de la profession d’architecte, afin de voir clairement reconnues leurs compétences spécifiques par l’état. À travers une série de contributions centrées sur des éléments variés de la pratique architecturale, allant de la gestion du chantier de projet à la restauration, de la circulation et transmission de la culture architecturale à la relation entre formation et profession, cet ouvrage permet de découvrir de nombreuses facettes du travail des architectes belges au cours du long XIXe siècle.

    Daniela N. Prina (Université Libre de Bruxelles), est docteur en histoire de l’architecture. Elle a publié de nombreux essais et articles sur des figures, épisodes et problématiques inhérents aux XIXe et XXe siècles, approfondissant des thématiques liées à l’architecture et à la ville, aux relations entre profession et formation didactique, et aux liens entre architecture et design.
  • Actes des colloques 8.2 et 8.3, XIVe Congrès de l’UISPP, Liège (2-8 septembre 2001) par Marylise LEJEUNE & Anne-Catherine WELTE (dir) Avant-propos

    I. colloque 8.2 : L’art pariétal paléolithique dans son contexte naturel Architecture de l’art pariétal paléolithique | Denis Vialou Quelques réflexions sur le rôle de la paroi rocheuse dans l’art du Paléolithique supérieur | Marylise Lejeune Dialogue avec la paroi : cas des représentations paléolithiques de la grotte ornée Mayenne- Sciences ( Thorigné-en-Charente, Mayenne) | Romain Pigeaud La grotte ornée de Cussac Le Buisson-de-Cadouin (Dordogne) | Norbert Aujoulat, Jean-Michel Geneste, Christian Archambeau, Marc Delluc, Henry Duday & Dominique Gambier Marsoulas : une grotte ornée dans son contexte culturel | Carole Fritz & Gilles Tosello Grotte Chauvet-Pont d’ Arc : approche structurelle et comparative du Panneau des Chevaux | Gilles Tosello & Carole Fritz L’art à l’Abri Pataud (les Eyzies, Dordogne) | Brigitte & Gilles Delluc Les représentations paléolithiques de salmonidés : mise en lumière de phénomènes culturels par l’analyse statistique des caractères formels | Pierre Citerne Kraft und Aggression. Existe-t-il un message de « force » et d’« agressivité » dans l’art Paléolithique ? | Jordi Serangeli Peut-on attribuer des œuvres du Paléolithique supérieur ? | Marc Groenen, Didier Martens & Pierre Szapu II. colloque 8.3 : Art mobilier paléolithique supérieur en Europe occidental La « magie de la chasse »: étude d’une gravure magdalénienne sur bois de renne provenant de l’abri classique de Laugerie-Basse (Les Eyzies-de-Tayac, Dordogne) dans la collection Christy du British Muséum, Londres | Carole Rivenq Évolution stratigraphique des actions non utilitaires dans le Magdalénien supérieur de Roc-la-Tour I | Colette & Jean-Georges Rozoy L’art mobilier sur pierre de l’abri Gandil à Bruniquel (Tarn-et-Garonne, France) : étude synthétique | Edmée Ladier L’art mobilier non classique de la grotte magdalénienne de Bédeilhac (Ariège) | Georges Sauvet Un atelier magdalénien de sculpture de la stéatite au Rocher de la Caille (Loire) ? | Sophie A. de Beaune Aux origines de la représentation : les statuettes paléolithiques de l’Italie centrale et méridionale | Daniela Zampetti & F. Alhaique L’art mobilier sur pierre du versant sud des Pyrénées : les blocs gravés de la grotte d’Abauntz | Pilar Utrilla, Carlos Mazo, Maria Cruz Sopena, Rafael Domingo & Olaia Nagore L’art mobilier magdalénien de Moravie (République Tchèque). Les relations avec l’art mobilier français | Martina Laznickova Les concepts artistiques des représentations féminines dans les habitats du Paléolithique supérieur récent en Europe orientale en comparaison avec ceux du Magdalénien moyen en Europe occidentale | Lioudmila Iakovleva L’art mobilier du Magdalénien supérieur des sites de la vallée de l’Aveyron et d’Europe centrale : relations et/ou convergences ? Anne-Catherine Welté & Georges-Noël Lambert L’art paléolithique dans son système culturel : essais de corrélations. I. Chronologie, « Styles » et « Cultures » | François Djindjian Originalité spiritualiste des prêtres préhistoriens quant aux interprétations sur l’art mobilier en France (1864 – 1950) | Fanny Defrance

  • Stock épuisé
    ÉPUISÉ Essai sur une paléoanthropologie solutréenne par Marc TIFFAGOM

    Délaissée durant plusieurs décennies par les préhistoriens, la civilisation solutréenne a recouvré son intérêt vers la fin des années 80 grâce à l’essor des approches technologiques, donnant lieu à la publication de quelques travaux précurseurs dans ce domaine en France et au Portugal. L’étude qui est proposée dans ce livre s’inscrit dans la lignée de ces travaux. Elle a d’ailleurs pour cadre l’Espagne, et plus précisément le territoire compris entre Valencia et Cadix, qui correspond à la zone d’extension du “Solutréen de faciès ibérique”. Une entité typologique qui constitue un champ de recherche idéal pour comprendre les mécanismes à l’œuvre dans la construction des identités culturelles solutréennes. D’une part, parce qu’elle est largement éprouvée sur un plan géographique et chrono-stratigraphique, interprétée comme un processus de “régionalisation” et de “désolutréanisation” des industries: le premier afin d’expliquer l’absence de la pointe à ailerons et à pédoncule en Catalogne et en Cantabrie; le second, l’amenuisement progressif, durant près de trois mille ans tout de même (19500-16500 BP), des caractères solutréens. D’autre part, parce que ses célèbres “pointes de flèche” de facture néolithique et ses pointes à cran méditerranéennes évoquent de possibles contacts avec le nord-ouest de l’Afrique et le sud-est de la France, respectivement, d’après les très fortes affinités typologiques que ces deux armatures entretiennent avec les pointes marocaines/pseudo-sahariennes de l’Atérien récent et les pointes à cran du Salpêtrien ancien. Des contacts paléolithiques entre l’Europe et l’Afrique, via le détroit de Gibraltar, ont-ils été établis ? Une “province méditerranéenne”, au sens géographique et/ou culturel du terme, constituée de petits “no man’s land” et qui reliait en permanence le sud de l’Espagne au sud de la France a-t-elle existée ?

    Les questions ici s’enchaînent, cruciales pour saisir le sens de l’évolution de ces sociétés paléolithiques. Or seule une définition paléohistorique et paléoanthropologique de ce concept unificateur permettra d’y répondre: qu’en est-il exactement de l’unité culturelle de ce faciès, dans le temps et dans l’espace ? Et ses origines, quelles sont-elles: européennes et africaines ? Menée dans le cadre d’une recherche doctorale, une enquête technologique sur les industries lithiques du site fondateur de cette entité, la Cova del Parpalló, dans la région de Valencia, est venue apporter des premiers éléments de réponse à ces questions. En révélant la présence d’un mode de débitage identique à celui de l’Atérien, le débitage Levallois en l’occurrence, associé de surcroît à la fabrication des pointes à ailerons et à pédoncule, et, surtout, car c’est là son apport principal, de structures a priori hybrides dont les Solutréens seuls peuvent être les auteurs, cette enquête a permis de renforcer respectivement l’idée d’une origine africaine de ce faciès et son unité culturelle dans le temps. Bien plus, le modèle proposé, une évolution interne du Solutréen supérieur de faciès ibérique en trois phases théoriques, trouverait son explication dans l’existence d’une “chaîne de sociétés” (la “province méditerranéenne”) reliant le nord de l’Italie au sud de l’Espagne, rendue possible par la régression marine du Dernier Maximum Glaciaire et qui assurait la diffusion somme toute rapide à cette époque des nouvelles idées techniques: une sorte d’emprunt “à distance”.

  • par Marcel OTTE & Janusz K. KOZLOWSKI
    Table des matières Remerciements Préface Shanidar Warwasi Yafteh Pa Sangar Eshkaft-e Gavi Shekaft-i Ghad-i Barm-i Shur Sefid Ab Kara Kamar Comparaisons Conclusions Bibliographie
  • Socio-anthropologie des loisirs alternatifs Audrey TUAILLON DEMÉSY

    Cet ouvrage s’intéresse à la question des imaginaires du temps, à partir d’enquêtes ethnographiques au long cours menées sur les terrains des cultures alternatives. Trois études de cas complémentaires, à savoir l’histoire vivante (reconstitution historique et arts martiaux historiques européens), le quidditch/quadball et une scène punk en milieu rural, permettent d’appréhender les modes de fonctionnement de ces loisirs et de comprendre, plus largement, comment différents imaginaires sont érigés, partagés et collectivement vécus.

    L’approche comparative de ces différents loisirs (culturels, sportifs, musicaux) fait émerger la formation d’un imaginaire du temps spécifique : une achronie, c’est-à-dire un temps hors du temps. Accompagnée d’un imaginaire du « désordre », celle-ci participe à la fabrique d’utopies concrètes éphémères, que cet ouvrage se propose d’examiner. En effet, la temporalité achronique apparaît comme une réponse possible face au temps linéaire et hégémonique de nos sociétés contemporaines occidentales. Plus largement, les expériences ludiques alternatives étudiées ici donnent à voir des modes de résistance (à la fois politique, sociale, culturelle, économique, corporelle et/ou temporelle), vécus par corps, qui bousculent l’ordre établi. Ainsi, « jouer avec le temps » permet aux acteurs de ces pratiques de proposer et d’expérimenter d’autres mondes possibles. Cette esquisse d’une anthropologie des cultures alternatives convoque et rassemble des réflexions portant sur le corps, le temps et l’imaginaire. Elle contribue ainsi à enrichir les domaines des sciences du sport et de l’anthropologie du corps.

    Audrey Tuaillon Demésy est socio-anthropologue, professeure des universités en STAPS à l’université Marie et Louis Pasteur (laboratoire C3S). Ses travaux portent sur les loisirs alternatifs contemporains et leurs expressions infrapolitiques. Cette étude s’inscrit plus particulièrement dans le cadre du programme de recherche collectif Aiôn et de l’association K.A.I.R.O.S.

  • Kernos 38

    90,00 

    Éditorial

    Études

    Claudio FELISI, Demeter Θεσμοφόρος, “She who Produces the Stores of Grain” Marco V. GARCÍA QUINTELA, Διὸς ψῆφος. The Mythology of the Vote in Athenian Democracy Enrique NIETI IZQUIERDO, « Héraclès et Soleil » ou « Héraclès de la Mer » ? Analyse de la séquence Ἡρακλεῖ ΑΛΙΩΙ dans une dédicace délienne Sebastian ZERHOCH, The Oath, the Fish and the Goddess: Temple Jurisdiction and Ritual in the Marmarini Inscription Christopher A. FARAONE, King Semea and the Scarab and a Prayer to the Sun: Two Invocations in a Magical Handbook from Roman Thebes (GEMF 55 / PGM III)

    Chronique des activités scientifiques

    Chronique archéologique

    François QUANTIN, Chronique de la controverse du nekyomanteion de l’Achéron en Épire : de l’usage des évidences en archéologie des cultes antiques Stavros VLIZOS, Adrien DELAHAYE, Chronique de l’Amyklaion de Sparte. Vingt ans de fouilles de l’Amykles Research Project

    Epigraphic Bulletin 2022

    Chroniques bibliographiques

  • Pour une bibliophilie populaire Jan BAETENS

    Un « beau livre » n’est pas forcément un livre d’artiste ou un livre pour bibliophiles. La beauté du livre ne dépend pas seulement de la qualité de ses matériaux ou de l’originalité de son exécution. Elle peut définir aussi des objets tout simples, pour peu qu’ils explorent de manière cohérente les divers aspects qui constituent l’objet-livre, du contenu à la typographie, des illustrations à l’architecture globale de l’œuvre. Le présent ouvrage se veut un éloge de cette beauté du simple, qui est tout sauf simpliste, et l’analyse à l’aide d’un large choix de textes empruntés à des auteurs, des styles et des époques très divers, avec une attention particulière pour la dimension démocratique de cette forme particulière de l’élitisme pour tous.

    Jan Baetens est professeur émérite d’études culturelles de la KU Leuven. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les relations entre textes et images dans la culture dite populaire, comme la bande dessinée ou le roman-photo. Il est aussi écrivain et auteur de quelque vingt-cinq recueils de poésie.

  • Comprendre les cultures populaires japonaises à partir de Clannad BOUVARD Julien & TRICLOT Mathieu

    On croyait jouer. On se retrouve à pleurer devant notre écran. Pourquoi Clannad, ce jeu japonais des années 2000, continue-t-il, vingt ans après, à nous émouvoir aux larmes ? Que peut un jeu vidéo si pauvre en moyens et si riche en émotions ? Que nous dit-il de la fiction japonaise contemporaine, de ses réseaux d’attachement, de ses circuits du sensible ? Ce sont les interrogations qui guident Le Clavier et les Larmes.

    Derrière ses airs de curiosité vidéoludique, ce visual novel s’avère une porte d’entrée inattendue vers les logiques profondes du jeu vidéo, de l’anime ou du manga contemporains : circulation des personnages d’un média à l’autre, économie du media mix, porosité entre création amateure et production industrielle, nouvelles figures du désir et du genre, puissance du mélodrame.

    Julien Bouvard et Mathieu Triclot mènent une enquête à la fois théorique et sensible sur cet objet singulier. Ils y interrogent la place du joueur-lecteur, la honte et la tendresse de l’attachement aux figures de fiction, et ce que « jouer à pleurer » révèle des transformations du rapport à l’émotion à l’ère du support informatique. Au-delà de l’apparente légèreté d’un visual novel sentimental, ils découvrent une machine à fabriquer du sensible : un dispositif minimaliste où la pauvreté formelle se renverse en puissance d’émotion. À la croisée de la pornographie et du mélodrame, Clannad promeut une masculinité traversée par la féminité, où le soin et la fragilité deviennent des vertus.

    Le Clavier et les Larmes est un livre qui permet de comprendre les logiques affectives et esthétiques qui traversent les cultures populaires japonaises contemporaines, souvent incomprises à l’étranger.

    Julien BOUVARD est maître de conférences en études japonaises à l’université Jean Moulin Lyon 3. Il est un des spécialistes des cultures populaires japonaises contemporaines.

    Mathieu TRICLOT est maître de conférences en philosophie à l’université de Technologie de Belfort-Montbéliard. Il est un des spécialistes de l’étude des jeux vidéo.

  • Grégory CORMANN (éd.) Préambule Grégory Cormann, Sartre, Lévy-Bruhl : (re)construire une anthropologie politique. Des Carnets de la drôle de guerre aux Réflexions sur la question juive I. Phénoménologies de Sartre : imagination, politique, biographie (réceptions transnationales) Daniel Giovannangeli, Paul Ricœur, lecteur de L’Imaginaire Reda Merida, Une philosophie en traduction. Réflexions sur la traduction en arabe de l’œuvre de Jean-Paul Sartre Hiroaki Seki, Saint Genet et son ombre au Japon. À propos de la traduction de L’Enfer du regard de Mita Munesuke II. Bibliographie III. Informations Colloque du GES Manuscrits et archives Activités sartriennes Nécrologie Théâtre Esther Demoulin, Sur Les Forces vives, mis en scène par Camille Dagen au théâtre Berthier Actualité de Sartre, médias et divers IV. Comptes rendus et recensions critiques
  • Les Jeux des anciens et leur réception à l’époque moderne (XVIe–XIXe siècles) édité par Alexandra ATTIA et Véronique DASEN  

    Ce volume est consacré aux gravures illustrant Les Jeux des anciens de Louis Becq de Fouquières, homme de lettres du XIXe siècle, héritier de la tradition encyclopédique des antiquaires du XVIIe siècle, qui a posé les fondations d’une véritable histoire de la culture ludique dans l’Antiquité. L’enquête a visé à identifier les sources des images en remontant aux documents originaux pour évaluer la fidélité des reproductions et l’authenticité des objets illustrés, en confrontant les interprétations du XIXe siècle avec les connaissances actuelles. Une facette méconnue de la réception de l’Antiquité dans la seconde modernité se dévoile — celle d’une histoire du jeu en images, entre savoir antiquaire et regard contemporain.

    Ce volume richement illustré accompagne la réédition commentée des Jeux des anciens dans la même collection. Il est issu des recherches menées dans le cadre du projet ERC AdG Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity soutenu par le Conseil européen de la recherche.

    Introduction

    Alexandra Attia et Véronique Dasen, L’Antiquité en jeu chez Louis Becq de Fouquières

    Partie I. L. Becq de Fouquières et la réception de l’Antiquité

    Michel Manson, Un érudit inattendu : Louis Becq de Fouquières, le premier historien des jeux et jouets de l’Antiquité François Lissarrague et Cécile Colonna, Le traitement des jeux chez les Antiquaires : Louis Becq de Fouquières et ses antécédents Cécile Colonna, Le « Recueil des Monuments antiques» de Jean‑Baptiste Muret (1795‑1866) : documenter et comprendre, une archéologie par l’image Nikolina Kéi, Le vase antique en dessin : jeux et enjeux de lectures plurielles

    Partie II. Jouer dans l’Antiquité: le regard de L. Becq de Fouquières

    1.Des hochets, des jouets et des poupées

    Christophe Vendries, Crepitacula. Les objets sonores et la petite enfance Mirja Lehmann, Le cheval de Troie Chiara Bianchi, Les poupées grecques et romaines de Louis Becq de Fouquières

    2.Des jeux des jeunes filles

    Marie‑Christine Villanueva Puig, L’escarpolette en contexte : à propos de Louis Becq de Fouquières Alexandra Dardenay, Les Joueuses d’osselets d’Alexandros Athenaios. Histoire d’un tableau

    3. Jeux d’imitation

    Laetitia Phialon, Le labyrinthe : un jeu antique ?

    4. Jeux de poursuite et de circumvolution

    Stéphanie Wyler, « Le Jeu compagnon d’Amour» : les Érotes de la Maison des Cerfs

    5. Jeux et exercices de force et de souplesse

    Carina Weiss, Les Érotes au gymnase : une intaille en verre chez Louis Becq de Fouquières

    6. Des jeux d’adresse

    Jochen Griesbach, Le jeu du « plan incliné» Véronique Dasen et Flavien Villard, Louis Becq de Fouquières et le « jeu du porteur»

    7. Des animaux

    Delphine Morana Burlot, Amours à la course sur des boucs Fabio Spadini, L’enfant et le lion

    8. Du trochus

    Samuel Sottas, Le jeu du cerceau

    9. Des jeux de balle

    Laurent Chrzanovski, L’Amour joueur de ballon

    10. Du cottabe

    Alexandra Attia, Démonstration par l’antique. Trois vases italiotes sous le regard de Louis Becq de Fouquières

    11. Jeux périodiques

    Alexandra Attia, Le jeu des outres enflées

    12. Des jeux d’esprit

    13. Jeux divers et jeux inconnus

    14. Des petits jeux de hasard

    Marie-Lys Arnette, Louis Becq de Fouquières, Les Jeux des anciens et l’Égypte

    15. Des jeux de dés

    Ulrich Schädler, Dés et osselets chez Louis Becq de Fouquières

    16. Des jeux d’osselets

    Barbara Carè et Michel Fuchs, La joueuse d’osselets Mirja Lehmann, Médée et ses enfants

    17. Le jeu des douze lignes

    Ulrich Schädler, Les jeux de pions dans l’œuvre de Louis Becq de Fouquières Alessandro Pace, Un fritillus chez Louis Becq de Fouquières

    Postface

    Michel Manson, Louis Becq de Fouquières et les jeux de son époque

    Bibliographie

     
  • Essais d'interprétation Jan-Mathieu Carbon & Vinciane Pirenne-Delforge

    En Thessalie, au lieudit « Marmarini » a été mise au jour, en 2002, une imposante stèle de pierre datée de la première moitié du IIe siècle avant notre ère. Le texte, inscrit sur les deux faces du monument, prescrit, en grec, toute une série de rituels sacrificiels et purificatoires dans le sanctuaire d'une déesse d'origine proche-orientale. Le nom de la déesse demeure inconnu, son lieu de culte également. Toutefois, il apparaît clairement que Grecs et non-Grecs s'y rencontraient et y interagissaient.

    La stèle de Marmarini entre dans la catégorie bien attestée des normes rituelles, mais la longueur et le contenu du document sont exceptionnels : les dieux, les fêtes, les offrandes, les sacrifices qu’il consigne sont autant d’éléments d’un kaléidoscope dont la démarche pluridisciplinaire mobilisée dans le présent ouvrage tente de rendre compte. Les analyses qu’il rassemble témoignent de la remarquable mobilité des individus dans la Méditerranée orientale de la période hellénistique et de la sociabilité cultuelle qu’ils construisaient dans les régions où ils s’installaient.

    Table des matières (PDF)
Aller en haut