• Bases pour une première approche par PIERRE BONNET

    Ce livre constitue la référence anatomique pour les étudiant.e.s abordant la science anatomique en première année des études médicales telles qu’elles sont conçues à l’Université de Liège. En première année, l’ensemble de l’anatomie est abordé afin de donner une vue d’ensemble de l’architecture du corps humain. Lors des années suivantes, l’apprentissage de l’anatomie est approfondi suivant un découpage régional et basé sur une approche intégrant embryologie, histologie, physiologie et sémiologie. L’ouvrage donne une description schématisée des différents systèmes anatomiques tout en insistant sur leurs connections, l’approche est donc systémique avec une vision topographique. L’anatomie est progressivement construite en insistant sur l’observation et la description. Dans une première partie, les notions d’intelligence spatiale sont expliquées et les codes de la description et du langage anatomique sont précisés. Un aperçu de la formation embryologique de l’être humain permet de construire un schéma simple de l’architecture du corps humain. Dans la seconde partie, les différents systèmes anatomiques sont vus à partir de leur formation et en se basant sur une riche illustration originale, conçue en relation étroite avec le texte. Les liens sont évoqués avec l’anatomie microscopique, la physiologie voire la sémiologie. La troisième partie, plus réduite, propose un aperçu de l’anatomie topographique de la tête, du tronc et des membres, permettant de mettre en relation les notions simplifiées vues dans la deuxième partie. Par une approche didactique couvrant l’ensemble de l’anatomie, outre les étudiant.e.s en médecine, l’ouvrage intéressera l’ensemble des filières de la faculté de médecine (pharmacie, dentisterie, kinésithérapie, sciences de la motricité et sciences biomédicales) tout comme un public plus large.

    Pierre Bonnet, médecin (ULiège, 1984), spécialiste en urologie (CHU Sart Tilman), docteur en sciences biomédicales expérimentales et porteur d’un DES en pédagogie de l’enseignement supérieur a enseigné l’anatomie à l’Université de Liège de 2001 à 2024. Son intérêt pour le dessin l’a amené à illustrer de multiples articles de technique chirurgicale, d’anatomie ou de vulgarisation médicale. La convergence des passions pour le dessin, l’anatomie, la médecine et la pédagogie est à l’origine de nombreux schémas à la base de cet ouvrage.

      Cet ouvrage est le résultat d’une collaboration entre les PUL et ULiège Library.  Version électronique de cet ouvrage à l’adresse : https://e-publish.uliege.be/anatomie/
  • La Médecine et les Astres Willy Burguet et Alex Bardascino

    À la fin du Moyen-âge l’astrologie figure au programme de l’enseignement de la médecine dans les universités italiennes. C’est le cas à Bologne où Girolamo Manfredi est professeur de philosophie, de médecine puis d‘astronomie. Il pratique l’astrologie médicale et judiciaire (politique). Il rédige pour les rentrées académiques les prévisions astrologiques officielles, comme son Prognosticum ad annum 1479, consultable à Liège.

     Auteur d’ouvrages philosophiques, médicaux et astrologiques, il prône une vision non déterministe de l’astrologie médicale. Il sera critiqué par Pic de la Mirandole. Premier des anatomistes prévésaliens, il publie vers 1490 un traité d’anatomie, l'Opus de corporis humani anothomia, un texte inspiré de l’Anathomia de Mondino de’ Liuzzi (1316), mais pour la première fois écrit en vulgaire (bolognais) et totalement restructuré. Le corps humain est décrit de la tête au pied et non suivant les trois ventres de Mondino. La deuxième partie du livre reprend la traduction originale du traité.

    Willy Burguet est collaborateur du service de langue et littérature italienne et contemporaine de l’Université de Liège. Alex Bardascino est lecteur à HEC-Université de Liège.
  • Jean-Louis DUMORTIER (éd.)

    La plupart des protagonistes de Simenon sont affectés par un malaise identitaire latent dont ils prennent conscience et qui atteint vite un stade critique lorsque l’image qu’ils ont d’eux-mêmes, celle qu’ils donnent à autrui et celle qu’autrui leur renvoie cessent de coïncider et finissent par s’avérer incompatibles. Maigret est l’exception, mais quasiment tous ceux ou toutes celles dont il découvre la culpabilité souffrent d’un défaut d’être. Il n’est que deux issues à la crise existentielle des personnages simenoniens : la destruction ou la reconstruction de soi. Destruction brutale par le suicide ou disparition moins spectaculaire, par l’exclusion sociale qu’entraîne la maladie mentale. Reconstruction par un réajustement de l’auto-perception, de la présentation de soi-même et de la désignation de soi par autrui : on reste alors dans le jeu collectif en tentant de concilier sincérité et conformisme, ou, au contraire, on dévie et l’on s’assume comme marginal. La récurrence du thème de la crise de soi donne à penser que Simenon exorcise un mal personnel, qu’il évite lui-même la crise en racontant des histoires de personnages qui se découvrent mal dans leur peau et qui tentent d’en sortir d’une manière ou d’une autre. C’est en tout cas ce qui transpire dans les études de cas qui composent ce volume.

    Jean-Louis DUMORTIER, professeur ordinaire honoraire de l’université de Liège, a dirigé de 1999 à 2014 le service de Didactique du français. Actuel directeur de la revue Traces, il a consacré à Simenon, entre 1985 et aujourd’hui, une vingtaine d’articles et trois livres.

  • Essais d'interprétation Jan-Mathieu Carbon & Vinciane Pirenne-Delforge

    En Thessalie, au lieudit « Marmarini » a été mise au jour, en 2002, une imposante stèle de pierre datée de la première moitié du IIe siècle avant notre ère. Le texte, inscrit sur les deux faces du monument, prescrit, en grec, toute une série de rituels sacrificiels et purificatoires dans le sanctuaire d'une déesse d'origine proche-orientale. Le nom de la déesse demeure inconnu, son lieu de culte également. Toutefois, il apparaît clairement que Grecs et non-Grecs s'y rencontraient et y interagissaient.

    La stèle de Marmarini entre dans la catégorie bien attestée des normes rituelles, mais la longueur et le contenu du document sont exceptionnels : les dieux, les fêtes, les offrandes, les sacrifices qu’il consigne sont autant d’éléments d’un kaléidoscope dont la démarche pluridisciplinaire mobilisée dans le présent ouvrage tente de rendre compte. Les analyses qu’il rassemble témoignent de la remarquable mobilité des individus dans la Méditerranée orientale de la période hellénistique et de la sociabilité cultuelle qu’ils construisaient dans les régions où ils s’installaient.

    Table des matières (PDF)
  • Grégory CORMANN (éd.) Préambule Grégory Cormann, Sartre, Lévy-Bruhl : (re)construire une anthropologie politique. Des Carnets de la drôle de guerre aux Réflexions sur la question juive I. Phénoménologies de Sartre : imagination, politique, biographie (réceptions transnationales) Daniel Giovannangeli, Paul Ricœur, lecteur de L’Imaginaire Reda Merida, Une philosophie en traduction. Réflexions sur la traduction en arabe de l’œuvre de Jean-Paul Sartre Hiroaki Seki, Saint Genet et son ombre au Japon. À propos de la traduction de L’Enfer du regard de Mita Munesuke II. Bibliographie III. Informations Colloque du GES Manuscrits et archives Activités sartriennes Nécrologie Théâtre Esther Demoulin, Sur Les Forces vives, mis en scène par Camille Dagen au théâtre Berthier Actualité de Sartre, médias et divers IV. Comptes rendus et recensions critiques
  • Éclairages par sept études de cas par Christophe DUBOIS et Lisa PELSSERS (dir.)

    Depuis une vingtaine d’années, la Belgique mise sur les technologies numériques pour moderniser les administrations publiques et, plus particulièrement, les institutions judiciaires. Les solutions développées depuis lors contribuent-elles pour autant à transformer le droit et la justice ? En s’appuyant sur des études de cas, cet ouvrage rend compte des équipements numériques développés par ou pour des acteurs spécifiques, qu’il s’agisse des avocats, des notaires, des éditeurs juridiques, du Conseil d’État, des tribunaux de police, du travail ou de l’entreprise. La méthodologie adoptée combine interviews, observations et analyses documentaires afin d’examiner les processus de conception, de développement, de maintenance et d’adoption de ces équipements. Une attention particulière est réservée aux contextes locaux et aux dynamiques professionnelles qui façonnent ces dispositifs, tout en étant façonnés par eux. On voit alors apparaître les infrastructures sociotechniques des organisations judiciaires et des professions juridiques. Souvent invisibles, ces infrastructures sont paradoxales : essentielles au fonctionnement quotidien des organisations, elles génèrent de nouveaux problèmes techniques et menacent, parfois, l’indépendance de la justice. Ce livre initie ainsi une réflexion ancrée et nuancée sur ces questions, tout en interrogeant les promesses et les défis de la numérisation du droit et de la justice.

    Christophe DUBOIS est professeur ordinaire à la Faculté des Sciences Sociales de l’ULiège et directeur du Centre de Recherches et d’Intervention Sociologiques au sein de l’Institut de Recherche des Sciences Sociales (CRIS/IRSS). Après avoir étudié les politiques et organisations carcérales, il s’intéresse depuis plusieurs années aux processus de numérisation du droit et de la justice. Lisa PELSSERS est assistante et doctorante en sciences politiques et sociales au Centre de Recherches et d’Interventions Sociologiques (CRIS/IRSS) à l’ULiège. Ses principaux axes de recherche portent sur la numérisation des cours et tribunaux et plus spécifiquement sur le rôle des instruments numériques dans la redéfinition des pratiques, des savoirs et des interactions entre les acteurs impliqués dans l’élaboration du droit.

  • par Marie SCHNITZLER, Marco MARTINIELLO et Bruno FRÈRE (dir.)

    Les enjeux et interrogations autour du narratif récurrent de la crise ont poussé les chercheurs et chercheuses de la Faculté des Sciences Sociales de l’Université de Liège à interroger la pertinence de cette notion lors d’un séminaire au  printemps 2021. Mobilisant chacun leur terrain et leur domaine de recherche respectifs, les membres de la faculté sont partis de la notion de crise pour voir ce qu’elle pouvait révéler soit dans une approche plus théorique, soit à partir de terrains empiriques. Ce nouvel ouvrage collectif cherche à penser les différentes dimensions de la notion de crise, d’en tester la pertinence et les limites, ainsi que d’en identifier l’intérêt heuristique, dans des contextes différents. Il ne s’agit pas ici de se demander comment les sciences sociales peuvent aider à implémenter de quelconques recettes pour solutionner les innombrables crises actuelles mais bien plutôt d’interroger l’usage récurent de la notion elle-même. Que dit-elle de l’ordre du monde dans lequel nous vivons et des dispositifs de pouvoir qui en dessinent les contours ? Quels sont les objets ou phénomènes sociaux qui aujourd’hui sont diagnostiqués « en crise » ? À l’heure où les experts rivalisent de plans divers de « sortie de crise », peut-être est-il temps d’interroger les représentations implicites que se font les un.e.s et les autres de ce qu’est une crise et de saisir les ressorts réels d’un imaginaire qui se plaît à la repérer a priori à peu près partout, tout le temps. Quelle lecture spécifique de l’histoire implique cet imaginaire de la crise dans laquelle nous sommes plongés ? Quels sont les rapports de force qui le sous-tendent ? Quelles sont les expertises et les réformes qu’il appelle ? Et surtout, à quel point celles-ci ne sont-elles pas simplement performatives, permettant de maintenir un certain ordre du monde ?

    Marie SCHNITZLER est docteure en Sciences Politiques et Sociales. Elle travaille actuellement en tant que première logisticienne de recherche à la Faculté des Sciences Sociales de l’Université de Liège. Marco Martiniello (1960) est Directeur de Recherches au Fonds National de la Recherche Scientifique (F.R.S-FNRS) et Directeur honoraire du CEDEM (Centre d’Etudes de l’Ethnicité et des Migrations) à l’Université de Liège où Il enseigne la sociologie des migrations et des relations interethniques et du racisme. Il préside le Collège doctoral en sciences politiques et sociales dans la même université. Il est membre du Board of Directors du Réseau Européen de recherche IMISCOE. Bruno FRÈRE est sociologue et philosophe de formation, Il est actuellement directeur de recherches honoraire au F.R.S-FNRS, professeur à l’Université de Liège, directeur de l’Institut de Recherche en Sciences Sociales (IRSS) et membre du laboratoire PragmApolis.

  • Table of contents / Table des matières - 6/2025 Scientific articles/Articles scientifiques Cooperation through Institutionalization? A Critical Assessment of Transatlantic Institutional Cooperation Mechanisms.............................................. 9 Vincent Bricart Ne pas définir ? À propos d’un refus de paradigme pour l’Asie centrale comme région internationale moderne....................................................................... 41 Pierre Chabal Bourdieusian Fields in Supranationally Supported Multilateral Science Encounters: Practising Occasional Relationality of Algeria and Egypt in the European Research Area................................................................................... 73 Zane Šime Multilateral Diplomacy and Conflict Resolution: Evaluating International Mediation in the Kosovo-Serbia Dispute...................................................................123 Jetnor Kasmi The “Kurdish question” in Turkey: between governance, human rights and denied culture ......................................................................................................151 Gabriele Leone Multilateralism and Liminal Governance: Regional Conflict in Eastern and Central Africa ......................................................................................................179 Ryan Gibb Varia Narrating Nationhood Without a Nation: Flemish Paradiplomacy and the Shaping of Identity........................................................................................ 205 Solenn Houard Book Reviews/Comptes-rendus Introduction à la sécurité internationale, de Delphine Deschaux-Dutard, Fontaine, Presses universitaires de Grenoble, 2018...............................................235 Kamal Bayramzadeh The Contested World Economy. The Deep and Global Roots of International Political Economy, by Eric Helleiner, Cambridge, Cambridge University Press, 2023............................................................................239 Anthony Collard Presentation of the Journal/Présentation de la Revue............................................243
  • « Mon œuvre est ma vengeance » par Frédéric SAENEN

    Vous qui entrez ici, laissez toute espérance… Cette inscription mériterait de figurer au seuil de chacun des ouvrages signés par Albert Caraco (1919–1971). À travers des essais tels que Tombeau pour l’histoire ou Bréviaire du chaos, publiés pour l’essentiel chez L’Âge d’homme, ce graphomane composa la somme réflexive la plus pessimiste qui soit et le réquisitoire le plus accablant jamais prononcé à l’encontre de l’espèce humaine. Animé par une rage froide qui lui fit condamner les races comme les classes dans un style sophistiqué, il se suicida moins par désespoir que par souci de cohérence morale envers lui-même. Le présent essai est, dans le domaine francophone, la première étude consacrée à cet auteur méconnu et unique en son genre.

    Frédéric SAENEN enseigne le FLE à l’ULiège. Romancier et essayiste (notamment avec des travaux sur Drieu la Rochelle ou Lemonnier), il dirige la Revue générale. En 2025, il a publié chez Perrin une biographie de Léon Degrelle saluée par la critique.

  • Essai de microscopie du droit (3e édition) par Lucien François Préface de Pierre Mayer

    De quoi sont faits un État et un droit étatique ? Quelle place occupent-ils par rapport à la société où ils sont institués ? Pour le comprendre, il est utile de mettre au jour une parenté qui existe entre le droit et les autres phénomènes, parenté plus ou moins voilée par le discours officiel. À cette fin, l’auteur s’attache à dégager un élément commun : le jurème, matériau de base, particule élémentaire, dont il analyse minutieusement les diverses positions, transformations et combinaisons. L’originalité de l’ouvrage est dans cette manière analytique d’aborder des questions que la philosophie et la sociologie du droit traitent le plus souvent en partant d’une vision d’ensemble de réalités complexes.

    La méthode suivie se caractérise aussi par le souci constant d’isoler et de mettre en évidence ce qui, dans l’expression du droit, tend presque inévitablement à son apologie, par le refus du préjugé selon lequel la notion de droit s’opposerait irréductiblement à la notion de fait et par une distinction radicale de l’être et du devoir être, de la règle en vigueur et de la règle juste.

    Professeur émérite de l’université de Liège où il a enseigné la philosophie du droit et le droit du travail, Lucien François a été conseiller d’État (1985 à 1989) et juge à la Cour constitutionnelle de Belgique (1989 à 2004) .
  • par BERNARD POCHET

    Cet ouvrage est une nouvelle édition, revue et largement augmentée, de « Markdown & vous », publié en 2023 sur la plateforme e-publish de l’Université de Liège. L’écriture académique est au centre des activités des scientifiques. Que ce soit pour rédiger un article, un rapport, une présentation ou une participation à un ouvrage collectif, avec l’apparition de l’informatique, les méthodes, les outils et les formats ont beaucoup évolué ces trente dernières années. La machine à écrire est un vague souvenir et pourtant c’est maintenant le traitement de texte, dominé par Word, basé sur le même principe, qui est devenu l’outil principal. Les outils bureautiques proposent aux autrices et auteurs de régler pour eux les questions de format et de méthode avec des outils clé en main qui font progressivement perdre toute autonomie et maîtrise des processus techniques. Pour reprendre la main face à l’impératif fonctionnel et au capitalisme de surveillance de l’industrie informatique, il est indispensable de revoir nos méthodes, outils et formats. Cet ouvrage propose une réflexion sur une approche durable, ouverte et libre qui redonne la pleine maîtrise dans les activités de rédaction. Basé sur le format Markdown, un langage sémantique simple, lisible par les humains et pérenne grâce à sa simplicité syntaxique. Markdown permet de revenir à des méthodes qui vont à l’essentiel en faisant les choses dans l’ordre, écrire, illustrer, éditer puis publier, sans perte de temps et d’énergie inutiles. Le choix de Markdown supprime la dépendance à un logiciel spécifique, comme c’est le cas avec un traitement de texte.

    Bernard Pochet, retraité depuis juin 2024, est titulaire d’un diplôme en sciences psycho-pédagogique (université de Mons), d’un diplôme en sciences de l’information (université libre de Bruxelles) et d’un doctorat (université de Liège). Il a été directeur de la bibliothèque des sciences agronomiques de l’Université de Liège de 1995 à 2020. Maître de conférence en littérature scientifique, il a également été directeur des presses universitaires de Gembloux pendant 25 ans et directeur de publication de plusieurs revues scientifiques. Il a terminé sa carrière comme responsable de la cellule d’édition numérique ouverte de la bibliothèque de l’Université de Liège et responsable de son pôle OpenScience. Il anime actuellement des ateliers de formations à Markdown pour les doctorants.

    Cet ouvrage est le résultat d’une collaboration entre les PUL et ULiège Library.  Version électronique de cet ouvrage à l’adresse : https://e-publish.uliege.be/md2/
  • Itinéraires d’un polygraphe anarchiste par Vittorio FRIGERIO

    Romancier, esthéticien, critique, philosophe, paléontologue, éditeur, militant, sociologue, observateur perspicace et désabusé de son époque, figure omniprésente du milieu libertaire français de l’entre-deux-siècles jusqu’à sa mort en 1958, Gérard de Lacaze-Duthiers a sombré dans l’oubli avec son œuvre. Cependant, ce personnage remuant à l’obstination proverbiale, inventeur du concept d’« artistocratie » — censé mettre l’art et la beauté à la portée de tout un chacun — explorateur des merveilles secrètes de la préhistoire, inspirateur infatigable des autodidactes de la plume qu’il encourage et publie, aborde dans son corpus multiforme des thèmes surprenants à l’actualité encore brûlante.

    Ce volume reconstruit sa vision du monde, depuis sa descente dans l’arène politique et littéraire lors de l’affaire Dreyfus, tout au travers de l’embrasement de la Première guerre mondiale — qui cimentera dans son esprit une détestation profonde de toutes les formes de violence et d’oppression — jusqu’au deuxième après-guerre, mettant en lumière l’évolution de ses passions et de son discours. À rebours du parcours consacré, Lacaze-Duthiers se déclasse volontairement et se rapproche de la galaxie anarchiste, alors en expansion, devenant un de intellectuels les plus actifs de l’aile individualiste du mouvement. Polygraphe infatigable, il inonde les feuilles libertaires de ses analyses, de ses manifestes et de ses anathèmes. On le reconnaît comme une des voix les plus écoutées, les plus cohérentes et intransigeantes du « pacifisme intégral », ennemi juré de toutes les guerres.

    Une première section, explorant la formation, le développement et la réception de sa pensée, est suivie d’une anthologie de morceaux choisis (précédés d’un commentaire explicatif visant à les situer dans leur contexte politique et culturel), depuis son premier article publié jusqu’au tout dernier.

    De bien nombreuses questions traitées dans l’œuvre foisonnante de cet auteur unique en son genre suscitent des échos très contemporains, que les lecteurs inquiets du 21e siècle sauront reconnaître aisément.

    Vittorio Frigerio est professeur émérite de l’Université Dalhousie (Halifax, Canada). Il a publié cinq ouvrages portant sur les rapports entre littérature et anarchisme au 19e et 20e siècles. Il est également spécialiste de l’œuvre d’Alexandre Dumas père, ainsi que romancier et nouvelliste.

  • Les Jeux des anciens et leur réception à l’époque moderne (XVIe–XIXe siècles) édité par Alexandra ATTIA et Véronique DASEN  

    Ce volume est consacré aux gravures illustrant Les Jeux des anciens de Louis Becq de Fouquières, homme de lettres du XIXe siècle, héritier de la tradition encyclopédique des antiquaires du XVIIe siècle, qui a posé les fondations d’une véritable histoire de la culture ludique dans l’Antiquité. L’enquête a visé à identifier les sources des images en remontant aux documents originaux pour évaluer la fidélité des reproductions et l’authenticité des objets illustrés, en confrontant les interprétations du XIXe siècle avec les connaissances actuelles. Une facette méconnue de la réception de l’Antiquité dans la seconde modernité se dévoile — celle d’une histoire du jeu en images, entre savoir antiquaire et regard contemporain.

    Ce volume richement illustré accompagne la réédition commentée des Jeux des anciens dans la même collection. Il est issu des recherches menées dans le cadre du projet ERC AdG Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity soutenu par le Conseil européen de la recherche.

    Introduction

    Alexandra Attia et Véronique Dasen, L’Antiquité en jeu chez Louis Becq de Fouquières

    Partie I. L. Becq de Fouquières et la réception de l’Antiquité

    Michel Manson, Un érudit inattendu : Louis Becq de Fouquières, le premier historien des jeux et jouets de l’Antiquité François Lissarrague et Cécile Colonna, Le traitement des jeux chez les Antiquaires : Louis Becq de Fouquières et ses antécédents Cécile Colonna, Le « Recueil des Monuments antiques» de Jean‑Baptiste Muret (1795‑1866) : documenter et comprendre, une archéologie par l’image Nikolina Kéi, Le vase antique en dessin : jeux et enjeux de lectures plurielles

    Partie II. Jouer dans l’Antiquité: le regard de L. Becq de Fouquières

    1.Des hochets, des jouets et des poupées

    Christophe Vendries, Crepitacula. Les objets sonores et la petite enfance Mirja Lehmann, Le cheval de Troie Chiara Bianchi, Les poupées grecques et romaines de Louis Becq de Fouquières

    2.Des jeux des jeunes filles

    Marie‑Christine Villanueva Puig, L’escarpolette en contexte : à propos de Louis Becq de Fouquières Alexandra Dardenay, Les Joueuses d’osselets d’Alexandros Athenaios. Histoire d’un tableau

    3. Jeux d’imitation

    Laetitia Phialon, Le labyrinthe : un jeu antique ?

    4. Jeux de poursuite et de circumvolution

    Stéphanie Wyler, « Le Jeu compagnon d’Amour» : les Érotes de la Maison des Cerfs

    5. Jeux et exercices de force et de souplesse

    Carina Weiss, Les Érotes au gymnase : une intaille en verre chez Louis Becq de Fouquières

    6. Des jeux d’adresse

    Jochen Griesbach, Le jeu du « plan incliné» Véronique Dasen et Flavien Villard, Louis Becq de Fouquières et le « jeu du porteur»

    7. Des animaux

    Delphine Morana Burlot, Amours à la course sur des boucs Fabio Spadini, L’enfant et le lion

    8. Du trochus

    Samuel Sottas, Le jeu du cerceau

    9. Des jeux de balle

    Laurent Chrzanovski, L’Amour joueur de ballon

    10. Du cottabe

    Alexandra Attia, Démonstration par l’antique. Trois vases italiotes sous le regard de Louis Becq de Fouquières

    11. Jeux périodiques

    Alexandra Attia, Le jeu des outres enflées

    12. Des jeux d’esprit

    13. Jeux divers et jeux inconnus

    14. Des petits jeux de hasard

    Marie-Lys Arnette, Louis Becq de Fouquières, Les Jeux des anciens et l’Égypte

    15. Des jeux de dés

    Ulrich Schädler, Dés et osselets chez Louis Becq de Fouquières

    16. Des jeux d’osselets

    Barbara Carè et Michel Fuchs, La joueuse d’osselets Mirja Lehmann, Médée et ses enfants

    17. Le jeu des douze lignes

    Ulrich Schädler, Les jeux de pions dans l’œuvre de Louis Becq de Fouquières Alessandro Pace, Un fritillus chez Louis Becq de Fouquières

    Postface

    Michel Manson, Louis Becq de Fouquières et les jeux de son époque

    Bibliographie

     
  • Opportunities in Digitising and Promoting Cultural and Research Collections

    par François RENAVILLE, Renaud ADAM and Cécile OGER (eds.)

    How can heritage institutions reconcile the duty to preserve fragile historical collections with the growing demand for open, digital access? This book explores that question through the lens of a European Erasmus Staff Training week, where librarians, curators, project managers, and researchers met to examine the challenges and opportunities of digitising and promoting cultural and research heritage. Opening Up Our Heritage offers a rich overview of current practices, institutional strategies, and collaborative projects that bring rare books, scientific instruments, photographs, and local archives into the digital age. With case studies drawn from across Europe, the Americas, and South Africa, the book highlights how technology can both safeguard and activate collections – ensuring their transmission to future generations while engaging new audiences today. Structured in four thematic parts – Preservation and Digitisation; Data Structuring and Connectivity; Promotion and Showcasing; and Community Engagement – it captures the diversity of approaches and shared ambitions in the cultural heritage sector. A timely and practical resource for professionals and academics alike, this volume sheds light on the dynamic intersection of heritage preservation, digital innovation, and public engagement. Reflecting the University of Liège’s commitment to Open Science, this book is freely available in open access at: https://e-publish.uliege.be/opening-up-our-heritage/

    François Renaville studied linguistics, literature and translation. He currently coordinates the Systems & Data unit at the University of Liège Library. Renaud Adam (PhD, 2011) is a specialist in early modern book history and leads the digitisation unit at the University of Liège Library. He is also an associate member of the Gabriel Naudé Centre (Enssib, Lyon). Cécile Oger (PhD, 2005) is an art historian specialising in the technological and archaeometric analysis of ancient paintings. She curates the manuscript, old and rare book collections at the University of Liège Library.

    Cet ouvrage est le résultat d'une collaboration entre les PUL et ULiège Library.  Version électronique de cet ouvrage à l’adresse : https://e-publish.uliege.be/opening-up-our-heritage
  • Approches et pratiques réflexives en sciences politiques et sociales par CÉLINE PAROTTE (dir.)

    Comment élaborer et mener à bien une recherche qualitative en sciences politiques et sociales ? Cet ouvrage s’adresse à toute personne désireuse d’interroger et d’améliorer le cheminement méthodologique de sa recherche. De manière claire, simple et vulgarisée, de nombreuses méthodes qualitatives de production ou d’analyse de données sont présentées : analyse documentaire, étude de cas, entretien compréhensif, focus group, atelier scénario, méthode Delphi, analyse thématique. Chacun des chapitres comporte des exercices pratiques, des exemples concrets d’application, des tableaux et des figures synthétiques. Plutôt qu’un ensemble de modèles clé-sur-porte, cet ouvrage propose de prendre à bras le corps la myriade de choix méthodologiques et épistémologiques posés par le·la chercheur·e à chaque étape de la recherche. De nombreuses questions essentielles sont abordées pour accompagner les pratiques scientifiques et stimuler la réflexivité à leur égard : quelles sont les différentes manières de produire de la connaissance scientifique ? Quels types de données collecter ? À quelles sources se fier et pourquoi ? Comment et selon quels critères choisir ses méthodes d’enquête ? Comment valoriser et présenter ses résultats scientifiques ? Comment réagir face à la remise en cause des faits scientifiques ? Au fil de l’ouvrage, une idée centrale émerge : la capacité à justifier les choix posés et à convaincre de leur pertinence, mais aussi de leurs limites, est la pierre angulaire d’une démarche méthodologique solide, ouverte et engagée. Des compétences multiples, telles que situer les connaissances scientifiques dans leur contexte, intégrer la relation entre enquêteur·ices et enquêté·es dans l’analyse, sélectionner les données pertinentes à mettre en avant dans la rédaction ou être capable de s’adresser à différents publics dans la communication scientifique, pourront ainsi être mieux comprises et donc plus facilement acquises.

    Céline Parotte est chargée de cours en méthodologie, en analyse et évaluation des politiques publiques au Département de Science Politique de l’Université de Liège. Responsable du pôle « innovations méthodologiques » au sein du Centre de recherches Spiral, ses travaux se situent au croisement des sciences politiques et sociales et des science and technology studies. Son expertise porte notamment sur la gestion et le contrôle des déchets radioactifs, la gouvernance et le déclin des infrastructures industrielles, les méthodes participatives innovantes et l’analyse et l’évaluation des politiques publiques controversées.

  • Chanter la loi

    40,00 
    Performances civiques et rituelles de la norme en Grèce ancienne (VIIe–Ve siècles) Antoine Chabod

    Comment les Grecs des cités antiques prenaient-ils connaissance des lois auxquelles ils devaient se conformer ? Longtemps, la réponse à cette question a construit de prétendus corpus de lois exhaustifs et hiérarchisés, qui auraient remplacé, à haute époque, les traditions rituelles héritées du fond des âges. Mais, si tel était le cas, comment comprendre que les inscriptions normatives des périodes archaïque et classique aient été conçues comme de possibles offrandes à une divinité et gravées sur les murs de temples ou affichées dans des sanctuaires ? De tels constats invalident l'hypothèse selon laquelle ces documents attesteraient l’essor d’une organisation politique strictement rationnelle car séparée de la sphère religieuse. En tenant compte du contexte spécifique de ces affichages, il s’agit ici de repérer toutes les traces d’oralité capables de dire le droit, depuis les actes de langage, comme les verdicts et les serments, jusqu’aux performances rituelles des poètes qui, à l’instar de Solon d’Athènes, prescrivent les bons comportements et dénoncent les malfaiteurs. On découvre alors autant de performances qui disent le droit en se plaçant sous la protection des dieux.

  • Stéphane CUNESCU | Introduction : Formes poétiques de la narration Jan BAETENS | Une bande dessinée de poésie ? Henri CAVALIER | Sur un roman en vers méconnu : Une idylle à Montparnasse, de Donatien Robert Alain CHEVRIER | Métrique d'un roman en vers de Francis Jammes : Jean de Noarrieu Daouda COULIBALY, Didjour KAMBIRÉ | Stylistique et poétique de l’hétérogénéité énonciative dans La Mémoire amputée de Wèrèwèrè-Liking Corentin DELCAMBRE | Contamination et altération du corps-roman dans Peep-show de Christian Prigent Marc DOMINICY | Quand l’évocation parasite le roman : Lewis et Irène de Paul Morand Christine PAGNOULLE | In Parenthesis, a "shape in words" Antoine PIANTONI | Le récit à l’épreuve du poème dans À la ligne de Joseph Ponthus et Classés sans suite de Sophie Martin Emmanuel REYMOND | Déjouer la métaphore par le geste : la poésie en ligne de fuite dans le « roman-point » Anne de Paal-Helge Haugen Marina SALLES | Le roman poétique d’Hélène Bessette « Une seule apparition complète » : dialogue avec Gabriel GAUTHIER, auteur de Space, paru en août 2024 aux éditions Corti | par Stéphane CUNESCU Parole aux poètes Daniel BILOUS | Dialogue de styles Varia Alain CHEVRIER | Gloses sur Chapeaugaga
  • La catégorisation en papyrologie et ses limites Jean-Luc Fournet & Antonio Ricciardetto (éd.) Se définissant comme la science des textes écrits sur des supports transportables par opposition à l’épigraphie, la papyrologie s’est très tôt organisée en deux branches correspondant aux deux catégories fondamentales des sources sur lesquelles elle travaille, à savoir les documents, d’une part, et les livres, d’autre part. Si cette division assez grossière s’explique par la spécificité des sujets abordés dans chaque branche, elle ne rend cependant pas justice à la variété des écrits qui relèvent de l’une et de l’autre, et empêche d’appréhender les corrélations entre les deux domaines. Pire, elle a fini par créer des cloisonnements qui ne favorisent pas une réflexion globale sur la culture écrite des Anciens. L’hyperspécialisation galopante n’a fait que renforcer cette polarité, tandis que ces dernières décennies ont vu émerger une autre catégorie de papyrus, dits « paralittéraires », dont la définition et les contours sont aussi flous que l’est la terminologie qui sert à la désigner. Issu d’un colloque international qui s’est tenu au Collège de France, en décembre 2019, le présent volume est le premier consacré au problème méthodologique de la catégorisation des papyrus. Les treize contributions qu’il rassemble cherchent à comprendre la perception et l’organisation mentale du monde de la culture écrite par les Anciens et l’incidence qu’elles ont eues sur les conceptions que nous nous faisons de ce dernier. Il s’intéresse à l’origine, au caractère opérationnel et à la validité épistémologique de nos catégories modernes en papyrologie, et amène par conséquent le lecteur à s’interroger aussi sur les pratiques éditoriales dans ce domaine. Même s’il prend pour point de départ les papyrus, il élargit la réflexion à d’autres supports, en particulier les inscriptions, ainsi qu’à des époques et à des aires culturelles distinctes de l’Égypte des papyrologues (civilisation mésopotamienne, Égypte pharaonique et Chine ancienne), confrontées, elles aussi, au problème de la classification de leur documentation.
  • Pour une histoire culturelle de la fonction de la responsabilité aquilienne Francesco Saverio TAVAGLIONE De tout temps, les différents ordres juridiques ont dû encadrer les réactions aux comportements illicites et préjudiciables, afin d’éviter que les victimes de dommages illicites ne recourent à une vengeance privée sans limites à l’encontre des auteurs de tels actes. Un instrument juridique d’une telle importance ne saurait être dissocié de la culture propre à la période historique et au lieu où il est en vigueur. C’est pourquoi la présente monographie étudie l’articulation entre les fonctions punitive et réparatrice de la responsabilité aquilienne selon l’évolution du contexte culturel dans lequel celle-ci a été appliquée. La responsabilité aquilienne fut inventée en droit romain, et la première fonction que les jurisconsultes identifièrent est la punition du responsable. Toutefois, l’exigence d’un instrument réparateur fut de plus en plus ressentie au fil du temps, comme en témoignent les théories aristotélicienne, stoïcienne et chrétienne à propos de la nécessité que tout dommage soit réparé. Les Institutes de Justinien reconnaissent ainsi à la responsabilité aquilienne une finalité principalement réparatrice. La primauté de la réparation du préjudice fut approfondie et affinée à l’époque du ius commune, où la dimension morale et religieuse de la réparation (restitutio) fut mise en lumière notamment par Thomas d’Aquin. À partir de la fin du xviiie siècle, l’entrée en vigueur des codifications modernes fut une véritable révolution sur le plan des sources du droit. Bien que ces codes aient été influencés par la seconde Scolastique et l’école jusnaturaliste — deux courants excluant presque toute finalité punitive de la responsabilité aquilienne — plusieurs dispositions codifiées semblent néanmoins sanctionner certains comportements dommageables particulièrement graves ou dangereux. En somme, la responsabilité aquilienne doit trouver un équilibre subtil entre punition et réparation, afin de demeurer un instrument juridique équitable et efficace.
  • Simon CONNOR & Vera Elizabeth ALLEN (ed.) This volume originates from a two-part conference held in 2020 and 2021, jointly organised by eikones – Centre for the Study of the History and Theory of the Image at the University of Basel and the University of Liège. It explores the diachronic reception of pharaonic imagery and the conditions that led to its alteration. Paradoxically, iconoclasm—intended to diminish the power of images—ultimately reinforces the significance of the ever-powerful visual, as it continues to provoke strong emotional responses, whether of veneration or destruction. The study of defaced images reveals discernible patterns, yet no universal rule: acts of iconoclasm are deeply influenced by historical, social, and political contexts. In today’s media-saturated world, their impact is further magnified, as exemplified by the destruction of the Buddhas of Bamiyan or the removal of controversial statues during movements linked to Black Lives Matter and post-colonial. By examining traces of mutilation, this double volume seeks to uncover the intentions and motivations behind these acts. Iconoclasm, however, extends beyond mere destruction—images were often repurposed, modified or even buried to imbue them with new meaning. In many cases, defacement specifically targets relevant or even symbolic features, such as body parts associated with identity, ritual significance, or functions in offerings and fertility rites. The contributors draw upon textual sources, material analysis, and archaeological evidence to interpret these transformations. Ultimately, the perception of altered images remains a subject of debate, often shaped by political and ideological narratives. By adopting an interdisciplinary and diachronic perspective, this volume offers a nuanced exploration of the enduring complexity of image destruction and reinterpretation.
  • Notre visage

    21,00 
    Perception et reconnaissance de soi par SERGE BRÉDART

    Notre propre visage est unique et constitue un important symbole de l’identité personnelle. Dans une société où l’apparence physique détient une grande importance, ce livre tend à cerner les enjeux qui entourent la perception que nous avons de nous-mêmes. En s’appuyant sur divers travaux en psychologie du développement, psychologie cognitive, psychologie sociale, psychopathologie et neuropsychologie, cet essai porte sur les connaissances actuelles relatives à la façon dont nous percevons et reconnaissons notre propre visage. Il examine d’un point de vue scientifique et via une approche multidisciplinaire le développement de la reconnaissance de soi chez l’enfant, mais aussi les particularités de la perception de soi à travers le miroir. Il veillera également à aborder les réactions émotionnelles que suscitent la vision de soi, ainsi que les troubles de reconnaissance et leurs formes très atténuées pouvant apparaître chez des personnes non cliniques. Accompagné d’extraits de romans autobiographiques, cet ouvrage décrypte avec précision les études menées sur le sujet afin que celles-ci soient rendues accessibles à un public curieux d’en apprendre davantage sur ce qui construit la perception de soi.

    Serge Brédart est professeur ordinaire émérite de l’Université de Liège où il a enseigné la psychologie cognitive. Ses recherches concernent les relations entre identité et mémoire. Celles-ci portent sur la perception et la reconnaissance du propre visage mais aussi sur les caractéristiques des souvenirs autobiographiques auxquels nous ne croyons plus. Il a longuement travaillé sur la mémoire des noms propres, en particulier sur la difficulté de retrouver le nom des personnes que nous connaissons. Il est membre de l’unité de recherche PsyNCog (Psychologie et Neuroscience de la Cognition).

  • An Account of the Language and Terminology of Clauses in Greek Legal Documents from Ptolemaic, Roman and Byzantine Egypt Uri YIFTACH This book presents the results of a long-term investigation into the structure of Greek legal documents preserved on papyrus. It provides a clause-by-clause analysis of 281 formulations used in contracts, mostly from Egypt, spanning the early Hellenistic to the late Byzantine period. Designed as both a typology and a research tool, the study is based on the Synallagma database—a digital corpus first created with the support of the Israel Science Foundation and now hosted at the University of Münster. The approach is philological, quantitative, and comparative: each clause is examined for its syntactic form, legal function, and diachronic trajectory. The goal is to uncover the linguistic mechanisms by which scribes encoded rights, duties, and transfers of ownership. As a contribution to legal history and historical linguistics, the book offers an empirical foundation for the study of formulaic writing in antiquity—well beyond the specific body of sources it analyzes.  
  • Éditorial, par Jean-François Gerkens Droit romain Gregor Albers, Condicio creditorum. On Conflicting Obligations in Roman Law Yaiza Araque Moreno, Le cadavre comme gage ou objet de pression: pratique et réglementation en droit romain postclassique Václav F. Dvorský, Fungibles in Roman Law: An Objective or Subjective Concept? Nadja El Beheiri, Der Anspruch eines Flamen Dialis auf einen Sitz im Senat: Eine Erzählung über Recht und Politik (Livius 27, 8, 1–10) Birgit Forgó-Feldner, Wie Frauen römische Geschichte schreiben Respektive: Wie Frauen in die römische Geschichte geschrieben werden Sara Galeotti, La rappresentanza dei collegia: oltre il «prisma deformante» della persona giuridica Amadeus Haux, Local Protection in Purchase Situations. Elements of ‘Consumer Protection’ in the Roman Empire Ido Israelowich, An Outline of Social Change: The Long Life of an Action Against a Fraudulent Land-surveyor Karina Jasmin Karik, On the SC Velleianum: Scope of Application, Roots and Telos Ingemar König, Der Horatierprozess. Livius und Dionysius von Halikarnass im Vergleich Francesco Saverio Tavaglione, La date de la lex Aquilia : un problème simplement chronologique ? Droit byzantin József Benke, Übernahme und Deregulierung synekdochischer römischer Rechtsbegriffe in Basilikenstellen über Geschäfte riskanter Art Mohamed-Arbi Nsiri, L’accès à l’épiscopat à l’époque protobyzantine: le témoignage du Corpus iuris civilis Réception du droit romain Maximilian Funk, Die Rolle des römischen Rechts bei der Entstehung des japanischen Bürgerlichen Gesetzbuchs Chronique de la SIHDA Jean-François Gerkens, Chronique de la 76e session de la Société Internationale Fernand DeVisscher pour lHistoire des Droits de lAntiquité à Helsinki Francesco Saverio Tavaglione, Chronique de la 77e session de la Société Internationale Fernand DeVisscher pour lHistoire des Droits de lAntiquité à Osaka Chronique Ouvrages reçus par la direction
  • Las verdades de una subalternista Kristine Vanden Berghe

    Sobre Cartucho y Las manos de mamá, los dos libros hermanos que escribiera sobre la Revolución mexicana, Nellie Campobello afirmó que en ellos no hacía otra cosa que decir la verdad. Sin embargo, en ambos textos mezcla la realidad y la ficción de tal manera que genera dudas sobre si es más apropiado leerlos en clave literaria-ficticia o histórica-autobiográfica. En ellos la verdad no resiste a la comprobación empírica, sino que debe entenderse como una promesa de representar los hechos a partir de una perspectiva ideológica “verdadera”. Esta perspectiva es consecuentemente subalternista y la autora pinta al pueblo subalterno de tal forma que suscite simpatía hacia su causa.

    Lo logra en primer lugar gracias a sus elecciones formales, entre las cuales destacan la elipsis, el desorden narrativo y la parataxis. Demostramos que estos recursos estilísticos, acordes con el referente del discurso, allegan su obra al estilo primitivo y a la escritura errante, y emparentan su lenguaje con aquel del Antiguo Testamento y los corridos, pero también con la obra de Juan Rulfo de la cual es un antecedente importante.

    A generar comprensión hacia las personas subalternas contribuyen igualmente los retratos que les pinta en términos de afectos. La gente del pueblo, los jóvenes que entran en la Revolución y las personas que sufren hambre representan una comunidad emocional que se deja afectar y que “piensa con el corazón”. Contrasta con otra que, fría y racional, es integrada por quienes ejercen mal su autoridad.

    Entre los personajes de Campobello destaca una galería de mujeres — especialmente la narradora Nellie, su madre Rafaela y Nacha Ceniceros — que se retratan en función de su fortaleza y resiliencia, pero también de su espíritu de venganza y de su vitalismo. Este gusto por la vida y sus placeres apunta a la filosofía del vitalismo de Nietzsche, un filósofo bien conocido y muy leído en el México de su época.

    Los recursos estilísticos y los retratos de sus personajes desde el punto de vista de los afectos son los principales objetos del presente estudio que procura demostrar que en la obra de Campobello vienen estrechamente vinculados estilo e ideología, acciones y emociones, principios políticos y códigos éticos.

    Kristine VANDEN BERGHE es profesora titular de Lengua española y letras hispanas en la Université de Liège. Su investigación se enfoca en la literatura hispanoamericana de los siglos XX y XXI, con un énfasis en la narrativa mexicana y colombiana. Ha publicado artículos en numerosas revistas académicas y en esta serie “Littératures” ha editado con Catalina Quesada el volumen titulado El libro y la vida (2019) sobre la obra de Héctor Abad Faciolince; y, con Nicolas Licata y Yanna Hadatty Mora, Tradición y transgresión (2023), acerca de la escritora Guadalupe Nettel. Después de Homo ludens en la revolución (Iberoamericana/Vervuert/Bonilla 2013), este es el segundo libro que dedica a la obra de Nellie Campobello.

  • Contributions préparées pour le VIe colloque international de médecine vétérinaire antique et médiévale (Liège, 26-28 mars 2020) Textes rassemblés et édités par Marie-Hélène Marganne & Antonio Ricciardetto

    Le présent volume rassemble des contributions préparées pour le VIe colloque international de médecine vétérinaire antique et médiévale, qui aurait dû avoir lieu du 26 au 28 mars 2020 à l’université de Liège, si les mesures de confinement liées à la pandémie de COVID-19 n’avaient pas contraint à son annulation. Organisé autour du thème « Éditer, traduire et commenter les textes vétérinaires de l’antiquité et du moyen âge  », il a pour but d’étudier les modalités de la transmission des écrits vétérinaires. Les onze contributions qu’il rassemble illustrent les trois axes majeurs de l’édition scientifique : l’heuristique, à la recherche des manuscrits et des papyrus (A. Ricciardetto), et surtout l’ecdotique et l’herméneutique, avec plusieurs articles qui s’efforcent de reconstituer les sources d’un auteur ou d’une œuvre antiques, voire l’état de l’art vétérinaire à une époque donnée (V. Gitton-Ripoll, E. Beaujard), tandis que d’autres sont relatives à la lexicographie (M.-H. Marganne, M.T. Santamaría Hernández). Ces axes sont aussi représentés par les contributions consacrées aux textes de la période médiévale (M. Schwarzenberger, M. Pagano, A. Smets et B. Van den Abeele). Une attention particulière est accordée aux images qui, alors qu’elles donnent à voir directement l’animal, sa maladie et son soignant, sont généralement négligées dans les travaux sur l’histoire de la médecine vétérinaire (D. Gourevitch et F. Vallat, P. et L. Morpurgo).

    Comme le montre P.P. Koemoth dans ce qui restera son ultime article, la transmission des prescriptions et réceptaires peut parfois se perpétuer durant plusieurs millénaires, de l’Égypte pharaonique à aujourd’hui. C’est à la mémoire de ce regretté collègue, décédé en 2020, qu’est dédié le volume, qui inclut aussi l’In memoriam rédigé par S.H. Aufrère.

    Marie-Hélène Marganne est directrice honoraire du Centre de Documentation de Papyrologie Littéraire (CEDOPAL) de l’Université de Liège, où elle a enseigné la papyrologie littéraire, la paléographie grecque et la langue grecque jusqu’en 2020. À la fois philologue classique, papyrologue et historienne de la médecine, elle est l’auteur de nombreuses publications sur les papyrus médicaux, l’histoire de la médecine gréco-romaine et byzantine, le livre et les bibliothèques antiques. Initiatrice de l’édition électronique du Catalogue des papyrus littéraires grecs et latins du CEDOPAL (Mertens-Pack3), elle a créé la collection des Cahiers du CEDOPAL et celle des Papyrologica Leodiensia.

    Antonio Ricciardetto est chargé de recherche au CNRS, rattaché à l’UMR5189 HiSoMA (Lyon). Soutenue à l’Université de Liège, sa thèse de doctorat a porté sur des papyrus documentaires grecs de médecine. Poursuivant des recherches en papyrologie et en histoire de la médecine, il est l’auteur de nombreuses publications dans ces domaines, dont une édition de l’Anonyme de Londres, un papyrus médical grec du Ier siècle apr. J.-C. (Liège, 2014 ; Paris, 2016).

  • Polythéisme et paysages onomastiques

    Sylvain LEBRETON

    Dans le cadre de leurs cultes, les dieux et les déesses des Grecs reçoivent des épithètes dont le nombre et la diversité participent du caractère fondamentalement polythéiste du système religieux hellénique. Au cœur de cette richesse onomastique, qui caractérise nombre de divinités, Zeus est incontestablement le mieux doté, quantitativement aussi bien que qualitativement. Une telle abondance de dénominations constitue dès lors un moyen d'accès à une meilleure connaissance de la morphologie de Zeus, tout autant qu’un défi à sa cohérence en tant que puissance divine. C’est notamment le cas à Athènes, dont la documentation, un peu moins lacunaire qu’ailleurs, permet un examen systématique et contextualisé de l’ensemble des épithètes cultuelles du dieu. Une telle étude rend compte tant de la pluralité des domaines d’intervention de celui qui est entre autres 'Au-sommet’ (Epakrios), ‘Des-bornes’ (Horios), ‘Des-biens’ (Ktèsios) ou ‘Olympien’ (Olumpios), que de la multiplicité des logiques à l’œuvre dans ses modes d’action. Elle témoigne également de la place structurante de Zeus au sein du panthéon d’une cité dominé par Athéna, dont la position tutélaire est indéniablement soutenue par le déploiement des fonctions de son père.

     
  • Kernos 37

    90,00 

    Éditorial

    Actes du XVIe colloque international du CIERGA (partim) Des dieux, des jeux – et du hasard ?

    Vinciane PIRENNE-DELFORGE, Tychè en famille : généalogies et profil divin (Résumé/Abstract) Paulin MAILLARD, Aux origines des attributs de Tychè (Résumé/Abstract) Marco VESPA, Un tripot dans le sanctuaire ? Les skirapheia et le culte d’Athéna Skiras : une construction savante d’époque impériale (Résumé/Abstract) Véronique DASEN, Athéna en jeu. Actualité des débats antiquaires du XIXe siècle sur une partie de Pente Grammai dans la céramique grecque (Résumé/Abstract)

    Dossier : La notion de « polis-religion » à l’épreuve des normes et de l’autorité religieuse

    Vinciane PIRENNE-DELFORGE, Antoine CHABOD, En guise d’ouverture Carmine PISANO, The polis-religion in the mirror of exousia: sources of authority in Greek ritual norms (Résumé/Abstract) Paulin ISMARD, Des cultes en partage : les acteurs de la polis-religion (Résumé/Abstract) Antoine CHABOD, Ni magistrat, ni prêtre ? Les énonciateurs des lois entre normativité civique et pratiques rituelles en Grèce archaïque et classique (Résumé/Abstract) Emily KEARNS, ‘Learning my instructions, Orestes…’: who authorises worship in the Greek world? (Résumé/Abstract) Robert PARKER, Dionysus and polis religion (Résumé/Abstract) Nicole BELAYCHE, Autorités sacerdotales et expériences religieuses individuelles en Anatolie d’après des objets-stèles inscrits (Résumé/Abstract) Paul COURNARIE, La religion de l’appartenance. Normes rituelles, autorité et société dans les cérémonies d’accueil de l’époque hellénistique (Résumé/Abstract) Francesco MASSA, La polis-religion dans l’Antiquité tardive : une notion pertinente pour l’empire romain du IVe siècle de notre ère ? (Résumé/Abstract)

    Varia

    Roy VAN WIJK, Take me to the River: Sanctuaries, Connectivity, and Genealogy in Southern Boiotia and Euboia (800–300 BCE) (Résumé/Abstract) Evan VANCE, Apollo Patroios on Aegina (Résumé/Abstract) Kyle MAHONEY, The Arcadian Nymph Anthrakia and the Lignite Deposits of the Megalopolis Basin (Résumé/Abstract) Chris ATKINS, In a Dark and Glistening Land: Ritual Hexameters, Curse Tablets, and Sacred Rites in Classical Sicily (Résumé/Abstract)

    Chronique des activités scientifiques

    Epigraphic Bulletin 2021 Chroniques bibliographiques
  • Explorations sur l’intelligence artificielle, le métavers, la blockchain et le marketing d’influence par NICOLAS NEYSEN (dir.)

    Cet ouvrage rassemble des contributions de chercheurs et chercheuses qui s’intéressent de près à l’évolution récente des technologies numériques. Parmi celles-ci, on retrouve, sans surprise, l’intelligence artificielle (IA). Avec l’avènement des IA génératives, de nombreuses questions ont refait surface, telles que l’impact sur l’emploi et la capacité des IA à remplacer le travail humain, le risque d’aggraver davantage l’impact environnemental et de nuire à la transition durable, ou encore l’aptitude à pouvoir prédire l’avenir à partir de calculs complexes réalisés sur la base de grandes quantités de données. Tout cela est abordé dans les premiers chapitres de l’ouvrage. La suite traite d’autres technologies numériques tout aussi intéressantes, comme le métavers, la blockchain, mais aussi des réseaux sociaux, notamment au travers du phénomène du marketing d’influence. Rédigé dans un style clair et abordable, cet ouvrage a pour objectif d’éclairer le grand public sur des aspects parfois méconnus du numérique, en veillant à toujours poser un regard critique sur cet univers en perpétuelle mutation.

    Titulaire d’un doctorat en Sciences économiques et de gestion de l’Université catholique de Louvain, Nicolas Neysen est le directeur du Digital Lab à HEC Liège, où il enseigne la stratégie aux étudiants de 3ème année en bachelier. Il est également Professeur auprès du Département des Sciences de la Santé Publique (DSSP) de la Faculté de Médecine de l’Université de Liège, où il enseigne le management stratégique et la transformation numérique du secteur de la santé. Nicolas est également le directeur académique du programme MBA International pour HEC Liège à Luxembourg. Il est l’auteur de Stratégie des organisations (DeBoeck Supérieur, 2017) et le co-auteur de Platform Strategies (Routledge, 2023).

    --------------------------------------- TABLE DES MATIÈRES Remerciements Introduction Nicolas Neysen                                                                                                                                                                                               Les technologies numériques et la recherche Comprendre la digitalisation Plan de l’ouvrage Liste des acronymes utilisés dans cet ouvrage Chapitre 1 – Les enjeux de l’IA en matière d’emploi, de tâches et de compétences Giseline Rondeaux Introduction Les impacts de l’IA sur l’emploi Les impacts de l’IA sur les tâches Les impacts de l’IA sur les compétences Des résultats contrastés sur le terrain Conclusion Chapitre 2 – L’IA au coeur de la double transition environnementale et numérique Djida Bounazef Introduction Une nécessaire prise de conscience Une IA aussi puissante qu’énergivore L’IA au service de la durabilité ? Jouer la carte de l’écoconception Une utilisation raisonnée de l’IA L’IA au coeur des politiques publiques Une IA plus cadrée en Europe Et la Wallonie dans tout ça ? Conclusion Chapitre 3 – Le traitement automatique du langage naturel et son potentiel pour les entreprises Judicaël Poumay Introduction Le NLP, un sous-ensemble de l’IA La détection des anomalies L’anticipation des tendances Limitations et recherches futures Conclusion Chapitre 4 – Les multiples facettes du métavers Louise Denef et Michaël Schyns Introduction Un aperçu historique et théorique du phénomène Notre définition État actuel : acteurs et cas d’usage Un cas d’étude Conclusion Chapitre 5 – Les vulnérabilités de la blockchain et du Bitcoin Benoît Donnet et Vincent Jacquot Introduction Les concepts fondamentaux Méthodologie Résultats Conclusion Chapitre 6 – La question éthique dans le marketing d’influence Nadia Steils Introduction Le marketing d’influence La problématique de l’éthique dans le marketing d’influence L’éthique, une perception différente selon les acteurs Conclusion Présentation des auteurs Table des matières
  • Acteurs, enjeux et perspectives par SEBASTIAN SANTANDER

    Face à un monde en constante mutation où les bouleversements s’opèrent selon une cadence rapide et où les repères se déplacent continuellement, appréhender les dynamiques qui animent et façonnent la vie politique internationale devient fondamental. Le lecteur y trouvera de nombreuses clés qui lui permettront de saisir la globalité et la complexité croissante de la réalité contemporaine. Il découvrira les différentes grilles d’interprétation du monde et explorera les tendances à long terme qui lui offriront l’opportunité de mieux comprendre l’évolution du système international dans le temps, depuis la paix de Westphalie jusqu’à nos jours. Il se familiarisera également avec les jeux et enjeux internationaux. Il y décryptera le rôle exercé par les multiples acteurs et observera comment États, institutions internationales, entreprises multinationales, opérateurs financiers, organisations non-gouvernementales, mouvements sociaux ou acteurs illégaux agissent pour influencer et déterminer le jeu des affaires mondiales. Il décodera également les grands enjeux contemporains qui rythment les préoccupations des acteurs et découvrira comment des défis comme les conflits armés, la prolifération nucléaire, la mondialisation, l’urgence climatique et environnementale ou l’essor fulgurant des intelligences artificielles impactent le comportement des acteurs et transforment la scène internationale. Que vous soyez étudiant, professionnel ou passionné par les relations internationales, cet ouvrage vous permettra de prendre du recul, d’acquérir davantage de perspective et vous servira de boussole pour mieux explorer et comprendre les mécanismes complexes de notre village planétaire.

    Sebastian Santander est professeur ordinaire de science politique et de relations internationales à l’Université de Liège où il dirige le Center for International Relations Studies (CEFIR) et est membre associé du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il est docteur en science politique de l’Université libre de Bruxelles (ULB) où il a travaillé comme chercheur-enseignant durant de nombreuses années et a réalisé un postdoctorat à l’Université de Maastricht. Il a été professeur invité au Collège d’Europe de Natolin, à l’Université de Maastricht et dans de nombreuses autres universités comme à Bogota, à Brasilia, à Bruxelles, à Cluj-Napoca, à Hangzhou, au Havre, à Leuven, à Lima, à Louvain-la-Neuve, à Lubumbashi, à Porto Alegre ou à Rouen.

  • Volume II Crossing Boundaries This book is the second in a series of volumes designed to provide a detailed overview of the New Kingdom hieratic materials preserved in various museums and public collections around the world. Each volume is arranged geographically and proceeds in alphabetic order—continent by continent and country by country. Volume 2 contains overviews (and case studies) of 13 European museums and collections, including the French National Library (BnF, Paris), the Louvre (Paris), the Museo Egizio (Turin), the Rijksmuseum van Oudheden (Leiden), and the Vatican Museums. The endeavour is directly connected to the interdisciplinary project Crossing Boundaries: Understanding Complex Scribal Practices in Ancient Egypt, a joint venture of the University of Basel, the University of Liège, and the Museo Egizio (Turin). Since 2019, the Crossing Boundaries project has targeted the rich papyro­logical materials from the village of Deir el-Medina (c. 1350–1050 BCE) held in the Museo Egizio, seeking to enhance our understanding of the scribal practices that lie behind the production of the texts from this community. The driving methodological motto of Crossing Boundaries has been to adopt a contextualized approach to these written documents. As progress was made on the Deir el-Medina materials, the need to develop a clearer picture of all the ­hieratic texts available from the same period quickly became evident, which is met by the present publication. Table des matières L’ouvrage complet est disponible en open access à l’adresse suivante : https://doi.org/10.25518/978-2-87562-432-1
  • Sous la direction de Valérie HENRY, Germain SIMONS et Dominique VERPOORTEN L’ouvrage présente différents obstacles qui empêchent, freinent ou… déclenchent l’apprentissage. Dans une perspective résolument constructive, il fournit des pistes pour mieux comprendre et aborder cet enjeu central du métier d’enseignant et de formateur. La première partie de l’ouvrage analyse des obstacles relatifs à l’interaction entre l’apprenant et le savoir. Ces « obstacles épistémologiques » (Bachelard, 1938) ou ces « bottlenecks » (Pace, 2017), inhérents à la construction de l’expertise disciplinaire, représentent des enjeux didactiques majeurs. La deuxième partie se penche sur des obstacles relatifs à l’interaction entre l’enseignant et l’apprenant, qui mettent en évidence l’activité enseignante et ses conséquences sur l’apprentissage. La troisième partie cible des obstacles dont la saisie doit s’envisager dans l’interaction avec un contexte spécifique. Ancré tant dans les didactiques disciplinaires que dans les sciences de l’éducation, l’ouvrage offre des contributions américaines, belges, brésiliennes, canadiennes, françaises, suisses qui abordent tous les niveaux d’enseignement, du primaire à l’enseignement supérieur. Il intéressera chercheurs en éducation, formateurs d’enseignants, concepteurs de prescrits (référentiels, programmes) et auteurs de manuels.
  • Sous influence

    30,00 
    Avec Jean-Pierre Bertrand édité par Laurent DEMOULIN, Justine HUPPE, François PROVENZANO et Denis SAINT-AMAND « Je voudrais également terminer en disant qu’il y a certes pour moi dans cette question de l’influence de l’intérêt intellectuel, littéraire, philosophique, vous ­l’aurez deviné. Mais il y a peut-être aussi de l’intéressement psychologique, affectif, social aussi (comprenne qui pourra) : c’est que l’influence — et la littérature nous l’enseigne au mieux — touche à notre identité, à ce dont nous sommes faits, à ce qui nous constitue au cours d’une existence, à savoir ce mixte et cette pluralité de voix qui parlent en nous, d’images qui nous façonnent, de conduites qui nous construisent, de modèles qui nous habitent. Occasion pour moi de saluer quelques-uns parmi vous ici présents qui ont immanquablement joué ces rôles d’influenceurs, qu’ils soient parents, amis, professeurs, collègues. » C’est par ces mots que, le 7 mars 2019, Jean-Pierre Bertrand terminait sa leçon inaugurale à la Chaire Francqui décernée par l’université de Namur, et consacrée à « L’influence en littérature », le grand chantier de recherche qu’il ouvrait alors. Son décès inopiné, en mars 2022, a laissé ce projet inachevé et nous a plongés dans un état de tristesse et de sidération. Ce volume voudrait rendre hommage à Jean-Pierre Bertrand et poursuivre ses réflexions, en reprenant avec lui les idées et les manières de faire auxquelles il nous a fait tenir. Les contributions ici rassemblées proviennent de collègues et d’ami·es qui l’ont connu, et ont voulu cultiver son influence. Sous forme d’influx, en s’inspirant de ses hypothèses de travail pour les mettre à l’épreuve de nouveaux terrains. Sous forme de reprises, en essayant de prolonger des pistes qu’il a ouvertes. Sous forme d’échos, en renouant les liens humains, toujours vivants, qui rendent son travail si personnel, et si attachant.
  • édité par Pierre OUTERS, Germain SIMONS et Anne-Catherine WERNER Cet ouvrage collectif a été réalisé en hommage à Daniel Delbrassine, chargé de cours honoraire dans les domaines de la didactique du français langue première et de la littérature pour la jeunesse à la faculté de Philosophie et Lettres de l’université de Liège. Le volume est divisé en deux parties. La première reprend huit textes rédigés par des collègues de Daniel, témoignages d’un ordre plus personnel qui démontrent le caractère riche et diversifié de la carrière et de la personnalité de celui-ci. La seconde partie propose dix contributions à vocation scientifique, en lien avec les centres d’intérêt professionnels de Daniel, ce qui explique la sous-division de cette partie en deux chapitres. Le premier est consacré à la littérature pour la jeunesse et le second à différentes didactiques disciplinaires : la didactique du français langue première, de l’histoire, de la philosophie et des langues modernes, disciplines que Daniel a côtoyées tout au long de sa carrière et pour lesquelles il a manifesté un vif intérêt.
  • Articles – Artikels Arnaud Amilien, Quand les motifs mythiques soulignent l’évolution d’un personnage. Le cas de Cyrus chez Hérodote Miriam A. Valdés Guía, El juicio por el Ática: Cecrópidas, Thriai y el voto femenino en Atenas arcaica Christian San José Campos, Ptolemy I and the West. Exemplifying an Unfinished Policy and the Creation of the Western Clause in Alexander’s Hypomnemata Paola Dardano, Strategie di traduzione nei testi biblici. I genitivi assoluti greci nelle traduzioni latine dei Vangeli Georgios Vassiliades, “Don’t Call Me a Monarch!” Truth and Authority in Tiberius’ recusatio imperii (Tacitus, Annales I, 7–13) Simon Lambert, Entre Μάρκος (Ἀντωνῖνος) ὁ φιλόσοφος et Divus Marcus. Étude de l’évolution de l’image posthume de Marc Aurèle et de la (re)construction du souvenir d’un philosophe Jean-Yves Strasser, L. Egnatius Victor Lollianus, de Sardes à Athènes et Nicomédie Mélanges – Miscellanea – Short Notes Marco Gemin, Animali selvaggi e fantastici nel Politico di Platone Fulvio Beschi, Nota a Ov., Am. I, 6, 23 Comptes rendus – Recensies – Book Reviews
  • Actes du colloque en l'honneur du 120e anniversaire de la naissance de Georges Simenon, dans le cadre du festival Le Printemps de Simenon, 8-10 mars 2023 Jean-Louis DUMORTIER (éd.)

    Printemps 2023. Liège fête le cent-vingtième anniversaire de la naissance de Simenon et l’Université s’associe aux festivités en organisant, sous la direction du professeur Benoît Denis, un colloque consacré à l’actualité d’un des romanciers majeurs du XXe siècle. Simenon a cessé d’écrire de la fiction à l’époque où s’opérait une mutation culturelle de grande ampleur, dont les manifestations affleurent dans ses derniers romans, mais la plupart de ses  histoires sont imprégnées par un esprit du temps aujourd’hui révolu. Cependant l’intérêt pour son œuvre faiblit beaucoup moins que celui que l’on prête à bon nombre de ses illustres contemporains. Cela tient, bien sûr, à un art de raconter de plus en plus dépouillé, concentré et tendu, propre à plaire à un lectorat friand d’une narration sans « graisse », elliptique, marquée au coin de la fatalité et laissant au lecteur une grande marge d’interprétation. Simenon a laissé une discrète descendance littéraire, mais ses émules ont le soin d’éviter que sa statue leur fasse trop d’ombre. La pérennité de son succès tient notamment à la célébrité du personnage du commissaire Maigret, très vite associé à la personne de son créateur, mais l’intérêt va grandissant pour la part de l’œuvre — quantitativement la plus importante — qui ne relève pas de la littérature « de genre ». L’actualité de Simenon tient aussi aux traductions et aux adaptations de ses romans dans maints pays et sous diverses formes artistiques, auxquelles s’ajoutent aujourd’hui des entreprises inédites de promotion muséographique : de très nombreux « passeurs » contemporains, moins soucieux d’une fidélité à la lettre des histoires que d’un rendu d’atmosphère ou de mentalité, trouvent dans la fiction simenonienne une source d’inspiration qui ne semble pas près de tarir.

    Jean-Louis DUMORTIER, professeur ordinaire honoraire de l’université de Liège, a dirigé de 1999 à 2014 le service de Didactique du français. Actuel directeur de la revue Traces, il a consacré à Simenon, entre 1985 et aujourd’hui, une vingtaine d’articles et trois livres.

  • Avant Hergé

    45,00 
    Étude des premières apparitions de bande dessinée en Belgique francophone (1830–1914) Frédéric PAQUES La plupart des livres traitant de l’histoire de la bande dessinée belge ne font que survoler rapidement l’époque pré-hergéenne. Partant de ce constat, le présent ouvrage dresse un état des lieux de la production d’art séquentiel entre 1830 et 1914 en Belgique francophone. Qui en étaient les éditeurs et créateurs ? À qui était-elle destinée ? Quelles en étaient les caractéristiques ? Et, en définitive, une « école belge » de bande dessinée existe-t-elle avant Hergé ? Pour répondre à ces questions, ce livre envisage les productions belges francophones dans leur diversité : du premier album édité en Belgique, Le Déluge à Bruxelles, aux planches satiriques de Félicien Rops, des pages politiques parues dans la gazette bruxelloise Les Corbeaux aux scénettes absurdes de jeunes artistes liégeois dans Caprice-Revue, des publicités narratives des magazines nationaux aux blagues enfantines de l’imagerie populaire Gordinne. Dans ce flot d’images, quelques auteurs se distinguent par leur maîtrise, leur originalité ou l’abondance de leur production, comme Auguste Donnay, Henri Cassiers, Victor T’Sas ou Georges Ista.
  • Ludic Images from Ancient Greece Véronique DASEN

    For two centuries, from the middle of the 6th century to the end of the 4th century BCE, hundreds of scenes of play were depicted on Attic and South Italian vases. They bring to life warriors, children, girls and boys enjoying a large variety of ludic activities—boardgames, ball games, hoop games, spinning tops and swings. This book explores how the experience of play can shed new light on the dynamics of Archaic and Classical Greek society, its norms, values and imagination. Vase-painters offer us a different way of thinking about youth, love, life passages, competition, performance, with a particular relation to luck and risk. This journey through ludic images begins in the Archaic period, with the depiction of two soldiers, heavily armed, relaxing in war, demonstrating their complicity, wisdom and strategic skills by playing a boardgame. It ends with children's entertainment in a festive setting in the late 5th and early 4th centuries BCE. Throughout this period, vase-painters praise the physical beauty of young men training to be the best in the gymnasium and of girls competing or exercising their agency to propitiate the gods for a happy wedding.

    This lavishly illustrated volume is based on the research carried out in the ERC Advanced Grant project Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity, supported by the European Research Council. Véronique DASEN is Professor of Classical Archaeology at the University of Fribourg (CH) and member of the AnHiMA Centre in Paris (UMR 8210). Her research focuses on the anthropology of images and material culture in the Greek and Roman worlds.
  • Trois enquêtes Denis SAINT-AMAND De Madame de Genlis à Éric Chevillard, en passant par Balzac, les frères Goncourt ou Nathalie Sarraute, les écrivains mettent souvent le monde littéraire au centre de leurs fictions, actualisant des motifs tels que les découragements du jeune poète à la recherche d’un éditeur, les jalousies des pairs ou l’angoisse de la page blanche. Pariant sur le fait que ces récits contiennent un savoir spécifique sur l’activité littéraire et sur les conditions qui la rendent possible, le Groupe de Recherche sur les Médiations Littéraires et les Institutions (le Gremlin) a lancé et animé le projet de recherche « Figurations romanesques du personnel littéraire en France, 1800–1945 ». Cet essai témoigne des possibilités offertes par la base de données réalisée dans ce cadre, à la faveur de trois enquêtes liées à des questions qui se sont présentées durant cette recherche collective : la première porte sur la figuration des femmes de lettres au XIXe siècle, la deuxième sur les œuvres imaginaires (ces projets plus ou moins aboutis de livres dans le livre), la troisième sur les romans de l’échec littéraire.
  • L’envoi en possession en droit romain classique Adrian HÄUSLER Assurer la conservation de biens, faire pression sur un citoyen récalcitrant, punir un certain comportement, permettre l’exécution d’une prétention, voilà autant d’objectifs poursuivis par l’envoi en possession (missio in possessionem), une mesure emblématique du droit prétorien. Le présent ouvrage offre la première investigation complète sur une institution jusqu’ici souvent traitée de façon marginale dans la littérature juridique. D’abord conçue comme une saisie provisoire du patrimoine du débiteur dans le cadre de l’exécution forcée, la funeste mesure s’est assouplie et a investi l’ensemble de l’ordre juridique romain dans des domaines aussi variés que les droits des successions, de la famille ou du voisinage. Le recensement d’un large panel de sources, parfois regrettablement lacunaire, permet à l’auteur d’apporter un éclairage nécessaire sur l’existence et les modalités des différentes causes d’envoi en possession fixées ou non dans l’édit du préteur. À cet égard, une nouvelle reconstruction de portions de l’édit perpétuel se voit proposée. L’évolution de la terminologie juridique, la procédure applicable, les conséquences pour le débiteur ainsi que le régime de droits et d’obligations liant les parties durant l’envoi en possession font également l’objet d’une analyse approfondie. L’examen démontre que, malgré une grande diversité de cas d’application due au développement de la législation prétorienne et à la créativité des jurisconsultes, l’envoi en possession a maintenu un caractère uniforme en droit romain classique et constitue une institution fondamentale pour le fonctionnement de l’édifice judiciaire romain.
  • Zoé PITZ

    En Grèce ancienne, le sacrifice d’un animal domestique avait une portée alimentaire, mais était surtout un acte rituel destiné à interagir avec le monde supra-humain. Dans le cadre de sacrifices offerts par des particuliers, le choix de l’animal était généralement laissé au sacrifiant en fonction de ses moyens financiers. En revanche, pour les sacrifices accomplis dans le cadre de cultes officiels et publics, la sélection de l’animal faisait l’objet d’une réglementation stricte. Les normes rituelles constituent un corpus particulièrement adapté à l’étude des associations rituelles entre dieux et animaux : ces inscriptions produisent en effet de nombreuses prescriptions concernant les caractéristiques des animaux offerts en contexte public, comme leur espèce, leur sexe, leur âge, et même parfois leur couleur. Cependant, les règlements cultuels ne disent rien du fondement de ces choix. Quels étaient dès lors les critères qui justifiaient la sélection d’un animal plutôt qu’un autre pour une divinité donnée ? Cette question se trouve au cœur de l’ouvrage, qui entend ainsi contribuer à une meilleure compréhension des pratiques sacrificielles grecques à l’échelle panhellénique, mais aussi locale.

    Table des matières (PDF)
  • Manifeste par ARNAUD THÉVAL

    Arnaud Théval investit la prison comme lieu de recherche artistique. Tel un anthropologue, il s’y immerge pour observer ses règles, rituels et interactions. À travers la photographie, il dépasse le documentaire en impliquant les acteurs dans des mises en scène qui révèlent autrement ce lieu souvent opaque. En dialogue avec le philosophe Alain Kerlan dans L’art d’aller en prison, Arnaud Théval interroge le pouvoir des images. Ses oeuvres, là où les rôles vacillent, défient les stéréotypes et dévoilent des impensés.

    Artiste, photographe et écrivain, oeuvrant sur des enjeux de représentations politiques des espaces publics, des groupes et du vivant, Arnaud Théval est l’auteur de nombreuses réalisations et publications sur et dans les institutions pénitentiaires, hospitalières et scolaires impliquant les « habitants » de ces organisations sociales.

  • Parole et sons

    24,00 
    Une succession de phénomènes physiques par ALAIN SERET

    Parole, musique, son, comment naissent-ils, se propagent-ils et deviennent-ils sensation sonore ? Par toute une série de phénomènes naturels donc de phénomènes physiques. Cet ouvrage emmène son lecteur et sa lectrice à leur rencontre en les décodant tout en évitant des aspects mathématiques qui dépassent la simple arithmétique.

    Alain Seret est licencié en sciences physiques et docteur en sciences. Son domaine de recherche est celui de l’imagerie médicale et plus particulièrement de la médecine nucléaire. Il participe à l’enseignement des bases de la physique et de l’imagerie médicale en faculté de médecine, faculté de médecine vétérinaire et faculté des sciences depuis 1999 et plus récemment à celui des bases physiques du son dans le cadre d’un cursus universitaire en logopédie.

  • Despentes et la destruction de l’identité Louis-Thomas Leguerrier

    Ce livre aborde l’omniprésence du punk rock dans les romans de Virginie Despentes afin de montrer comment ceux-ci partent de la représentation du punk en tant que phénomène culturel et genre musical pour aboutir au punk en tant qu’expérience du langage, en tant que manifestation dans le langage de cette expérience que j’appelle la « destruction de l’identité ».

    Cette transposition d’une expérience musicale sur le langage et la production littéraire est analysée à partir de la figure du chantier littéraire, tirée du livre éponyme de Monique Wittig. Le chantier, cet espace où les choses existent à l’état de matériel pas encore formé, désigne ici une capacité à approcher le langage comme un matériel flexible, malléable, qui permet de déformer ce qui, dans tout discours, se présente comme déjà formé. C’est à partir de cette figure du chantier littéraire qu’est pensée, dans un premier temps, ce qui constitue le fond de la punk rock théorie, à savoir la conception du punk comme langage de la destruction. Le mot « punk », dans le chantier où travaille Despentes, se voit non seulement dépouillé de sa signification conventionnelle, il nomme aussi le projet consistant à envisager chaque chose à l’aune de la destruction du sens qu’on lui assigne habituellement.

    Le premier chapitre, « Dans le chantier de Virginie Despentes », explore les affinités entre la production esthétique de Despentes et cette figure du chantier littéraire. Les trois chapitres suivants déclinent ensuite les modalités par lesquelles le punk, chez Despentes, se fait langage de la destruction : la fluidité, la dichotomie et la révélation. Si la modalité de la fluidité met en scène la pacification (toujours provisoire et à refaire) des conflits et le brouillage des catégories identitaires au sein de l’espace utopique et sans contours ouvert temporairement par le punk, la modalité de la dichotomie se réalise dans le déploiement d’une langue où résonnent les sonorités de la lutte de classe et de l’affrontement entre des oppositions tranchées. La modalité de la révélation, qui concerne la réception individuelle et collective du punk comme expérience extrême, manifeste quant à elle l’axe vertical et transhistorique qui permet de propulser les modalités de la dichotomie et de la fluidité sur l’axe horizontal de l’histoire. Dans l’éclair d’une révélation qui fait table rase des identités, le punk tel que le conçoit Despentes donne accès ici et maintenant à une expérience préfigurant un nouveau contrat social, au sein duquel le fait de passer outre les catégories identitaires ne serait plus aveuglement devant la violence du monde, mais jubilation de la fluidité retrouvée dans un monde submergé par la puissance du King Kong de Despentes, qui représente le « chaos d’avant les genres […], au-delà de la femelle et au-delà du mâle, à la charnière entre l’homme et l’animal, l’adulte et l’enfant, le bon et le méchant, le primitif et le civilisé, le blanc et le noir (Despentes, King Kong théorie, 120-122) ».

    Louis-Thomas Leguerrier vit et enseigne la littérature à Montréal. Il a publié Entre Athènes et Jérusalem : Ulysse au XXe siècle, aux éditions Hashtag en 2019. Punk rock théorie est son deuxième livre.

  • La Questure

    49,00 
    Histoire d’une magistrature de la République romaine (264–27 av. J.-C.) Grégory Ioannidopoulos La vision traditionnelle de la questure, magistrature romaine dont les titulaires sont supposés n’avoir exercé que de basses fonctions financières et techniques, est toujours tributaire du désintérêt avec lequel les auteurs anciens en ont traité. Cette opinion fut encore renforcée par l’interprétation, à la fin du XIXe siècle, de Theodor Mommsen dans son maître ouvrage, Le Droit public romain (Römisches Staatsrecht) : jeunes gens sans envergure ni expérience, les questeurs n’auraient été que les auxiliaires d’autres magistrats, en premier lieu des consuls. Ainsi s’expliqueraient leur subordination et l’hétérogénéité, pour ne pas dire la confusion, de leurs fonctions. Depuis quelques décennies cependant, les institutions de l’Antiquité, notamment de la République romaine, ont fait l’objet d’un vaste mouvement de révision, dans une approche plus souple, aussi sensible aux évolutions et aux ruptures qu’aux permanences. Seule, ou presque, manquait encore au tableau la questure. Cet ouvrage s’inscrit dans cette vision contemporaine résolument diachronique, et a pour objectif de revoir la place de la magistrature à l’époque républicaine. La première partie porte sur la définition de la questure : à côté des aspects institutionnels (conditions d’éligibilité, place dans l’ordre républicain, entrée en fonction, etc.), on y trouvera l’étude lexicale de la titulature des questeurs. Ce travail était nécessaire, car jamais aucun exposé exhaustif étudiant, en contexte, la variété de leurs titres, n'a été réalisé à ce jour. L’apport de la riche tradition linguistique liégeoise en matière de bilinguisme gréco-latin fut ici mis à profit pour éclairer l’histoire à l’aune des textes. Ce souci philologique constitue d’ailleurs une des trames essentielles de cet ouvrage de prime abord historique. Le réexamen des fonctions des questeurs, dans la seconde partie, amènera la révision de l’interprétation que Theodor Mommsen avait donnée d'une charge qui, après deux siècles d'évolution (IIIe–Ier s. av. J.-C.), constituait un rouage essentiel des institutions du dernier siècle de la République, et assurait aux futurs dirigeants romains une formation diversifiée au contact des réalités du pouvoir. Grégory Ioannidopoulos est docteur en Langues et Lettres (2019) et collaborateur scientifique de l’université de Liège. Dans le cadre de ses recherches de thèse, il a notamment publié une contribution sur M. Aemilius Scaurus et P. Plautius Hypsaeus : Pompée et ses questeurs entre 67 et 61, mais également, en collaboration avec Alejandro Díaz Fernández, La questure sous les triumvirs et sous Auguste : transition d’une magistrature de la République au Principat.  
  • Roman noir et mémoire Álex Martín Escribá

    Ceci est un livre d'entretiens. Au nombre de onze, ils ont été menés auprès d’écrivains et de spécialistes de renom, des Français pour la plupart, ce qui ne doit rien au hasard. En effet, la France est non seulement un pays avant-gardiste en matière de roman noir en Europe, mais aussi une référence pour ce qui est des études théoriques, essentielles pour comprendre l’accueil fait aujourd’hui à ce type de littérature en Espagne.

    Sous le titre d’Interrogatoires, nous vous proposons des conversations agréables et détendues, mais aussi rigoureuses et exhaustives, qui intéresseront tout autant le public spécialisé que les passionnés du genre. Elles permettent notamment d’analyser les liens historiques qui existent entre roman noir et mémoire, mais aussi d’autres sujets comme les collections littéraires, les terminologies, les mouvements et les auteurs.

    Cet essai, construit à base de questions et de réponses, vise à montrer comment ce genre narratif réaliste et critique — comme le dirait Raymond Chandler — a été et reste un excellent vecteur d’investigation des problèmes de notre société.

    Àlex Martín Escribà (Barcelone, 1974) est professeur de Langue et Littérature catalanes et codirecteur du Congrès « Roman et Cinéma noirs » à l’université de Salamanque (Espagne). Essayiste et critique littéraire, c’est un spécialiste du roman noir. Depuis 2012, il dirige la collection « crims.cat » de la maison d’édition Clandestina.

  • Droit romain John Scheid, Imperium, ius et religiones. Pouvoir, droit et obligations religieuses dans la Rome antique Wim Decock, Usus theologicus pandectarum. Roman Law in Early Modern Christianity Elio Dovere, Intellectus fidei e ricerca storico-giuridica Jonatan Gebhardt, Christlich motivierte Kalumnieneide? Studien anhand von Just. C. 2.58.2.pr.‒1 und § 6‒8 (531) Anna Novitskaya, Ius dicere und verba praeire. Einige Anmerkungen über die Beteiligung der römischen Priester am Gerichtsverfahren der republikanischen Zeit Marlene Peinhopf, Sacerdos Martis damnatum liberet. Gedanken zu religiösen Normen in den rhetorischen Corpora Jacek Wiewiorowski, Christian symbolism in the insignia of the Notitia Dignitatum Federica Bertoldi, La cretio nelle fonti romane Michael Binder, Zur optionalen exceptio doli bei wechselseitigen Klagemöglichkeiten Stefan Schmatzberger, „Pyrrhussieg“ apud iudicem? Sachverlust trotz erfolgreicher Klage Droit chinois Geoffrey MacCormack, Offences Committed by Buddhists in Tang and Pre-Tang China (ca 300–907 CE). A Contribution to the Discussion of the Legal Relationship between the Buddhist Church and the Chinese State Chroniques Chronique de la rencontre de Budapest Gergely Deli, A Fresh Take on Roman Law, or New Perspectives on Certain Disputed Fragments Thomas Finkenauer, The Study of Roman Law in Germany András Földi, Reflections on the Mission (“Beruf”) of Romanists of our Time Aleksander Grebieniow, Teaching Roman Law in the 21st Century. Some Remarks from Warsaw Aldo Petrucci, Roman Law in the 21st Century. The Experience of the University of Pisa Javier Rodríguez Diez, Roman Law, ius commune and the Civil Code of Andrés Bello. Methodological Notes for Tracing the Sources Philipp Scheibelreiter, Gedanken zur Methode des Unterrichts im Römischen Recht in Österreich Philip Thomas, A Romanist Dilemma: Adapt or die? Jean-François Gerkens, The 80th Anniversary of the SIHDA on its 75th International Conference Francesco Saverio Tavaglione, Chronique de la 75e session de la Société Internationale Fernand De Visscher pour l’Histoire des Droits de l’Antiquité à Bruxelles XIIIe Prix International de droit romain Gérard Boulvert Ouvrages reçus par la direction
  • Selected Papers of Robert PARKER

    Robert Parker, Wykeham Professor emeritus of Ancient History at Oxford, is one of the leading contemporary experts on ancient Greek religion, as demonstrated by the various monographs he has published on the subject. Alongside books such as Polytheism and Society at Athens (2005), On Greek Religion (2011) and Greek Gods Abroad (2017), he has written dozens of articles that enrich his contribution to this field of study. The most important of them are here collected, with an updated afterword when necessary. The four headings that divide them up bear witness to their author’s ongoing concerns: Religion and Society, Divination, Sacrifice, and the close relationship between Gods and their Names. The collection ends with the outrageous ‘small god’ Priapos, who stood in image form in gardens and threatened thieves with a dire punishment inflicted by his giant phallos.

    Table des matières (PDF)
  • Grégory CORMANN (éd.) Préambule Jeremy Hamers, La protestation d'Aaron Bushnell I. L’Être et le Néant, suites immédiates 1945-1954 Robert Misrahi, Perspectives existentielles Grégory Cormann, Tout Sartre lu à travers Beauvoir : Robert Misrahi et l’existentialisme sartrien en 1945 Véronique Verdier, Robert Misrahi, sartrien à sa façon Gerhard Horst, Der Existentialismus bei Jean-Paul Sartre (1946) André Gorz, L’existentialisme de Jean-Paul Sartre Céline Marty, L’émergence de l’existentialisme marxiste Adnen Jdey, « À la fois antithèse et continuité. » Motifs et problèmes d’un chemin de pensée chez le premier Maldiney (1946-1954) II. Bibliographie III. Informations Colloque du GES Manuscrits et archives. Sartre et le théâtre. Bibliographie Activités sartriennes Nécrologie Théâtre Actualité de Sartre, Médias et Divers IV. Comptes rendus et recensions critiques
  • Volume I Crossing Boundaries This book is the first in a series of volumes designed to provide a detailed overview of the New Kingdom hieratic materials preserved in various museums and public collections around the world. Each volume is arranged geographically and proceeds in alphabetic order—continent by continent and country by country. Volume 1 opens with a complete overview of the New Kingdom hieratic material in the Egyptian Museum in Cairo, which is followed by overviews of 18 European museums and 3 North American collections. The endeavour is directly connected to the interdisciplinary project Crossing Boundaries: Understanding Complex Scribal Practices in Ancient Egypt, a joint venture of the University of Basel, the University of Liège, and the Museo Egizio (Turin). Since 2019, the Crossing Boundaries project has targeted the rich papyrological materials from the village of Deir el-Medina (c. 1350–1050 BCE) held in the Museo Egizio, seeking to enhance our understanding of the scribal practices that lie behind the production of the texts from this community. The driving methodological motto of Crossing Boundaries has been to adopt a contextualized approach to these written documents. As progress was made on the Deir el-Medina materials, the need to develop a clearer picture of all the hieratic texts available from the same period quickly became evident, which is met by the present publication. Table des matières
  • Images ludiques de Grèce ancienne Véronique DASEN

    Des centaines de scènes de jeu animent les vases attiques et italiotes pendant près de deux siècles, du milieu du VIe siècle à la fin du IVe siècle av. J.-C. Cet univers ludique peuplé de guerriers, d’enfants, de jeunes filles et de garçons, révèle une grande variété d’activités — jeux de pions, de balle, du porteur, cerceau, toupie, balançoires et planches à bascules... — qui apportent un éclairage nouveau sur la dynamique de la société grecque archaïque et classique, ses normes, ses valeurs et son imaginaire. Les peintres utilisent les scènes de jeu de manière métaphorique pour parler de la jeunesse, de l’amour, des passages d’âge, du goût de la compétition et de la performance, avec une relation particulière à la chance et au risque.

    Ce parcours dans les images ludiques débute à l’époque archaïque avec les plus anciennes représentations de jeu qui mettent en scène deux soldats, lourdement armés, qui se délassent à la guerre tout en manifestant leur complicité et leurs compétences stratégiques. Il se termine avec les divertissements d’enfants dans un cadre festif à la fin du Ve et au début du IVe siècle. Entre les deux se déploie la beauté physique des jeunes gens, s’entraînant à devenir les meilleurs au gymnase pour les garçons, tandis que l’adresse des filles vise à rendre propice un mariage sous le signe de l’émotion et de la joie.

    Ce volume richement illustré est issu des recherches menées dans le cadre du projet ERC AdG Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity soutenu par le Conseil européen de la recherche.

    Véronique Dasen est professeure d’archéologie classique à l’Université de Fribourg (CH) et rattachée au Centre AnHiMA, Paris (UMR 8210). Ses recherches portent sur l’anthropologie des images et la culture matérielle dans les mondes grec et romain.

  • Comment les techniques d'enquêtes ont investi la presse jeu vidéo Boris Krywicki

    Dès sa création, la presse spécialisée en jeu vidéo est perçue comme le vilain petit canard du journalisme. Elle ne recèlerait qu'articles enthousiastes et rédacteurs décérébrés, trop aliénés par la fantasmagorie vidéoludique pour se montrer critiques. Pourtant, ces dernières années, les médias dédiés et généralistes ont révélé les scandales glaçants qui gangrènent le milieu professionnel du jeu vidéo : harcèlement sexuel, conditions de travail délétères, dysfonctionnement des écoles, licenciements abusifs… D’autres publient de fascinants portraits de joueuses, des reportages fouillés, des interviews de créateurs éclairantes. Alors, à quand remonte la première enquête liée au jeu vidéo ? Comment les rédacteurs passionnés ont-ils troqué le rêve pour les faits d’intérêt général ? D’où vient leur motivation à pratiquer le journalisme d’investigation ? Fort de l’analyse de 771 articles, étalés sur 37 années et parus dans 19 médias, ce livre retrace la généalogie des techniques d’enquête au sein de cette presse spécialisée. Il donne surtout la parole à 14 de ses journalistes pour comprendre leur vision de leur pratique, de ­l’industrie qu’ils couvrent et de ses travers. Devenus économiquement et artistiquement incontournables, les jeux vidéo nécessitent, comme toutes les sphères culturelles, des reporters pugnaces. Tels des Albert Londres du numérique, ces hommes et femmes portent la plume dans la… Play.

  • Du dissensus en poésie moderne et contemporaine Lénaïg Cariou et Stéphane Cunescu (dirs) en hommage à Martine Créac’h

    Ce volume se propose d’interroger la propension de la poésie à se dresser contre elle-même. De l’émergence de la modernité poétique jusqu’à l’extrême contemporain, la dynamique du contre s’insinue dans un grand nombre de discours réflexifs et de pratiques, appelant sans cesse la poésie à reconfigurer ses formes et ses frontières. Les articles ici rassemblés illustrent la variété des stratégies et des dispositifs employés par les poètes pour réitérer, transformer ou dépasser la « haine de la poésie » énoncée par Bataille, et qu’ont repris à leur compte nombre de poètes — qu’elle soit « haine » du lyrisme ou de la « niaiserie poétique », refus institutionnels et génériques, ou affrontements idéologiques. Autant de manières de mettre en évidence la façon dont la poésie résiste et se redéfinit au contact de ces questionnements, qu’ils soient esthétiques, politiques, ou philosophiques.

    Plutôt que d’analyser l’histoire de la poésie des dernières décennies comme une progression, ou une évolution, allant de la poésie, à la « post-poésie » en passant par la re- ou néopoésie, d’un avant fantasmé à un après nécessairement artificiel, cette somme propose la notion de dissensus comme prisme d’analyse des phénomènes d’invention, d’opposition, de co-création et de dispersion en poésie ces dernières décennies. Si cette réflexion s’ancre dans un contexte francophone, il s’agit pourtant d’élargir ici « la-question-dela-poésie » à un corpus comparatiste, qui la décentre et la complète.

    Avec des textes de : Milena Arsich, Pierre Bayard, Vincent Broqua, Lénaïg Cariou, Stéphane Cunescu, Jacques Demarcq, Nassif Farhat, Adel Habbassi, Pauline Hachette, Antoine Hummel, Laure Gauthier, Anne Gourio, Pamela Krause, Lisette Lombé, Solène Méhat, Michèle Métail, Philip Mills, Coral Nieto-Garcia, Stéphane Nowak, Anne-Christine Royère, Lionel Ruffel, Mireille Séguy, Nicolas Servissolle, Pierre Vinclair.

    Lénaïg CARIOU (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis – Paris Cité) est chercheuse, traductrice et poète. Elle prépare une thèse sur le travail du poète Emmanuel Hocquard et de la maison d’édition Orange Export Ltd.

    Stéphane CUNESCU (Université de Liège – Paris 8) est chercheur et éditeur. Il prépare une thèse sur les formes poétiques et les pratiques contemporaines dans l’oeuvre de Franck Venaille.

  • par JEAN COMTE S’il est fréquent de dénoncer le travail des lobbyistes à Bruxelles, peu de travaux tentent de comprendre les raisons de leur influence. Jean Comte renverse ici la perspective, et s’interroge sur l’utilité qu’ont les représentants d’intérêts pour ceux qui font les lois. Il met ainsi en lumière la fonction peu connue mais essentielle des lobbys comme passeur d’information et d’expertise, depuis les secteurs qu’ils défendent vers les institutions européennes. Ce faisant s’explique la position incontournable qu’ils ont acquise dans la machine institutionnelle européenne. Journaliste spécialisé en affaires européennes, Jean Comte est l’auteur de nombreuses enquêtes sur le lobbying, la transparence et les questions d’éthiques publiques dans les institutions de l’UE.
  • Table of contents / Table des matières - 5/2024 par COLLECTIF Scientific articles/Articles scientifiques Fissure in South Asian regionalism in the age of great powers rivalry : a small state’s perspective.......................................................................................................... 9 Gaurav Bhattarai The management of the Covid-19 pandemic and its potential for the relaunch of Latin American and Caribbean regionalism........................................................... 35 Maria Victoria Alvarez La crise de l’institutionnalisation des organisations d’intégration régionale en Afrique centrale : cas de la CEMAC et de la CEEAC ................................................ 59 Daniel Pascal Elono Quel modèle pour la gouvernance du numérique au sein de l’Union européenne ? ................................................................................ 91 Line Vervier Book Reviews/Comptes-rendus Heterarchy in World Politics, by Philip G. Cerny (ed.), London, Routledge, 2023........................................................................................................... 123 Dealan Riga Kosovo’s Foreign Policy and Bilateral Relations, by Liridon Lika (ed.), London and New York, Routledge, 2023................................................................... 127 Robert Dopchie Presentation of the journal/Présentation de la Revue............................................ 131
  • Sous la direction de Patrick ROY, Christian ORANGE, Marie-Noëlle HINDRYCKX Depuis plusieurs décennies, les recherches participatives occupent une place importante dans différents domaines de connaissance, en particulier dans les sciences de l’éducation où elles se déclinent en une très grande diversité d’approches : recherche collaborative, recherche-action, Lesson study, ingénierie didactique coopérative, etc. Les spécificités liées à leurs paradigmes de référence, leurs finalités, leurs modalités opératoires, leurs savoirs, ainsi qu’aux postures et rôles auxquels doivent s’acquitter les acteur·rices lors de leur mise en œuvre, font en sorte qu’elles présentent un caractère hétérogène et polysémique. Si l’importance des recherches participatives pour la coconstruction des connaissances et le développement des compétences professionnelles des acteur·rices fait consensus dans la communauté scientifique, il n’en demeure pas moins que se pose le problème de leurs apports à l’ensemble d’un système éducatif. En particulier, il nous semble nécessaire, au-delà des connaissances et compétences professionnelles qu’elles permettent de développer, de s’interroger sur les savoirs — partageables au-delà du groupe qui les a produits et pouvant donner lieu à des analyses critiques secondaires — que peuvent produire ces recherches. Ce numéro thématique est le fruit d’une réflexion collective issue d’un symposium qui s’est tenu dans le cadre des Rencontres du Réseau international francophone de Recherche en Éducation et Formation (REF) à l’ Université Toulouse Jean-Jaurès, du 8 au 11 juillet 2019. Ce symposium, qui avait pour but d’identifier les conditions pour qu’une recherche collaborative dépasse les seuls enjeux de la formation et de la production du savoir scientifique, s’inscrivait dans la continuité de symposiums antérieurs, depuis 2011, sur les relations entre recherches, pratiques et développement professionnel des enseignant·es de sciences et de mathématiques.
  • Trajectoires professionnelles d'auteurs à Angoulême Sylvain Aquatias
    avec la participation d’Alain François

    Les albums de bandes dessinées ont envahi les rayons des librairies et les médias annoncent tous les ans des ventes records. Mais qu’en est-il de ceux qui réalisent ces albums ? Comment sont-ils devenus auteurs de bande dessinée ? Où se sont-ils formés ? Vivent-ils de leur art ? Si le titre de l’ouvrage laisse peu d’illusions sur la réponse finale à cette dernière question, c’est en suivant quarante-quatre artistes habitant Angoulême ou ses environs, depuis leurs premiers dessins jusqu’à leur carrière actuelle, que l’on pourra comprendre comment se construisent les carrières professionnelles des auteurs de bande dessinée. Arpentant les pavés angoumoisins pendant trois ans, le sociologue et son complice ont essayé de décrypter les logiques de création, de publication et de rétribution des auteurs de bande dessinée, contribuant à la fois à une meilleure compréhension de leurs conditions de vie, mais aussi, plus largement à des questions tenant à la socialisation, aux modes de travail, au fonctionnement des réseaux et à la transformation des statuts des artistes de bande dessinée.

    Sylvain AQUATIAS est sociologue, chercheur au Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines (GRESCO) à l’université de Limoges. Il fait partie du comité de rédaction de la revue Comicalités et a déjà publié de nombreux articles sur la bande dessinée.

    Alain FRANÇOIS est chercheur en histoire visuelle contemporaine et photographe. Il anime le blog Bonobo.net et préside l’association Le Portillon, réseau d’artistes plasticiens

  • Eigensinn 2

    19,00 
    Eigensinn (Études rusées sur les lieux communs), 2 (2023) : Saintes Caroline GLORIE, Justine HUPPE (dir.) Éditorial Clovis Maillet, Transpaternité sainte : Saintx Marin et Theodorx Katia Boissevain, « Sayyda Mannûbiya : Sainte controversée de Tunis », entretien mené par Marta Luceño Moreno Laetitia Ogorzelec, La fabrique d’une « sainte » à l’ère de sa reproductibilité technique Marina Rougeon, Au cœur de la gira. Photographier les filles de saint, matérialiser l’invisible Florence Andoka, Extrait de Perpétuelle félicité Anne Monjaret, Catherine, progressiste ou conservatrice ? Inmaculada Rodríguez-Cunill, De l’immonde au divin. Transits à travers le fumier moral Laurent Busine, La femme appelée « Marie Madeleine » Louise Van Brabant, Regarder comme une fille. Jeanne d’Arc au cinéma, une histoire de révolte & de regards Anne Boyer, Extrait de Celles qui ne meurent pas Bibliographie sélective  
  • Table of contents / Table des matières - 4/2023 Scientific articles/Articles scientifiques Les migrations économiques des Centrasiatiques face aux temporalités perturbées par la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine - p. 9 Sophie Hohmann et Catherine Poujol Golden visas and golden passports policy crisis in the European Union - p. 35 Lucia Bocková Tweeting for legitimacy: exploring soft power in EU leaders’ discourse during the Covid-19 and Russo-Ukrainian crises - p. 61 Annie Niessen Research note/Note de recherche Amérique latine, sens d’un régionalisme inabouti - p. 83 Jean Jacques Kourliandsky Book Reviews/Comptes-rendus China and the EU in the Era of Regional and Interregional Cooperation, by Mario Telò and Yuan Feng (eds.), Brussels, Peter Lang Verlag, 2020 - p. 103 Vincent Bricart Guerres invisibles : nos prochains défis géopolitiques, by Thomas Gomart, Paris, éditions Tallandier, 2021 - p. 109 Alex Arnoldy Presentation of the journal/Présentation de la Revue - p. 113
  • Traduction et illustrations de René Bour présentées par Justine Houyaux Depuis leur première parution en 1865, Les Aventures d’Alice au pays des merveilles ont été analysées au prisme de tous les champs de recherches, de la narratologie à la psychanalyse, en passant par la philologie ; elles ont également donné leur nom à une condition neurologique et ont servi d’allégorie à la physique quantique. Elles ont été adaptées, déconstruites, reconstruites, passées à la moulinette du postmodernisme, de la science-fiction, et de la parodie — et surtout, elles ont été traduites, retraduites, illustrées, et réillustrées. La « traductillustration » qui nous occupe est unique : son traducteur, René Bour (1908–1934), en a également livré les illustrations, dans une poussée créative simultanée et symbiotique. Disparu à l’âge de vingt-cinq ans, René Bour était jusqu’à il y a peu une énigme. Son Alice, publiée à titre posthume en 1937, était malheureusement devenue une curiosité que l’on ne pouvait plus se procurer que chez les vendeurs de livres anciens ; la voici aujourd’hui présentée dans une nouvelle édition accompagnée d’un appareil critique inédit en trois parties. Le premier volet s’intéresse aux premières traductions d’Alice de 1869 à l’entre-deux-guerres et à son adoption par les surréalistes. L’essai dédié à René Bour s’attache à lever une partie du mystère sur son histoire et à remettre son remarquable héritage artistique à la place qui lui revient dans l’histoire non seulement de la réception française de Lewis Carroll, mais aussi dans celles de la traduction et de l’illustration. Enfin, la troisième partie propose des pistes de réflexions sur le texte lui-même, lesquelles se prolongent dans les annotations qui apparaissent au fil des pages. Le texte de Bour est fantaisiste, jubilatoire ; parfois, aussi, un peu précieux, mais on le lui pardonnera au regard de sa créativité, et du bonheur procuré par les inventions graphiques qui l’accompagnent. L’innovation dont fait preuve René Bour dans son entreprise carrollienne est d’autant plus saillante qu’elle nous propose en filigrane un aperçu de l’espace liminal entre le rôle du traducteur et celui de l’illustrateur, qui se penchent sur un texte où mots et images se répondent, et où les deux rôles sont en l’occurrence endossés par un seul et même artiste.
  • En hommage à Patricia Willson Céline LETAWE et Christine PAGNOULLE (dir.) Vouloir-Traduire, « translaturire », ce néologisme cher à Patricia Willson exprime l’élan qui anime son activité d’écriture et d’enseignement. Rédigés par des collègues, des ami·es et des disciples, les dix-neuf chapitres de ce volume illustrent cet engagement, directement ou par ricochet. Au centre du recueil, des traductions de trois textes tirés de Página impar nous font entendre (en anglais et en français) comment Patricia Willson conçoit la traduction. Toujours, en tout cas, engagée (l’espagnol dit « compromise ») dans le siècle. Les trois premiers chapitres du volume témoignent de ce qu’elle a réalisé à Buenos Aires. Les deux suivants proposent des réflexions traductologiques sur des situations impliquant des tensions politiques. Dans la seconde moitié du livre, chaque chapitre est relié à la traduction d’une œuvre. Tantôt il s’agit de commentaires sur une ou plusieurs traductions existantes, tantôt de traductions inédites. Certains combinent les deux, comme ce fascinant chapitre qui propose des extraits du journal d’un traducteur. Le dernier chapitre, traduction française d’un entretien avec un traducteur militant allemand, est à la fois un point d’orgue et une synthèse de ce qu’apporte le passage par la traduction. Céline LETAWE est docteure en Philosophie et Lettres et titulaire d’un DES en Traduction. Elle est enseignante-chercheuse à l’université de Liège, où elle enseigne la traduction allemand-français. Christine PAGNOULLE enseignait les littératures anglaises et la traduction à l’université de Liège. Elle reste active en tant que militante, critique littéraire, éditrice et traductrice. Elles sont membres du CIRTI, le Centre Interdisciplinaire de Recherche en Traduction et en Interprétation.
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